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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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17/08/2013 | https://13212.lapetition.be/

 

Depuis près de 15 ans, les pays maghrébins se sont positionnés comme de véritables gendarmes à la frontière sud de l’Europe.
Le nombre d’arrestations, de passages à tabac et de refoulement de sub-sahariens aux frontières marocaines et algériennes, déjà scandaleusement élevé, ne cesse de croître, dans l’indifférence totale de la classe politique et des autorités maghrébines mais aussi sub-sahariennes.
De plus, les contrôles au faciès se multiplient dans de nombreuses villes maghrébines. Les populations autrefois accueillantes, humanistes et courtoises posent désormais des actes racistes à l’encontre des personnes sub-sahariennes. Les médias amplifient et attisent les haines : les quotidiens arabophones (les plus lus) n’hésitent pas à dénigrer les sub-sahariens en les taxant de criminels, de voleurs, de trafiquants de drogue, d’éditeurs de fausse monnaie, etc. Certains vont même jusqu’à accuser les personnes sub-sahariennes d’être porteuses de maladies tel que le VIH sida ou de vouloir sournoisement envahir le Maghreb (cf. Al Masseer : dans son édition n° 1643 du jeudi 5 janvier 2012, un dossier de deux pages titré : « Des bataillons de migrantes clandestines propagent le SIDA dans les rues du Maroc»).
Malgré ces manquements flagrants à la déontologie et à l’éthique journalistique, ces incitations à la violence et au racisme sont régulières et n’ont jamais fait l’objet du moindre avertissement ou rappel à l’ordre de la part des autorités, qu’elles soient maghrébines ou sub-sahariennes. Cette attitude complaisante participe à la montée croissante de la stigmatisation et de la xénophobie.
Comment peut-on accepter, quand on se dit démocrate, que ses concitoyens se fassent humilier, rejeter et meurent même parfois de façon inexpliquée sans même lever le petit doigt ? La mission d’un chef d’état et de ses représentants à l’étranger n’est il pas de protéger ses compatriotes ?
Les hommes, femmes et enfants provenant d’Afrique noire et aspirant à mener une vie meilleure au Maghreb sont systématiquement présentés comme potentiels candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe, comme si les pays du Maghreb ne pouvaient être leur destination finale : pourtant, nombre de ces migrants ont déjà passé plus de la moitié de leur vie dans ces pays maghrébins et y ont fondé une famille avec des locaux. De même, pour bon nombre d’étudiants sub-sahariens en fin de cycle, les pays du Maghreb constituent une destination de choix.
Or, tout démontre que c’est la répression journalière dont sont victimes les sub-sahariens (racisme, accompagné de violences physiques et de traumatismes psychologiques) ainsi que la mise au ban de la société maghrébine qui les poussent à revoir leur choix de migration. Ils sont alors obligés de prendre la route de tous les dangers, et de risquer leurs vies dans des bateaux de fortune pour traverser la Méditerranée, devenue la fosse commune des africains.
Une tragédie humaine qui se déroule aux portes sud de l’Europe, sans que s’en émeuvent les Etats européens ou africains. Je pose la question : l'Europe est-elle entrée en guerre contre les classes défavorisées du continent africain ? En tout cas, il est certain qu’elle utilise les pays du Maghreb comme bourreaux.
A l’heure où les pays arabes font leur révolution et s’engagent sur la voie de la liberté, de la justice et de la démocratie, les personnes sub-sahariennes vivant au Maghreb sont, elles, traitées comme monnaie d’échange pour obtenir des subventions européennes. Faut-il rappeler que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipule que toute vie est sacrée, et que l’être humain doit être au centre de tous les intérêts ?

Fabien Didier YENE, Coordinateur du Collectif des communautés subsahariennes au Maghreb (CCSM), lance un appel et propose cette pétition pour que les pays du Maghreb cessent de marchander avec l'Europe des milliers de vies humaines ; pour que les pays du Maghreb s’engagent enfin dans une politique migratoire digne et juste : cela signifie régulariser tous les étrangers vivant depuis plusieurs années sur leur territoire, comme c’est aujourd’hui le cas dans les pays européens, aux Etats-Unis et même en Afrique Noire.
Les sub-sahariens installés au Maghreb veulent avoir accès à l’emploi, pouvoir instruire leurs enfants dans des écoles maghrébines, se soigner, participer à la vie civique et politique, pouvoir porter plainte quand ils sont victimes d’injustices et que cessent les assassinats trop fréquents aux portes des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Que les pays du Maghreb respectent les conventions internationales qu’elles ont ratifiées.
Que toutes les personnes sub-sahariennes vivant au Maghreb soient régularisées.
En signant cette pétition, vous nous aiderez à faire respecter la dignité humaine aux portes sud de l’Europe et dans tout le continent africain. A lutter contre toutes formes de discriminations, de racisme et de la xénophobie ancrée au Maghreb.

Faites la circuler autour de vous, dans tous vos réseaux, dans tous les milieux médiatiques, sur les places publiques, pour atteindre les 1 million de signatures.

Votre signature est d’une importance capitale dans ce combat.

Merci


















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Vite dit

13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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