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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Mediapart - Yves Faucoup - 21/6/2019

L’extrême-droite se complaît à diffuser de fausses informations sur les aides sociales que percevraient les migrants. Mais ne dit rien sur les taxes élevées qu’ils doivent s’acquitter pour obtenir un titre de séjour. Un rapport parlementaire en appelle à une réduction (limitée) de ces taxes. Et autres chroniques.

L’extrême-droite et la fachosphère prétendent même qu’une carte bancaire serait offerte aux migrants leur permettant de retirer 40 euros par jour. Or le montant de l’allocation pour demandeur d’asile est de 6,80 € pour une personne (seule) ayant déposé un dossier de demandeur d’asile auprès de l’Ofpra (un couple avec trois enfants perçoit 20,40 €).

Mais ce que cette propagande se garde bien d’évoquer c’est le coût des titres de séjour. Les migrants et leurs défenseurs, eux, savent : un premier titre de séjour coûte 269 € (269 € également pour le conjoint et 139 € par enfant), autant pour le renouvellement qui peut avoir lieu un an après le premier. Si le séjour était irrégulier avant l’obtention du titre, le timbre fiscal s’élève à 340 € ! Le tout pouvant atteindre pour une personne seule 609 €. Il va sans dire que cela plombe la situation des personnes concernées qui sont sans le sou. Souvent les bénévoles se cotisent pour les aider à payer. L’État, qui encaisse ainsi 193 millions d’euros chaque année, ce qui est considérable, n’ignore rien de l’injustice de ce système. Un rapport parlementaire de deux députés, Stella Dupont (LREM) et Jean-François Parigi (LR) réclame une réduction de ces montants.

Le rapport note d’abord que le système est complexe puisqu’il existe 13 tarifs et majorations différents. Il constate un « niveau excessif de la taxation appliquée », dans la fourchette haute de ce qui se pratique en Europe. Par ailleurs, «les montants acquittés par les étrangers sont très supérieurs à ceux réglés par les nationaux pour la délivrance d’autres documents officiels » (89 € pour un passeport et aucune taxe pour la délivrance de la carte d’identité).

Le rapport montre également la perversité d’un système plus dur encore pour ceux qui sont le plus en difficulté : « l’application de la réglementation est par ailleurs défavorable aux étrangers disposant de revenus limités et aux étrangers venant d’être régularisés. Plus un étranger dispose de revenus modestes, plus il peut être tenu de régler ces taxes régulièrement en raison notamment de l’accès restrictif aux titres de séjour pluriannuels. Cette situation accentue la précarité des assujettis et va à l’encontre du nouvel élan donné à la politique d’intégration ».

Amsterdam [Ph. YF]

La rapporteure, Stella Dupont, relève que beaucoup d’étrangers ne peuvent s’acquitter de telles sommes. Ils sollicitent alors le soutien d’associations qui, dit-elle, vivent de dons défiscalisés (donc en partie assumés par l’État) et de subventions de collectivités publiques. Quant au président de la mission, Jean-François Parigi, il y va de son couplet perfide : « l’argent public sert au paiement de taxes imposées par l’État ». Il ne leur vient pas à l’idée à ces deux élus de droite ce que l’on constate sur le terrain, à savoir que les bénévoles se cotisent, à leurs seuls frais, pour rassembler l’argent nécessaire.

Le rapport conclut qu’il faut réduire le nombre de taxes, avec des montants en tarifs ronds, et d’en réduire le montant. Mais ces propositions restent limitées, puisque leur coût est évalué à 38 millions d’euros, soit moins de 20 % de ce que ces taxes rapportent actuellement.

On peut s’attendre à ce que les associations, qui dénoncent depuis longtemps ce racket sur les migrants, se saisissent des constats du rapport et de cette mise en lumière, pour remonter au front à ce sujet.

. détail des taxes et droits de timbres (GISTI) : ici.

. Rapport parlementaire sur la taxation des titres de séjour 

Les enfants voyagent, les valises racontent

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Le service d’AEMO (Assistance Educative en Milieu Ouvert) de l’AVVEJ (Association Vers la Vie pour l’Education des Jeunes), en association avec le Mouffetard théâtre des arts de la marionnette, présente des productions d’enfants réalisées dans le cadre d’un atelier à médiation artistique. Travail avec les enfants sur le voyage et l’exil, avec le soutien de la marionnettiste Edwige Latrille. Du 18 au 25 juin.

