En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés.

cdv logo  

Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

logo EGM Toulouse
logo utopia tournefeuille

SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

logo utopia tournefeuille










Déclaration universelle des droits de l'homme

Adoptée par l'Assemblée générale des Nations-Unies.

10 décembre 2008 : 60° ANNIVERSAIRE


Nous, citoyens, dénonçons la violation par la France et l'Europe, des principes fondamentaux

de cette déclaration notamment dans les conditions faites aux étrangers.





article 1:

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »



 

En notre nom, on arrache des personnes à leur famille en les expulsant,

Où est la fraternité ?



article 3:

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

 

 

En notre nom, on expulse des individus dans des pays où leur vie est en danger,

Assurons-nous la sûreté aux personnes expulsées ?

 

article 13:

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ».



 

En notre nom, on limite la circulation des personnes  désirant entrer en Europe,

Quelle liberté accordée, quel choix de résidence pour les migrants ?

 

article 14 :

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ».



En notre nom, les opposants politiques ne sont plus accueillis aujourd'hui en France,

Où en est le droit d'asile ?



article 15 :

« Tout individu a droit à une nationalité »



Les enfants nés en France de parents étrangers n'obtiennent la nationalité française qu'à leur majorité et sous conditions de résidence.

Qu'en est-il de leur droit à une nationalité ?



article 16 :

« La famille a droit à la protection de la société et de l'état ».



En notre nom, on remet en cause le mariage, on expulse les époux, on sépare et enferme les familles,

Qui garantit la protection de la famille en France aujourd'hui ?

 

 

Les droits de l'homme sont l'affaire de tous et de chacun.


Nos gouvernants se flattent de représenter "le pays des droits de l'homme"

Derrière ce discours, voici les faits.



En France :



Création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale:

Ce ministère est de fait un ministère de la partition qui cible  une partie de la population et l'associe à une menace. Ce ministère dénote une volonté d'établir des frontières à l'intérieur d'un même pays où les habitants ne vont plus jouir des mêmes droits. Ce ministère utilise une police aux frontières pour organiser une véritable chasse à l'homme sur tout le territoire.

Il n'y a qu'un précédent de ministère ainsi dédié à une partie de la population dans l'histoire de notre pays, c'est le Commissariat aux Affaires Juives créé sous Vichy.



Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA)

Ce code multiplie les barrières à l'entrée des étrangers et restreint le droit d'asile.

Les lois et les règlements se succèdent , toujours plus restrictifs.



Circulaire de Brice Hortefeux du 01/06/2007

Cette circulaire autorise les interpellations sur les lieux de travail violant ainsi la convention n°81 de l'Organisation Internationale du Travail qui garantit l'indépendance de l'inspection du travail.



Tout près de chez nous, au CRA de Cornebarrieu:

En 2007, ont transité,  2156 personnes dont 28 familles et 43 enfants.

Les objectifs chiffrés aboutissent à des situations totalement absurdes: ainsi la préfecture de  la Haute Garonne n'a pas hésité à placer 5 ou 6 fois des personnes non expulsables dans ce centre pour des durées pouvant aller jusqu'à 32 jours.



En Europe :



Ces lois liberticides s'étendent au niveau européen.

Sous l'égide et l'impulsion de la présidence française :  signature du  pacte européen pour l'immigration édifiant une véritable Europe forteresse fermée et  repliée sur elle-même.



Cette politique  aboutit à une gestion froide et déshumanisée de l'accueil des migrants. Elle s'exprime à travers des objectifs chiffrés d'expulsions: le quantitatif prime sur la nécessaire obligation de respecter le droit des individus.



Autre conséquence : la multiplication des Centres de rétentions administratifs (CRA), véritables prisons pour des personnes n'ayant commis aucun délit. On en compte plus de 200 en Europe dont 26 en France où sont même enfermés des enfants. Selon les statistiques collectées par la CIMADE, 80 % des enfants retenus en 2007, avaient moins de 10 ans, des nourrissons de 15 mois et même des nouveaux nés ont été placés en centre de rétention. 



La France montrée du doigt:

Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'homme au Conseil de l'Europe, vient de dénoncer les violations  faites par la France envers les droits de l'homme, dans son mémorandum du 20/11/2008 et pointe notamment l'arrestation des enfants dans les écoles et des personnes se rendant à la préfecture pour leur démarche.

La commission des droits de l'homme de l'ONU avait  également dénoncé ces déviances en juillet dernier.



Tout près de chez nous, au CRA de Cornebarrieu:

En 2007, ont transité,  2156 personnes dont 28 familles et 43 enfants.

Les objectifs chiffrés aboutissent à des situations totalement absurdes: ainsi la préfecture de  la Haute Garonne n'a pas hésité à placer 5 ou 6 fois des personnes non expulsables dans ce centre pour des durées pouvant aller jusqu'à 32 jours.





Ce 60ème anniversaire a donc un goût amer.

 

Les récentes mobilisations ont parfois permis un recul des autorités françaises.

Mobilisons-nous au nom des droits de l'homme, fondateurs de notre vivre ensemble.

 

Pour nous contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LE CERCLE DES VOISINS




Il n'est plus possible d'ajouter des commentaires à cet article

Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

⚫️

29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

⚫️

reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

⚫️

4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

⚫️

9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

⚫️

30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

⚫️

injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

⚫️

7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

⚫️

Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

Archive

Powered by mod LCA