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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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LES TRAFIQUANTS D’ARMES QUI PROFITENT DE LA CRISE DES RÉFUGIÉS EN EUROPE

Paz y Seguridad - Mark Akkerman | 03/07/2016

La crise des réfugiés à laquelle est confrontée l’Europe a créé la consternation dans les coulisses du pouvoir, ainsi que des débats animés à travers ses pays membres. Elle a mis en lumière les défauts fondamentaux du projet européen, tandis que les gouvernements se rejettent mutuellement la faute sans parvenir à s’accorder sur un nombre, même limité, de réfugiés à accepter. La côte de popularité des partis d’extrême droite a fortement grimpé, ces derniers exploitant les communautés touchées par l’austérité et faisant des réfugiés les boucs émissaires de la récession économique, au lieu des élites bancaires, largement intouchées et intouchables. Ceux qui souffrent le plus sont les réfugiés qui fuient la terrible violence et la misère, qui finissent piégés aux frontières et sont poussés vers des routes encore plus dangereuses.

Cependant, certains groupes d’intérêts ont profité de la crise des réfugiés, en particulier des investissements de l’Union européenne dans la « sécurisation » des ses frontières. Ce sont principalement l’industrie militaire et les compagnies de sécurité, qui fournissent l’équipement des douaniers, la technologie de surveillance des frontières ainsi que l’infrastructure informatique pour suivre les mouvements des populations.

Ce rapport fait le jour sur ceux qui profitent de la sécurité aux frontières : qui sont-ils ? Quels services fournissent-ils ? Comment influencent-ils et bénéficient-ils en même temps des politiques Européennes ? Quels fonds perçoivent-ils des contribuables ? Le rapport montre que loin d’être de simples bénéficiaires passifs des largesses de l’Union Européenne, ces compagnies encouragent activement une sécurisation grandissante des frontières de l’Europe, et sont prêtes à fournir des technologies toujours plus drastiques pour parvenir à cette fin.

En particulier, le rapport prouve que certains bénéficiaires des contrats de sécurisation des frontières sont parmi les plus gros vendeurs d’armes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, c’est-à-dire ceux qui alimentent le conflit à la source même d’un grand nombre de réfugiés. En d’autres mots, les compagnies qui créent la crise profitent de cette dernière.

Ces compagnies ont été encouragées par les États européens qui leurs ont concédé des licences d’exportation d’armements, et leurs ont ensuite accordé des contrats pour la sécurisation des frontières afin d’en gérer les conséquences. Leurs actions s’inscrivent dans le cadre d’une réponse de plus en plus militarisée par l’Union européenne, tels qu’en témoignent les objectifs militaires de l’Opération Sophia menée par la force navale de l’UE en Méditerranée (EUNAVFOR MED) ainsi que l’usage de la force militaire le long de plusieurs frontières, notamment en Hongrie, Croatie, Macédoine et Slovénie.

Le rapport montre que:

Le marché pour la sécurité des frontières est en plein essor. Estimé à quelques 15 milliards d’euros en 2015, il devrait augmenter à plus de 29 milliards d’euros par an en 2022.

Le commerce des armes, en particulier les ventes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, d’où la plupart des réfugiés proviennent, est également en plein essor. Les exportations mondiales d’armes au Moyen-Orient ont augmenté de 61 % entre 2006-10 et 2011-15. Entre 2005 et 2014, les États membres de l’UE ont accordé pour plus de 82 milliards d’euros de licences d’exportation d’armements vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

La réponse politique européenne à la crise des réfugiés, qui a porté sur le ciblage des trafiquants et le renforcement de ses frontières extérieures (y compris dans les pays en dehors de l’Union européenne), a conduit à de fortes augmentations budgétaires qui profitent à l’industrie.

– le financement total de l’UE à travers ses principaux programmes pour les mesures de sécurité aux frontières des États membres est de 4,5 milliards d’euros pour la période 2004-2020.

– Le budget de FRONTEX, le principal organisme de contrôle des frontières a augmenté 3688% entre 2005 et 2016 (de 6,3 millions d’euros à 238,7 millions d’euros).

– Le renforcement des frontières a été posé comme condition d’adhésion pour les nouveaux États membres de l’UE, créant des marchés supplémentaires pour l’industrie. Le matériel acheté ou modernisé grâce au Fonds pour les frontières extérieures comprend 545 systèmes de surveillance des frontières, 22 347 équipements pour la surveillance des frontières et 212 881 équipements pour les contrôles aux frontières.