Chantal Raffanel relaxée

Chantal Raffanel qui était poursuivie pour avoir inscrit un enfant étranger à l’école a été relaxée. Le Conseil Départemental du Vaucluse, considérant que seule l’ASE pouvait le faire, avait cru judicieux de porter plainte.

. Inscription à l’école d’un mineur étranger, la relaxe pour Chantal Raffanel, article paru dans Le Dauphiné.

 Parrainage civil et fraternel

[Photo YF]

Dans un petit village du Gers (Labéjan), avait lieu samedi dernier un parrainage républicain : il s’agissait pour la maire, Sylvie Lahille, de célébrer en mairie, « au nom de la République Française », le fait que trois enfants de la famille Y., albanaise, Endri, Léo et Orgito, auront désormais chacun une marraine. Devant une assistance émue, le père et la mère ont signé leur approbation pour que leurs enfants bénéficient d’un tel soutien. La mère de famille, les larmes aux yeux, a remercié tous ces bénévoles qui leur sont venus en aide. Elle avait préparé un plat albanais qui a été ensuite dégusté en musique : avec un groupe musical de jeunes au talent prometteur, qui malgré le contexte des examens de fin d’année avaient tenu à répéter ces derniers jours et à être présents aujourd’hui, puis de deux musiciens virtuoses à la guitare.

[Photo YF]

Faut-il avouer que cet élan fraternel fait chaud au cœur, cette solidarité aux fins fonds des campagnes ? Pour préparer un article sur les collectifs d’aide aux migrants *, j’avais rencontré, entre autres, cette association (Gers sans frontières) dont les membres ont fait preuve depuis des mois d'un sacré engagement auprès de cette famille. Ah, j’oubliais : ce couple avec ses trois enfants n’a pas obtenu la régularisation de sa situation auprès des autorités administratives. Il est donc sous la menace d’une reconduite à la frontière. C’est dire la portée de cet acte symbolique prononcé aujourd’hui. Au cours de ce moment festif, l’assemblée affirmait sa volonté d'obtenir que la famille Y. reste avec nous.

. voir mon post Facebook (avec photos) : ici 

voir mon dossier du 29 mai sur Les collectifs d’aide aux migrants.

Hébergement d’urgence

Communiqué de l’Agence Intercalaire de Toulouse le 10 juin : « Très bonne nouvelle : le centre d'hébergement de la Roseraie, prévu initialement pour fermer fin juin, restera ouvert au moins jusqu'à fin septembre et probablement même jusqu'à ce que les travaux démarrent ! La mairie de Toulouse et la Préfecture ont réussi à s'entendre afin que 220 personnes puissent continuer à vivre dans ce lieu qui sera prochainement vendu.

 

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Sur place, cela se passe très bien. C'est toute une chaine d'acteurs mobilisés pour accompagner et soutenir les habitants : salariés de l'UCRM [accompagnement de personnes handicapées], de France Horizon et d'Espoir, mais aussi nombreux bénévoles de l' Agence Intercalaire, du CEDIS - Collectif d'Entraide et D'Innovation Sociale, du Réseau des Etudiants Toulousains en Soutien aux Exilés et Réfugiés, de Vélorution Toulouse ou encore d' Unis-Cité Haute-Garonne ! »

Voir mon billet également sur le sujet, paru en janvier dernier Hébergement d’urgence Toulouse : il est moins 5 !

Expulsion

Une présentation complète, par France 3 Occitanie, d’une situation humaine dramatique à Toulouse et, en face, d’une administration française sans état d’âme : Victime d'un malaise lors de son expulsion, une migrante ukrainienne abandonnée à l'aéroport.

 

cimade

La France progresse

480 places supplémentaires pour les migrants... en Centres de Rétention Administrative (CRA), passant ainsi en 2018 de 1069 à 1549 places. C’est, entre autres, ce que l’on peut découvrir dans le rapport complet de la CIMADE de 136 pages qui vient de paraître : Centres et locaux de rétention administrative. Triste progrès.

Centre de rétention de Cornebarrieu (Toulouse)

Au CRA de Cornebarrieu : une situation indigne d’un État démocratique et républicain (ici).

. voir mon billet : Centre de rétention, de l’intérieur.

