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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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La France a rédigé la première déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 et les mots"Liberté, égalité, fraternité" sont encore inscrits sur le fronton de nos mairies mais ont-ils encore un sens ?

 

Les dirigeants du monde entier ont adopté le 10 décembre 1948 avec la création de l’ONU la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et selon l’article 13 de ce texte :

« Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ».

 

Cet article est renforcé par la Convention de Genève de 1951 qui réaffirme l’obligation d’octroyer le statut de réfugié à toute personne menacée ou persécutée dans son propre pays.

 

Ces principes sont aujourd’hui de plus en plus bafoués par les lois et pratiques liberticides que la France et l’Europe mettent en place. Le pouvoir de l’État et de la police est renforcé, celui de la justice est minimisé et instrumentalisé.

 

JE REFUSE DE M'HABITUER AUX PRATIQUES LIBERTICIDES.

 

Fichage de la population  et prolifération des fichiers

 

Selon le rapport Bauer, la France comptait 36 fichiers en 2007. On en compte aujourd’hui plus de 58. Beaucoup sont gérés par le ministère de l’intérieur et celui de la défense.

Chacun d’entre nous peut être fiché sans le savoir.

Bien que la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) ait pu, dans certains cas, constater que seulement 20% des fiches sont exactes, ce fichage peut avoir de lourdes conséquences:

- Refus d’embauche dans le domaine de la sécurité.

- Difficulté pour obtenir des papiers ou une naturalisation pour les étrangers.

 

Restriction de la liberté de circulation

 

Après la chute du mur de Berlin en 1989, et sous prétexte de faciliter la liberté de circulation à l’intérieur de ses frontières, l’espace Schengen a fait de l’Europe une véritable forteresse en érigeant des remparts concrets ou virtuels, étanches et meurtriers.

 

Adoption de la loi LOPPSI 2

 

Sensée lutter au départ contre la pédophilie, elle devient un système policier de surveillance renforcée: rapprochement et croisement des fichiers, surveillance vidéo et internet, surveillance électronique. Cette surveillance touche chacun de nous, y compris nos enfants et les étrangers qui pourront être expulsés sans même avoir eu recours à l'avis d'un juge.

 

JE REFUSE DE M'HABITUER A TOUTE FORME DE DISCRIMINATION

 

La technique employée pour fabriquer des boucs émissaires a fait ses preuves.

Voici la recette de la fabrique de l’opinion: -choisir des mots simples

-les répéter encore et toujours

-les associer à des peurs, des sentiments

 

Exemple: Répéter autant de fois que possible: "Les étrangers sont des terroristes, les jeunes sont des délinquants, les pauvres sont dangereux… Les jeunes sont des délinquants, les étrangers sont des terroristes, les pauvres sont dangereux… Les pauvres sont dangereux, les jeunes sont des délinquants, les étrangers sont des terroristes..."

 

Il suffit ensuite de faire voter des lois qui permettent de multiplier les contrôles, de mettre à l’écart les pauvres, d'arrêter ces présumés délinquants et terroristes parfois des enfants à la sortie de leur école, d’enfermer les étrangers dans des prisons appelées centres de rétention (CRA) et de les expulser parfois avec violence.

 

L’abbé Pierre a dit dans son message de Noël de décembre 2005:

"J'ai du mal à notre pays qui, de plus en plus stigmatise les plus pauvres comme fauteurs de troubles"

 

JE REFUSE DE M'HABITUER A LA PRECARITE

 

Nos dirigeants sont passés maîtres dans l’art de dire une chose et de faire son contraire dans tous les domaines: le logement, la santé, l’éducation, le travail…

 

La loi sur le logementopposable de mars 2007 reconnaît le droit à un logement décent et indépendant mais en même temps la loi sur les logements sociaux, dite loi SRU est détournée: sélection des habitants, paiement de l’amende préférée à la construction de HLM par les communes.

 

Sous prétexte de rendre plus efficace notre système de santé considéré comme l’un des meilleurs du monde, on ferme des hôpitaux et on supprime quantités de postes de personnels soignants. On refuse des soins à des étrangers malades en les condamnant parfois à mort.

 

L’éducation n'échappe pas aux réformes: suppression de postes d’enseignants et du soutien aux élèves en difficulté, allègement des programmes et réduction de la diversité d’orientation professionnelle conduisant à terme à une unification et à une dévalorisation des diplômes sur le marché du travail.

 

Bien que l’Organisation Internationale du travail (OIT) affirme que "le travail n’est pas une marchandise", les réformes successives du code du travail en France ont surtout permis la généralisation de contrats précaires. Les pauvres, les jeunes et les étrangers sont condamnés à être flexibles notamment les personnes privées de papier qui sont aussi privées de droits liés au travail .

 

Toutes ces lois et réformes touchent chacun d’entre nous et aggravent encore la fracture sociale.

 

Refusons de nous laisser prendre au piège de tous ces discours populistes et luttons contre la xénophobie, le racisme et leur banalisation comme instruments de régression sociale en France et partout ailleurs.

L'exercice de la citoyenneté ne se réduit pas au fait de glisser un bulletin dans une urne.

On peut l'exprimer par des actes solidaires chaque fois qu'une injustice est commise, qu'un droit fondamental est violé.

 

 

En 1549, La Boétie écrivait déjà: "ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux!"


 Alors levons nous et résistons !

 

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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