– Certaines des licences d’exportation de matériel militaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont également destinées à la surveillance des frontières. En 2015, par exemple, le gouvernement néerlandais a autorisé l’exportation par Thales Nederland de radars et de C3-systèmes à l’Égypte pour un montant de 34 millions d’euros, en dépit des rapports de violations des droits humains dans le pays.

L’industrie européenne pour la sécurité des frontières est dominée par les grandes entreprises d’armement, qui ont toutes mis en place ou élargi leurs divisions de sécurité, ainsi qu’un certain nombre d’entreprises plus petites spécialistes en sécurité et en informatique. Le géant italien Finmeccanica a identifié « le contrôle des frontières et les systèmes de sécurité » comme l’un des principaux moteurs de croissance des commandes et des revenus.

Les grands acteurs dans le complexe européen de la sécurité des frontières sont les entreprises d’armement Airbus, Finmeccanica, Thales et Safran, ainsi que le géant de la technologie Indra. Finmeccanica et Airbus en particulier ont largement bénéficié de contrats de l’UE visant à renforcer les frontières. Airbus est également le principal gagnant des contrats de l’UE de financement de la recherche en matière de sécurité.

Finmeccanica, Thales et Airbus, trois acteurs de premier plan dans le secteur de la sécurité de l’UE, font également partie du top 4 des marchands européens d’armement, tous actifs dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Leurs recettes totales en 2015 se sont élevées à 95 milliards d’euros.

Les entreprises israéliennes sont les seules réceptrices non-européennes de contrats de financement de la recherche (grâce à un accord de 1996 entre Israël et l’UE) et ont également joué un rôle dans la fortification des frontières de la Bulgarie et la Hongrie. Elles ont mis en avant l’expertise développée avec le mur de séparation en Cisjordanie et la frontière de Gaza avec l’Égypte. La firme israélienne BTec electronic Security Systems, sélectionnée par Frontex pour participer à son atelier « Plateformes et capteurs de surveillance des frontières » en avril 2014, se vantait dans son courrier de candidature que ses « technologies, solutions et produits sont installés sur la frontière israélo-palestinienne ».

L’industrie de l’armement et de la sécurité participe à la définition de la politique européenne de sécurité des frontières à travers son lobbying, ses interactions régulières avec les institutions de l’UE en charge des frontières et par le biais de son influence sur les politiques de recherche. L’Organisation européenne pour la sécurité (EOS), qui comprend Thales, Finmeccanica et Airbus, a été le lobby le plus actif pour une sécurité frontalière accrue. Beaucoup de ses propositions, telle que la mise en place d’une agence européenne de sécurité transfrontalière, ont fini par voir le jour, ce dont témoigne la transformation de Frontex en un corps européen de gardes-frontières et de garde-côtes (EBCG). En outre, des journées biannuelles de dialogue entre Frontex/EBCG et l’industrie, la participation de cette agence à des tables rondes spéciales de sécurité et des salons de sécurité et d’armes spécialisées assurent une communication régulière et une tendance naturelle pour la coopération.

L’industrie de l’armement et de la sécurité a obtenu le financement de 316 millions de dollars pour la recherche en matière de sécurité. Ce faisant, l’industrie établit le programme de recherche, le réalise, puis souvent bénéficie des contrats subséquents. Depuis 2002, l’UE a financé 56 projets dans le domaine de la sécurité et du contrôle des frontières.

L’ensemble des ces informations indique une convergence croissante des intérêts entre les dirigeants politiques européens qui cherchent à militariser les frontières, et les principaux professionnels de la défense et de la sécurité qui fournissent les services. La question va au-delà des conflits d’intérêts ou des profiteurs de la crise, elle concerne également la direction prise par l’Europe à ce moment critique.

Il y a plus d’un demi-siècle, le président américain Eisenhower avait averti des dangers d’un complexe militaro-industriel, dont la puissance pourrait « mettre en danger nos libertés ou les processus démocratiques ». Aujourd’hui, nous avons un complexe militaro-industriel sécuritaire encore plus puissant, qui utilise des technologies pointées tant vers l’extérieur que l’intérieur, ciblant à l’heure actuelle les personnes parmi les plus désespérées et les plus vulnérables de notre planète. Permettre à ce complexe de continuer à opérer constitue une menace pour la démocratie et pour une Europe construite sur un idéal de coopération et de paix. Tel qu’Eisenhower l’a dit : « au cours de la longue histoire qui reste à écrire [...] notre monde, qui devient de plus en plus petit, doit éviter de devenir une communauté de peur atroce et de haine, pour devenir une fière confédération de confiance et de respect mutuels ».

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Vite dit

systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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