 

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Destins d’exilés

César Dezfuli, photographe italien, a réalisé en août 2016, les portraits de 118 migrants secourus en Méditerranée par le navire Iuventa. Deux ans plus tard, il en a retrouvé plusieurs et les a à nouveau photographiés. Julia Pascual du Monde a recueilli le témoignage de 12 d’entre eux. Ce qui donne un cahier époustouflant de 8 pages publié par le quotidien les 8_10 juin, avec leurs témoignages et une description de ce que certains ont subi en Libye (torture, viol, travail forcé). Citons juste Mohamed, Sénégalais, qui avait 12 ans au moment de son débarquement en Italie : il avait écrit le numéro de téléphone de sa mère sur son pantalon pour qu’elle soit prévenue s’il mourait en mer. Il craint beaucoup depuis l’arrivée de Matteo Salvini au pouvoir en Italie. Un ami lui a dit de venir en France : « c’est mieux [...], les gens ne sont pas racistes" !

Victoire pour Abbas

Abbas au micro [Ph. YF]

Le Tribunal administratif de Pau a annulé en avril l’arrêté du préfet du Gers à l’encontre de notre ami Abbas Ouali qui l’obligeait à quitter le territoire français (OQTF). Le TA montre qu’Abbas était bien en France depuis 10 ans, ce que la Préfecture contestait. L’État est condamné à verser 1200 € à l’avocate d’Abbas, qui a défendu efficacement le dossier. Un comité de 500 membres soutenait fermement Abbas. La lecture de l’argumentaire juridique du Tribunal administratif est émouvante tant ce texte reconnaît ce que l’on savait et que la Préfecture s’ingéniait à ne pas vouloir admettre.

Le 8 juin, à Auch, avait lieu une fête de l’amitié pour marquer la joie partagée suite à cette décision. Voir mon post Facebook : ici.

L’extrême-droite assassine en Europe

Walter Lübcke, 65 ans, Préfet allemand, été retrouvé mort le 2 juin sur la terrasse de sa maison, à Wolfhagen, dans la banlieue de Cassel. Il a reçu une balle dans la tête tirée à bout portant et baignait dans une mare de sang, selon la police. En octobre 2015, après la décision d’Angela Merkel d’ouvrir les frontières à plusieurs centaines de milliers d’Irakiens et Syriens, il avait défendu les droits des réfugiés, s’attirant les foudres de l’extrême droite (2).

Pawel Adamowicz, maire de Gdansk, a été poignardé à mort en janvier 2019. Il avait des positions opposées sur bien des sujets aux positions du gouvernement central. En matière de migration, sa ville avait ainsi été la première ville en Pologne à se doter d’une assemblée consultative composée d’habitants étrangers pour intégrer leur perspective dans les politiques municipales, ce qui lui avait été violemment reproché par des mouvements d’extrême-droite (1).

Jo Cox, députée britannique, s’était prononcée contre le Brexit et travaillait sur un rapport faisant état d'une augmentation significative des violences envers les personnes de confession musulmane en Grande-Bretagne, contre les femmes musulmanes en particulier. Elle accusait également le gouvernement conservateur de ne pas accueillir assez de réfugiés. Elle a été assassinée à Londres en juin 2016 (3).

Et on nous dit que l’extrême-droite serait inoffensive ! Le Préfet allemand avait reçu des menaces de groupes néo-nazis. 

Hommage à Clément Méric

7 juin à Auch, Gers [Ph. YF]

Le Collectif gersois antifasciste avait appelé le 7 juin à Auch à un rassemblement en hommage à Clément Méric, ce jeune étudiant tué à Paris le 5 juin 2013 par des néonazis l’ayant ciblé comme militant antifasciste. Johan, un des animateurs du Collectif, a retracé son parcours : son engagement à Brest d’abord, puis à Paris, contre l’extrême-droite, auprès des migrants, dans les quartiers populaires s’organisant pour exiger la vérité et la justice pour les jeunes brutalisés par la police. L’assassin de Clément a été condamné par une Cour d’assises à dix ans de prison, mais est libre dans l’attente d’un nouveau procès en appel qui devrait avoir lieu en décembre prochain. Johan dénonçait « le contexte de fascisation de notre société » et « le regain d’agressivité des groupuscules d’extrême-droite, partout en Europe, et singulièrement en France ». Il en appelait à poursuivre les combats de Clément. Discrets, sans prendre la parole, étaient présents dans l’assistance les parents de Clément, nos amis Paul-Henri et Agnès, unanimement reconnus comme de belles personnes, engagés tous deux dans la lutte pour les libertés, le droit et la justice sociale.

