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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Les faits :

Quatorze personnes ont été arrêtées par la police mercredi matin à Norrent-Fontes :
treize migrants érythréens, interpellés sur le camp, et une bénévole de l’association Terre
d’errance.
Monique Pouille a été arrêtée chez elle, sa maison a été perquisitionnée. Elle a été
emmenée et enfermée avec les migrants au centre de rétention administrative de Coquelle.
Elle a 59 ans, elle est mère au foyer. Depuis plusieurs années, elle apporte son aide aux
migrants. C’est ce qui lui a valu cette arrestation.
Le même jour et pour les mêmes raisons, Pierre, de Boulogne-sur-mer, a été également
arrêté. Jean-Pierre Lenoir, quant à lui, devait comparaître pour outrage suite à son
engagement auprès des migrants de Calais. L'audience a été reportée.
En fin d’après-midi, quelques dizaines de personnes, venues de Steenvoorde, de Calais, de
Boulogne, de Dunkerque et de Norrent-Fontes se sont rassemblées aux abords du centre
pour exprimer leur désarroi, leur colère et soutenir les personnes enfermées.
Monique a été retenue pendant huit heures et libérée en fin d’après-midi, ainsi que Pierre.
À l’heure où nous écrivons, les migrants sont toujours enfermés à Coquelles.

Réaction de Lily Boillet, Présidente de Terre d'errance :

Monique, Jérémy et les migrants interpellés aujourd'hui sont les victimes d'un fantasme,
celui d'une politique qui ne connaît et ne comprend pas les migrants, et se contente
d'imaginer des bandes organisées qui séviraient dans la région pour manipuler de pauvres
migrants et migrantes victimes malgré eux d'une traite humaine. On voudrait faire croire à la
population que les migrants sont stupides, ou incapables, ou effrayés, comme des enfants,
qu'ils n'auraient pas choisi de venir et de tenter le passage pour l'Angleterre. Ils seraient
transportés et abusés par des passeurs cruels et cupides qui les poussent vers un eldorado
inexistant alors qu'ils pourraient rester ici.
Cette version officielle, pour ceux qui sont au plus près des migrants et migrantes, est
aussi éloignée de la réalité que la dernière phrase de M. Séguéla est éloignée de la vie des
Français (« si 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie »). Le pouvoir
gouverne par la peur et avec des idées fausses une population qu'il ne comprend plus. À quel
point s'est-il coupé d'elle pour en arriver à de tels écarts ?
Les migrants et migrantes sont contraints de s'organiser par eux-mêmes pour survivre et
atteindre un pays qu'ils espèrent plus indulgent pour leur dossier d'asile. Leur vie en Italie est
violente et misérable. La France joue avec eux comme avec des balles, boucle tout le
système pour éviter qu'ils puissent demander l'asile ici. Ensuite, on leur reproche de se
déplacer de façon illégale !
L'Europe quant à elle se targue de vouloir protéger le droit d'asile mais elle fait tout pour
que les réfugiés ne puissent pas entrer chez elle, y déposer leur demande et y vivre
dignement.
Alors quels autres choix ont-ils que de traverser clandestinement les frontières ?
Quant à ceux qui sont prisonniers des impasses administratives, à qui on a refusé la
possibilité de se stabiliser dignement, quels autres choix ont-ils que d'aider à entrer en
Angleterre ceux qui y ont encore une chance ?
Quels autres choix ont les bénévoles que de se tenir au plus près de tous les migrants
pour s'assurer de leur bien être, non seulement physique mais surtout psychologique, pour
comprendre leur histoire et leur situation, leur rendre leur liberté de parole et de choix
dans ces zones de non-droit que sont les « jungles ». Des jungles qui prospèrent depuis des
années précisément du fait de mauvaises lois et de mauvaises gestions, et non pas parce que
quelques citoyens offrent à tel homme ou à telle femme une couverture ou une douche.
La police débarque chez des citoyens qui triment tous les jours pour sauvegarder le sens
des mots Droits de l'Homme, Respect, Liberté, Égalité, Fraternité. Comment en est-on
arrivé là ?
Monique, tous les jours, apporte un peu de réconfort aux migrants et migrantes qui pour
la première fois, depuis parfois plusieurs années d'errance en Europe, rencontrent une
oreille attentive, une épaule réconfortante, des mots d'encouragement, d'amitié et d'espoir.
Tout cela n'a pas de prix.
Aucun prix.
Depuis quelques mois, je rencontre ces mêmes hommes et femmes, les migrants, ici en
Angleterre. Je me rends bien compte que les gestes de Monique et de tous ceux qui agissent
avec elle, n'ont aucun prix.
Jamais ils ne tarissent d'éloges sur les bénévoles français qu'ils ont rencontrés, jamais ils
n'oublient la question « et Mama Monica ? Comment va-t-elle ? Dis-lui merci, encore et
encore, ha elle me manque ! Sans elle, sans tous les bénévoles, on n'aurait pas tenu. On
serait devenu des chiens comme ils disent ! »
L'espoir... Nous ne faisons que leur donner un peu d'espoir et quelques signes de
fraternité. L'espoir, ils espéraient qu'il ne serait plus le seul moteur de leur vie, quand ils
seraient enfin en Europe, après avoir dû fuir tout ce qui faisait leur vie, après avoir survécu à
la traversée du désert et de la mer, au racket et aux viols en Libye. Mais ils ont découvert ici
la barbarie administrative, les mensonges du droit d'asile, le droit au rabais des étrangers.
Abandonnés par l'Europe, ils souffrent à nouveau de conditions de vie indignes, sous le
harcèlement policier, les APRF, les OQTF, les expulsions, les gardes à vue, l'humiliation.
Ils ont dû se faire à l'idée de vivre dans la jungle, entre la gale, la tuberculose et la violence
policière.
À Norrent-Fontes, ils ont croisé Mama Monica et reçu les conseils de Jérémy, juste
quelques mots qui disent : « tu existes, je te vois, je ne t'oublie pas, tu mérites mon amitié,
tu mérites ce que je mérite moi ».
Ces mots-là sont vitaux, pour eux et pour nous tous. Et c'est pour cela qu'on place
Monique en garde à vue et qu'on interroge Jérémy, que la police écoute leurs conversations,
qu'elle perquisitionne les maisons.
Le même jour à Calais, Jean-Pierre Lenoir devait être jugé pour outrage car il a soutenu
(pacifiquement !) des migrants afghans raflés en pleine nuit dans la jungle calaisienne à grand
renfort d'hélicoptère. Un autre citoyen, qui vit à Boulogne, a été arrêté le même jour puis
libéré, pour avoir lui aussi porté secours à des migrants.
Que cherche l'État ? Faire disparaître les migrants ? Convaincre tout le monde qu'ils
n'existent pas ? Décourager ceux qui les aident ? Ils ne font que pallier, autant que faire se
peut, aux carences de l'État et défendre ses valeurs, puisqu'il les abandonne. Peut-être dira-ton
plus tard qu'ils ont sauvé son honneur.
Quand le légal insulte la justice, il est du devoir de chacun de lui résister.
Lily Boillet
Présidente de Terre d'Errance
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 03 21 56 27 38 / 03 21 11 09 97 / 06 07 06 62 12 1/2




























































































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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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