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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : Le Monde - AFP - 25/1/2019

L’Etat s’apprête à intensifier les opérations de ce type dans les semaines à venir, pour tenter de résorber les campements où plus de 2 000 personnes vivent dans le nord de la capitale.

Plusieurs centaines de migrants qui vivaient depuis des semaines dans un camp insalubre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont été évacués, vendredi 25 janvier, pour être mis « à l’abri ». Vers 7 heures, par un froid mordant d’à peine 2 °C, 300 migrants environ attendaient dans le calme, valise ou sac à dos à la main, de monter dans des bus qui devaient les emmener vers des centres d’hébergement, notamment des gymnases, en Ile-de-France. Le premier bus est parti à 7 h 40.

Le campement comptait environ 400 personnes, essentiellement des migrants venus de la corne de l’Afrique (Soudanais, Erythréens, Somaliens), selon le dernier décompte, avec des tentes qui s’étiraient le long de l’avenue du Président-Wilson, à la sortie de Paris. Les migrants évacués pourront être mis à l’abri et voir leur situation examinée dans ces centres où ils pourront rester quelques semaines, a fait savoir la préfecture de région, qui avait prévu sept bus pour l’opération.
2 230 migrants dans le nord de Paris

L’Etat s’apprête à intensifier les opérations de ce type dans les semaines à venir pour tenter de résorber les campements. Environ 2 230 personnes migrantes, Afghans, Soudanais et Erythréens, avaient été recensées dans le nord de Paris il y a une semaine par l’association France Terre d’asile, qui est chargée des maraudes. Sur ce total, un millier dormait porte de la Chapelle et près de 500 à Saint-Denis.

La mise à l’abri de vendredi est la seconde de la semaine après celle, mardi à la porte de Clignancourt, de près de 180 migrants, essentiellement des Afghans qui vivaient eux aussi dans un campement insalubre. Le préfet de région, Michel Cadot, avait annoncé mardi que 1 200 places seraient mobilisées d’ici la fin de la semaine prochaine pour accueillir des migrants vivant dans différents campements du nord de la capitale.

Lire aussi - Le Défenseur des droits déplore le « dénuement extrême » des migrants dans les campements

 

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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