Un négationniste tranquille
Je me souviens il y a quelques années des propos d’Etienne Chouard lors de conférences avec je ne sais plus quel groupe, qui était complotiste et manifestement antisémite (ils listaient de façon lancinante toutes les banques dangereuses, les seules détenues par des Juifs). Puis ce fut le soutien à Soral. Pas de temps à perdre donc avec cet individu. Puis à la faveur des Gilets jaunes il a resurgi. Interviewé par Le Média, il s’enfonce : il dit ne pas connaître la question des chambres à gaz. Et lâche des arguments traditionnels des négationnistes. Il dit qu’il faudrait enfin que quelqu’un démontre leur existence et on n’en parlerait plus. Cela sonne évidemment comme un aveu. Il ne connaît pas La Destruction des Juifs d’Europe de Raoul Hilberg, il fait mine de noter le nom de cet auteur. Soit il ment, soit il confirme son ignorance crasse, car un homme qui occupe une telle place dans le débat public, qui répète les propos des négationnistes, ne peut pas venir dire qu’il n’a jamais entendu parler de cet ouvrage, un des plus célèbres sur le sujet. Il donne l’impression d’être effectivement naïf, gentil (comme certains de ses admirateurs, sans doute naïfs eux-mêmes, se plaisent à le dire), mais ce style cureton ne me dit rien qui vaille. Il y a là un côté gourou. Peut-être ce qui lui a permis de "vendre" le RIC, avec autant de naïveté (il faudra un jour analyser ce qui a conduit à tout miser sur l’exigence d’un référendum au détriment de revendications concrètes et, elles, atteignables par la lutte).

Franchement je m’étonne non pas que Denis Robert ait voulu l’interviewer mais qu'il ait eu besoin de répéter sans cesse au cours de l’interview : « moi je sais que tu n’es pas antisémite ». Cela aura eu un mérite cependant : même si certains ne veulent rien voir, montrer plus que jamais qu'Etienne Chouard se positionne bien sur le négationnisme, comme Jean-Marie Le Pen jadis avec son fameux "détail". Monsieur ne sait pas si les Nazis ont vraiment exterminé des Juifs. Ce genre d’individu est à dénoncer sans lui accorder la moindre excuse, comme pour celui qui dirait ignorer si la traite des Noirs a vraiment existé ou aurait des doutes sur les massacres de l’armée française le 8 mai 1945 dans le Constantinois (pour ne citer que ces deux exemples).

 [post sur mon compte Facebook du 13 juin]

 . Etienne Chouard sur les chambres à gaz « on demande aux gens d’avoir une certitude sur un sujet qu’ils ne connaissent pas », dans L’Obs.

. voir le dossier complet de France Culture : Les négationnistes sur les chambres à gaz, fallait as les inviter depuis 40 ans.

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 . Certaines de ces petites chroniques sont parues sur mon compte Facebook.

 Billet n° 477

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   [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans le billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question. Par ailleurs, les 200 premiers articles sont recensés, avec sommaires, dans le billet n°200. Le billet n°300 explique l'esprit qui anime la tenue de ce blog, les commentaires qu'il suscite et les règles que je me suis fixées. Enfin, le billet n°400, correspondant aux 10 ans de Mediapart et de mon abonnement, fait le point sur ma démarche d'écriture, en tant que chroniqueur social indépendant, c'est-à-dire en me fondant sur une expérience, des connaissances et en prenant position.]

 

 

Vite dit

14/04/2021 - Pourquoi ? Combien ?

Pourquoi tant de temps? pourquoi tant de kilomètres parcourus? Pourquoi tant d'argent public dépensé ? et les autres pourquoi pour tout ce qui ne peut se mesurer comme l'incompréhension, la peur, la trouille, l'angoisse, et tous les traitements indignes que sont le menottage, l'escorte policière sous le regard des autres, l'enfermement en centre de rétention administratif (CRA) et aussi l'attente, une longue attente pour qu'enfin l'Office Français de Protection des réfugiés et Apatrides (OFPRA) lui accorde enfin en ce mois d'avril 2021,la protection qu'il demandait.

Combien de parcours semblables à celui d'Ibrahim? Combien de personnes ont subi des arrestations en préfecture, un enfermement qui peut durer jusqu'à 3 mois dans des locaux parfois sales, où la bouffe est infâme et où il est nécessaire de se résoudre à avaler un somnifère si l'on veut dormir un peu ?

