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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

C’EST NOUS TOUS QUI FAISONS L’HISTOIRE !


Vous qui travaillez sur le site aéroportuaire de Toulouse, savez vous qu'à proximité de vos bureaux ou de vos ateliers existe un camp d'enfermement appelé pudiquement « Centre de Rétention Administratif» (CRA). 

Il sert à enfermer des étrangers innocents avant leur expulsion. L'expulsion est une politique qui est en train de gangrener notre société en profondeur.

Il y a 24 Centres de Rétention Administrative en France soit une capacité « d'accueil » de 1443 places. Le CRA de Toulouse est situé sur l'aéroport le long des pistes sur la commune de Cornebarrieu. Comme tous les autres CRA c'est un bâtiment entouré et couvert de barbelés. Il peut recevoir des hommes, des femmes, des enfants, des bébés.

Il fonctionne à plein depuis le début de l'année 2009 : 100 migrants, 100 policiers, 100 caméras.

Une politique alternative de la migration devrait être fondée sur une vision lucide des réalités et un respect scrupuleux du droit et de la dignité des personnes.

 

L'opinion publique dit:

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ou bien

« Les étrangers viennent pour profiter des aides et faire vivre leurs familles »


Le discours officiel dit:

« Il faut maîtriser l'immigration en luttant fermement contre l'immigration illégale » et pour cela :

          - Création d'un ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire,

         - Objectifs chiffrés d'expulsions,

         - Elaboration de textes de lois adaptés (loi CESEDA, PACTE européen),

         - Encouragement à la délation et pénalisation des personnes aidant des étrangers.


En réalité:

Le mouvement migratoire est mal mesuré et le discours officiel entaché d'erreurs.

La plupart des migrants possèdent des aptitudes, un savoir-faire, une formation et leur but est de mettre ces compétences en valeur et non pas de devenir assistés.

Privés de papiers, ils travaillent essentiellement dans l'hôtellerie, la restauration, le bâtiment, la sécurité, le gardiennage, le nettoyage, l'agriculture, les services à la personne (tous ces emplois sont non délocalisables).

Seule une petite minorité travaille "au noir". La majorité paye des cotisations sociales (URSSAF, ASSEDIC et Caisses de retraite...) que l'Etat encaisse en fermant les yeux. Ils ne reçoivent souvent rien en retour en cas d'accident du travail, de chômage ou de retraite. Pour ceux qui obtiennent leur régularisation, les années de cotisation antérieures à celle-ci ne sont jamais prises en compte.

On estime à 2 milliards d'euros, le bénéfice fait par l'Etat sur leurs cotisations.


L'opinion publique dit:

« Ils viennent nous voler notre travail »


Le discours officiel dit:

« Il faut lutter contre le travail illégal » et pour cela :

         - Rassurer les français inquiets de cette concurrence « déloyale »,

         - Afficher une politique dite de l'immigration choisie,

         - Mettre en place des accords bilatéraux gérant les flux migratoires avec les pays d'origine ainsi que l'expulsion vers des pays de transit des migrants (Lybie, Maroc, ...).


En réalité:

Il y a eu 26000 reconduites à la frontière en 2008 (dont plus de 50% dans les DOM). Un rapport du Sénat estime à plus de 20000€ le coût du dispositif par personne effectivement reconduite. C'est une politique qui coûte cher au contribuable pour des effectifs sans rapport avec le chômage en France où actuellement la hausse mensuelle dépasse largement les reconduites annuelles. Et ce n'est pas tout...

Contrairement au discours officiel, les pouvoirs publics tolèrent avec complaisance le travail illégal car il profite au patronat et à la finance. Les travailleurs sans papiers constituent une masse de travailleurs flexibles, dociles et peu exigeants donc RENTABLES (il suffit de voir les prix des fraises andalouses !). L'immigration est un des facteurs clé de la rentabilité du système, le patronat y puise un nouveau prolétariat acceptant tout par "peur du gendarme" : heures supplémentaires non payées, congés non payés, travail en week-end et la nuit.

Ils sont les cobayes d'un laboratoire social permettant de CASSER LE CODE DU TRAVAIL : diminution du nombre d'inspecteurs du travail et des prud'hommes, subordination de l'inspection du travail à la direction générale du travail, elle-même sous l'autorité du ministère de l'immigration en violation de la convention n°81 de l'OIT (Organisation Internationale du Travail). Les travailleurs sans papiers sont les délocalisés d'entreprises non délocalisables. Le patronat recrée ainsi en France les conditions d'un marché du travail au rabais.

Par le biais de "l'immigration choisie", on autorise les sociétés d'Intérim à recruter de la main-d'œuvre à l'étranger (suppression de l'article n° L.341-3 du code du travail). On voit ainsi poindre de nouveaux contrats comme le PTS (Prestation Transnationale de Service) qui permettent l'utilisation en France de travailleurs salariés par des entreprises étrangères qui les détachent dans le cadre d'une mission (avantage : les salaires sont versés par l'employeur étranger qui paye des cotisations sociales moins élevées qu'en France). Cette main d'œuvre détachée n'a pas besoin de papiers pour travailler en France.

Les accords bilatéraux représentent une politique de co-développement tout à fait scandaleuse où l'aide versée au titre du développement pour les pays concernés est subordonnée à une coopération effective de leur part pour qu'ils endiguent les migrations en important sur leur sol nos dérives policières.

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Si comme nous vous refusez, cette politique de l'exclusion, de la haine, de la xénophobie et préférez construire une Europe de la paix et de l'amitié entre les peuples, rejoignez-nous et participez aux rassemblements réguliers :

- Cercle de Silence des Franciscains de Toulouse, chaque dernier mardi du mois de 18h30 à 19h30, place du Capitole.

- Marche de l'Espoir à Colomiers, chaque 1er samedi du mois de 11h à midi, près du marché, sur le parcours de la non-violence (rue du Centre).

- Allez faire un tour sur le blog du Cercle des voisins : http://cdv.over-blog.com

- Ecoutez les émissions du Cercle des Voisins sur Radio Occitanie, 98.3 MHz le jeudi à 9h05 et  le vendredi à 12h30.

 

 


Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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