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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

 Communiqué  de la Cimade | 13/10/09

Le 12 octobre, 1 300 travailleurs sans papiers se sont mis en grève dans 28 sites d’Ile de France :

Lieux occupés à Paris :

KFC : 31 boulevard Sébastopol 75001 Paris

Potel et Chabot : 3 rue Chaillot 75016 Paris

TFN : 110 rue de l’Ourcq 75020 Paris

DMMS : 17 rue de Pelleport 75020 Paris

THIAL LY : 50 rue d’Avron 75020 Paris

ADEC : 23 rue la Pérouse 75016

FNTP : 9 rue de Berri 75008 Paris

FAFIH : 3 rue de la Ville-l’Evêque 75008 Paris

SAMSIC : 9 rue Descombes 75017 Paris

SYNERGIE : 15 rue de Rome 75009 Paris

CRIT : 27 rue de Rome 75009 Paris

CRIT : 69 rue de Rome 75009 Paris

Sururbaine chantier tramway : Porte des Lilas

Monoprix : A proximité du métro Strasbourg-Saint-Denis

Lieux occupés en Région parisienne :

MCND  : Nanterre 92

Axandre Service : Levallois Perret 92

Merkofer : Morangis 91

Cegex : Wissous 91

Barbaud/Peygase  : Robinson 92

DREXCO : Crosne 91

STN nettoyage : Aulnay-sous-bois.


Ils se battent collectivement, dans leurs entreprises ou par secteur d’activité, pour obtenir du gouvernement une circulaire de régularisation leur permettant de sortir de la clandestinité et de l’exploitation dont ils sont souvent victimes.

Ils sont soutenus par 11 organisations, la CGT, la CFDT, Sud, la FSU, l’UNSA, la LDH, La Cimade, Autremonde, RESF, Femmes Egalité et Droits Devant.

Syndicats et associations font le constat d’importants blocages dans les préfectures et d’un traitement inégalitaire des situations d’un département à l’autre ou en fonction de la nationalité des travailleurs.

Dans un courrier adressé au Premier Ministre ils revendiquent une simplification et une amélioration des critères, ainsi que des procédures sécurisées et standardisées.

La Cimade apporte tout son soutien au mouvement de mobilisation des travailleurs sans papiers et appuie la demande d'une circulaire garantissant des critères justes et équitables.


Photo : Carl Hocquart

 

 




Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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