Et combien de temps cela va-t-il durer encore avant qu'une figure humaine mette un terme aux textes écrits par les gestionnaires et technocrates en place depuis plusieurs années sur le Droit des Étrangers (le fameux CESEDA et les règlements qui en découlent comme celui de Dublin).

Et comme le suggère le dernier livre d'Axel Kahn, Et le bien dans tout ça ?, si nous devenions raisonnable et humain ?

Ce vite-dit fait suite à celui du 22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

 

 

 

vd systeme ecrase2/2/2021 - 90 jours moins 1
Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) dispose que le placement en rétention doit être considéré en ultime recours lors de l’expulsion d’une personne, et cela seulement après avoir épuisé toutes les autres formes de contrôle disponibles à l’administration, comme l'assignation à résidence ou le pointage en commissariat de police. Aussi, il dispose que la période de rétention doit être réduite au strict minimum nécessaire à la mise en oeuvre de l’expulsion.

Monsieur P., un Sénégalais en situation irrégulière, est arrêté et placé en rétention au centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu. Deux jours plus tard, il est présenté devant le Juge de la Liberté et de la Détention, qui décide de prolonger sa rétention pour une période de 28 jours supplémentaires en vue d’une expulsion imminente vers son pays d’origine. Cette période devrait suffire à la préfecture pour organiser son expulsion.

Or, à la fin de ces 30 jours, l’administration n’a toujours pas réussi à le faire. Qu’à cela ne tienne, la préfecture décide de demander une nouvelle prolongation de la période de rétention de 30 jours supplémentaires pour organiser cette expulsion “imminente”. Le tribunal accède à la demande de la préfecture et inflige à Monsieur P.  une nouvelle période de 30 jours pendant laquelle l’administration devrait pouvoir finir les préparatifs.

Hélas, les 60 jours s’écoulent, mais l’expulsion se fait attendre. Un point de détail se dit probablement la préfecture qui demande encore une prolongation. Le tribunal accepte, à nouveau, et condamne Monsieur P.  à 15 jours de rétention supplémentaires, en principe pour permettre à l’administration de finir enfin son travail et exécuter l’expulsion, toujours "imminente”.

Surprise ! 15 jours plus tard, rebelote. La préfecture n’a toujours pas pu, su ou voulu expulser Monsieur P.  et demande, difficile à croire, une prolongation supplémentaire !  C’est la dernière prolongation autorisée par la loi avant qu’il soit libéré de droit... en attendant de nouvelles arrestations, sans limites. Une des conditions pour accorder cette quatrième et dernière prolongation est que la préfecture ait obtenu le laissez-passer nécessaire à l’expulsion, ainsi qu’un vol, et cela au plus tard pendant les 15 jours de la troisième prolongation, ce qui n’était toujours pas le cas pour Monsieur P.. Encore plus difficile à croire, non seulement le tribunal ignore le manque du laissez-passer et du vol, mais refuse aussi d’admettre que dans la situation sanitaire actuelle il soit pratiquement impossible de renvoyer ces pauvres gens vers leurs pays, et décide de prolonger d'encore 15 jours le calvaire de Monsieur P..

Monsieur P. a été finalement expulsé la veille de la fin de sa rétention. 90 jours moins 1 de rétention parce que la préfecture n’a pas été capable de faire son travail avec plus de diligence et en conformité avec le CESEDA.

Juste au cas où le point vous aurait échappé, il ne s’agit pas ici d’un colis que l’on peut mettre de côté en attendant son expédition par le moyen le plus confortable pour l’administration, mais d’un être humain privé de sa liberté et de ses droits, dont la seule faute est de ne pas avoir des papiers, c’est-à-dire une simple contravention au CESEDA.

Malheureusement Monsieur P. n’est ni le premier ni le dernier à subir ces longues peines d’emprisonnement. Des milliers de personnes se trouvent ainsi piégées dans des centres de rétention à travers la France, avec pas ou peu de possibilité d’expulsion. Beaucoup se trouvent dans des centres touchés par la COVID, et par conséquent exposés au virus, mettant leur vie en danger, sans que cela inquiète l’administration.

Il est malheureusement peu probable que le gouvernement cesse ces expulsions honteuses, mais il se doit d’être capable de les exécuter dans le respect des personnes et de leurs droits.

Il est impératif que la déshumanisation de ces êtres humains cesse parce que pour chaque personne que se voit désignée comme "chose”, nous détruisons un bout de nos âmes.

