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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Communiqué de la CGT

17 avril 2009

 

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS : 11 MOIS DE LUTTE A TOULOUSE - PROMESSES NON TENUES.

RESULTAT : 4 REGULARISATION SANS AUTORISATION DE TRAVAIL

                       9 EXPULSIONS PROGRAMMEES.

REVOLTANT ET INSULTANT POUR LA CGT

 

1. Rappel des faits

C'est en mai 2008 que plusieurs dizaines de salariés sans papiers de Toulouse se sont tournés vers la CGT pour engager la lutte pour leur régularisation à l'exemple de ceux de la Région Parisienne. Plusieurs manifestations ont été nécessaires pour que des discussions avec la préfecture de Toulouse commencent en juillet. Une liste de 35 demandes de régularisations a été déposée à l'occasion de la journée mondiale du 6 octobre pour le travail décent. Devant les tergiversations de la préfecture, il a fallu attendre le mois de décembre pour que les 16 premiers dossiers puissent être déposés.

Pendant ce temps, en Ile de France, le mouvement des travailleurs sans papiers se développait et s'étendait, conduisant le gouvernement à engager des pourparlers avec la CGT. Des centaines de régularisations étaient arrachées, dans la Région Parisienne et dans d'autres villes comme Nice, Grenoble...

En décembre, le gouvernement acceptait d'assouplir les critères de régularisation, d'une part pour les travailleurs en lutte soutenus par la CGT, d'autre part pour les demandes à venir, et promettait de transmettre aux préfets des instructions en ce sens. La CGT publiait alors un compte-rendu de ces avancées.

Ou le gouvernement a menti, ou c'est la préfecture de Toulouse, car celle-ci nie depuis avoir reçu des instructions nouvelles. Le préfet s'arcboute sur la circulaire de janvier 2008 qui exclut les Algériens et Tunisiens de la régularisation par le travail et impose des conditions très restrictives. Malgré tout, à force de manifestations, des promesses d'assouplissements avaient été faites lors des rencontres avec les autorités locales.

Mais les décisions tombées en ce début avril, après 11 mois de luttes, sont bien décevantes : 4 récépissés provisoires sans autorisation de travailler, ce qui est un comble au vu de la nature des demandes et qui provoque le licenciement des intéressés par leurs employeurs ! Et pour les autres, l'ordre de quitter le territoire français (OQTF) avant la fin du mois, sous peine de mesure d'expulsion, baptisée pudiquement « éloignement » ! Les justificatifs invoqués pour les refus sont de mauvaise foi, comme par exemple l'absence de visa de longue durée et d'autorisation de travailler qui fait précisément l'objet de la demande de régularisation !

C'est l'arbitraire le plus total, car des situations semblables ont reçu des réponses différentes, sous des prétextes fallacieux. Et l'engagement de la préfecture de rediscuter des cas difficiles avant toute décision négative n'a pas été tenu.

Tout ce temps pour en arriver là : les autorités ministérielles et préfectorales se sont moquées des travailleurs sans papiers en lutte et de la CGT qui les soutient.

 

2. Notre responsabilité d'organisation syndicale

Les salarié(e)s qui sont aujourd'hui en lutte ont pris des risques. Il ne leur est pas possible de revenir en arrière après avoir ont osé sortir de l'ombre et se montrer face à tous. Ils sont maintenant connus des préfectures et donc n'ont « nulle part où reculer ». La CGT a une responsabilité particulière par rapport à ces femmes et ces hommes et le devoir de gagner avec eux. Rappelons qu'ils ont participé à chaque fois aux manifestations qui ont marqué les mois écoulés.

Beaucoup sont déclarés ou l'ont été, ont des bulletins de salaire, ont cotisé aux caisses sociales, et pour nombre d'eux, paient des impôts. Par contre, ils n'ont droit à rien, ni Assedic, ni Sécu, ni évidemment retraite. C'est une véritable spoliation qui s'opère contre eux. S'ils sont expulsés, où va l'argent ?

Certains avaient commencé à travailler légalement puis les préfectures leur ont retiré ce droit suite au durcissement des lois et leurs employeurs ont sauté sur l'aubaine pour les faire travailler « au noir ».

Ils sont très souvent isolés dans de toutes petites entreprises, là où le syndicalisme est encore faible.

Plutôt que les régularisations en nombre, le gouvernement et le Medef préfèrent la répression contre les Sans-Papiers pour favoriser la surexploitation du travail, le moins-disant social. Maintenir des sans droits permet de peser sur les droits de tous les travailleurs et leur faire payer la crise plus durement encore.




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Vite dit

13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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