 

 
juge
 
 5/12/2020 - Pratique illégale de la médecine par la juge

Quand un médecin, spécialiste de surcroît, justifie  après une consultation en urgence que l’état de santé d'une jeune femme enceinte de sept mois qu’il  a examinée est incompatible avec une rétention, comment le juge des libertés et de la détention et le représentant de la préfecture peuvent- ils argumenter le contraire et ainsi maintenir la privation de liberté ? Simple , le serment d’Hypocrite qui permet, sur la foi de ce que l’on pense, de s’absoudre de toutes considérations médicales. La justice avance !

Après, que penser du serment d’Hippocrate du médecin du CRA et de l'OFII si prompt à exécuter les basses œuvres des préfectures ?

Désespoir 28/11/2020 - Naître dans un Centre de rétention est ce possible ?

On sait d'ores et déjà qu'il est possible de passer beaucoup de temps dans un Centre de Rétention (jusqu'à 3 mois), d'être relâché puis d'y revenir plusieurs fois.
On sait qu'on peut y mourir (CRA de Rennes, de Vincennes, de Cornebarrieu...)
On sait aussi qu'on peut séparer une maman allaitante de son bébé de 20 jours pendant 4 jours avant de la libérer (CRA de Cornebarrieu).A notre connaissance, nous n'avons pas encore connu une naissance mais cela sera peut-être le cas prochainement au CRA de Cornebarrieu.
En effet, une jeune femme enceinte de 6 mois y est actuellement enfermée depuis presque 2 mois, par la volonté du préfet des Alpes Maritimes.
Comment une femme peut-elle mener une grossesse sereine dans cet univers angoissant ?
Manger, dormir, se laver, se reposer, tout est difficile voire impossible.
Alors avoir un suivi de grossesse adéquat, c'est un luxe impossible. On ne s'en occupeque quand il y a urgence, une hémorragie et des contractions anormales à ce stade de la grossesse.

« Comme je perdais du sang, on m'a emmenée à l'hôpital et depuis mon retour au CRA une infirmière de la PMI m'a téléphoné ».
L’État français fait de belles déclarations au sujet des violences faites aux femmes mais les traite avec mépris et inhumanité dès qu'il s'agit de femmes sans-papiers.
Relayé par les porte-paroles des préfectures et par les juges des libertés et de la détention, le discours est toujours : « le service médical du CRA est compétent ! ».

Alors, une naissance ou une fausse-couche prochainement au CRA de Cornebarrieu ?
Et quels papiers aura le bébé ?

Désespoir

 18/10/2020 - Bienvenue en France, pays du mépris et de l'indignité

Il habite en Haute-Loire, il s'est fait interpeller pour non-port du masque et se retrouve enfermé au centre de rétention de Cornebarrieu. Libéré par le juge 48h après son arrivée, les policiers en charge de la surveillance du centre ouvrent les grilles du centre de rétention, appliquant ainsi la décision judiciaire. Passé les grilles, ce n'est plus leur problème ! Comme beaucoup d'autres personnes enfermées là, cet homme n'a pas d'argent pour repartir chez lui, la batterie de son téléphone est proche de 0% et il ne connaît personne dans la région.

Mais cet homme là a quelque chose de plus, ou de moins que les autres retenus du centre. C'est ce qui a amené un policier de la Police de l'Air et des Frontières (PAF), ce samedi là et dès l'annonce de la décision du juge au palais de justice, à s'approcher d'un membre du Cercle des Voisins auquel on avait interdit d'assister à l'audience, pour l'informer de cette libération et lui demander de l'aide.

Car ce retenu là a quelque chose de plus, ou de moins que les autres prisonniers du centre. Ce qu'il a de plus c'est une paire de béquilles, ce qu'il a de moins c'est une jambe ! Pour le reste, il est semblable à tous ceux et celles qui passent dans ce camp.

Nous prenons acte de ce geste d'humanité de la part du policier qui a pris conscience de la fragilité de la personne libérée  mais nous continuons de dénoncer la talentueuse application de l'administration française à maltraiter ceux et celles qui demandent à être régularisés. Nos dirigeants sont à même de déployer des moyens exorbitants pour enfermer des personnes que, lorsqu'elles sont libérées par décision de justice, ils mettent à la rue comme des chiens. Avec une durée d'enfermement de plus en plus longue (jusqu'à 3 mois), quasiment systématique et sans discernement des pathologies physiques et mentales des personnes, l’État français démontre un comportement irresponsable et xénophobe.

Les expulsions sont souvent violentes mais les libérations par décisions de justice ou préfectorales  peuvent aussi l'être quand sont libérées des personnes vulnérables. D'autant que ces centres d'enfermement continuent de fonctionner en cette période de fermeture des frontières et de pandémie, devenant ainsi de nouveaux foyers épidémiques. D'autres policiers sont-ils prêts à aborder cette question avec nous ?

 

 

 

Désespoir
 21/6/2020 - Qui a jeté Tatiana à la rue ? ou Chronique du mépris ordinaire

Tatiana, jeune russe, aux activités malheureusement habituelles sur la Canebière, s'est faite arrêter par la police cannoise. Dans sa « tenue de plage », elle est transférée à la Police aux Frontières à Nice pour un longue garde à vue. L'Obligation de Quitter le Territoire Français tombe et la rétention est demandée par le Préfet des Alpes-Maritimes. Tatiana, toujours dans sa tenue très légère, est transférée en voiture à 580 km de la Promenade des Anglais.
Dans cette tenue de plage, la très jeune femme passera 48 heures au centre de rétention de Cornebarrieu en Haute-Garonne sans que des policiers ou des agents de l’OFII chargé d'accompagner les retenus ne lui trouvent de quoi se vêtir. Elle est présentée samedi 20 juin devant un juge en visio-conférence qui ordonne sa libération. A 18h30, le jour même , Tatiana , toujours dans la même tenue , est jetée à la rue devant le CRA de Cornebarrieu, sans argent, sans téléphone.
Merci les Pousses-aux-Crimes !
Tatiana erre pendant 24 h autour de l'aéroport de Blagnac avant que deux bénévoles du Cercle des Voisins la prennent en charge et la mettent à l'abri.

 

 

Désespoir

17/4/2020 - COVID-19 : CRA zone de non droit - agissons pour leur fermeture

Comme certains autres centres de rétention, le CRA de Toulouse-Cornebarrieu n'est toujours pas vide et ne le sera sans doute jamais car il semble servir de déversoir pour les préfets qui continuent de délivrer des Ordres de Quitter le Territoire Français, ordre absurde s'il en est vu la fermeture actuelle des frontières.
Les centres de rétention sont des zones où il est difficile de savoir réellement ce qui s'y passe. C'est ce qui avait déjà été dénoncé en 2012 pendant la campagne inter-associative 'Ouvrez les portes, on a le droit de savoir' avec Migreurop, Alternatives européennes et Reporters sans frontières auquel le Cercle des Voisins avait participé http://www.migreurop.org/article2106.html
Ces espaces fermés et surveillés par la police sont d'autant plus effrayants pendant cette période de confinement que toute visite devient maintenant impossible.
Les associations d'aide juridique se sont retirées( la Cimade pour le CRA de Cornebarrieu), l'agent de l'Office Francais de l'Immigration et de l'Intégration (OFII ) ne montre son nez que quelques heures par semaine mais son aide se résume à permettre 2 appels téléphoniques aux retenus qui le demandent. Pas de retrait d'argent impossible car selon eux les bureaux de poste sont fermés. Or sans argent, comment acheter des cigarettes, des cartes de téléphone...

Samedi 11 avril, le centre comptait 3 retenus et ce jeudi 16 avril, 5 hommes et une femme y sont maintenant enfermés. Les portes ne semblent s'ouvrir que dans un seul sens !
Le centre de Cornebarrieu compte 3 secteurs hommes, un secteur femme et un secteur famille. Dans chaque secteur, il y a un téléphone public où il est normalement possible de joindre les retenus depuis l'extérieur.
Les 5 hommes sont tous rassemblés au secteur D mais c'est le seul dans lequel il est impossible de les joindre car le téléphone est hors service.
Les retenus ont demandé à changer de secteur mais cela leur a été refusé.

L'un deux est au centre depuis 45 jours (en provenance de Lyon), un autre depuis 21 jours, deux autres sont arrivées plus récemment (le 13/04 après un contrôle à Perpignan et un autre ce jeudi 16 avril).
Une jeune femme arrivée dans le centre il y a 3 jours se retrouve complètement isolée dans son secteur. Elle a 19 ans. Elle ne mange pas.
Et bien sûr, pas de masques, pas de gel hydroalcoolique, un peit savon
Vous qui êtes français et pendant ce confinement, vous avez du expérimenter une ou plusieurs fois des contrôles policiers visant à vérifier votre attestation de déplacement. Vous avez peut-être tester l'arbitraire de certains contrôles comme ce qui est décrit dans cet article
https://www.bastamag.net/attestation-controle-deplacement-PV-amendes-violences-policieres-confinement-covid
Imaginez ce que peut-être l'arbitraire policier quand vous le subissez 24h/24 dans un centre fermé ! La parole du prisonnier.e ou du "retenu.e" (euphémisme utilisé par l'administration) a -t-elle la même valeur que celle de l’homme ou de la femme en uniforme ?
https://www.liberation.fr/debats/2020/03/18/l-inegalite-des-vies-en-temps-d-epidemie_1782169

Les audiences devant le juge des libertés où nous nous avions l'habitude de nous poster en tant qu'observateur nous sont maintenant inaccessibles. Elles fonctionnent par visio-conférence. Aucune présence citoyenne donc.
Joint sur son propre téléphone, un homme nous dit que les policiers les menacent s'ils évoquent les conditions de leur rétention pendant l'audience.Lui-même a été malade, fiévreux, avait du mal a respirer et a appelé les services d'urgence avec son propre téléphone. C'est un homme en veste rouge de la société ONET qui est venu et a estimé qu'il simulait. Il a ensuite subi la répression policière. Il a été frappé et mis à l'isolement.

Mais les policiers semblent aussi se donner du bon temps avec grillades et bières au menu dans la cour du CRA. Peut-être que les journalistes pourraient aller y faire un tour au moment des repas pour vérifier la fumée.
Mas d'autres distractions policières sont encore moins amusantes et pourraient faire l'objet d'une enquête, comme dire à un retenu de rassembler ses affaires car il est libérable et le traiter de mongole quand il se présente avec son sac, avec ordre de regagner sa cellule.

 

Désespoir

15/4/2020 - Coronavirus et manifestation au CRA du Mesnil-Amelot : le choix de la répression

Ce mardi 14 avril, Christophe Castaner était l'invité du grand entretien sur France Inter. A une question sur la régularisation des sans-papiers, comme l'a fait le Portugal, le ministre de l'intérieur répond: "Si l'on regarde bien ce qu’a fait le Portugal, on s’aperçoit que nous avons le même dispositif, et que nous l’avons même fait avant le Portugal. Là-bas, il s’agit d’une régularisation temporaire de personnes arrivées avant le 18 mars. Nous, nous avons mis ça en place de façon systématique et pour tout le monde : nous n’avons pas besoin de prendre des mesures temporaires parce que les soins urgents sont assurés pour tous. S’agissant des situations administratives, nous avons prolongé de 90 jours tous les titres. Pour faire simple : nous avons fait comme le Portugal, mais avant le Portugal."

Aucune réaction des journalistes Léa Salamé et Nicolas Demorand !

Désespoir

Monsieur Castaner et ses interlocuteurs ne peuvent pourtant pas ignorer ce qu'a déclaré Adeline Hazan, le contrôleure des lieux de privation de liberté le 11 avril sur cette même radio.

"Aucun plan n’avait été envisagé pour faire face aux conséquences d’une épidémie en prison"
Ce même 11 avril, Monsieur Castaner ne pouvait pas ignorer que les prisonniers du CRA du Mesnil-Amelot en grève de la faim pour réclamer leur liberté ont été durement réprimés ce même 11 avril. C'est lui qui a donné l'ordre aux CRS de mater la rébellion.
C'est encore lui qui a autorisé le transfert de ces hommes dans d'autres centres de rétention (Lille, Rouen).

Alors, cessez de mentir Monsieur Castaner : La France n'a pas régularisé les sans-papiers comme l'a fait le Portugal.
Cessez de participer à la propagande gouvernementale, messieurs les journalistes!

 

 

 

Plus jamais ca signons pour le jour dapres[Pétition] Plus jamais ça, signons pour le jour d’après

À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques.

affichea3 acte4 03Acte 4 des Sans-Papiers : Liberté, Egalité, Papiers !

Le pouvoir fait partie du problème des crises de ce pays et les amplifie, semant la misère, le désespoir, le racisme et la haine là où il faut plus de solidarité, de liberté et d’égalité. Lors de la Marche nationale des Sans-Papiers nous avons montré que nous étions la solution.

Appel à l'Acte 4 et à des manifestations sur tout le territoire le 18 décembre

Régularisation des Sans-Papiers, Fermeture des CRA, Logement pour touTE

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