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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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L'Expression | 30 Décembre 2009

 

Ils étaient quelque 4000 à avoir tenté l’aventure en 2008, selon les statistiques. Ce triste record devrait largement être dépassé en 2009.

Le phénomène est un vrai casse-tête pour les responsables chargés de ce dossier. La dissuasion par la répression s’est avérée inefficace. La loi punissant toute personne qui tente de quitter illégalement le territoire national de 2 à 6 mois de prison ainsi que d’une amende de 20.000 à 60.000 dinars s’est avérée bien peu dissuasive et pratiquement d’aucune efficacité pour ne serait-ce que juguler ce fléau.
Les candidats à l’immigration clandestine par le biais de la «Harga» ne reculeront devant rien. Pas même devant la mort. Si c’est le prix qu’ils devront payer rien que pour caresser le fol espoir d’une vie meilleure outre Méditerranée, alors, même le risque fort probable de se retrouver outre-tombe, ne les effraiera pas. Ils demeurent prêts à relever le défi, à affronter toute mer démontée et ses vagues en furie.
Les risques sont connus: disparition en mer, les gardes-côtes qui les prennent en chasse...Les moyens sont dérisoires: embarcations de fortune...Tous les ingrédients sont réunis pour transformer ces folles et insouciantes équipées en autant de drames humains. Ceux de jeunes Algériens qui souffrent. Qui ont mal et qui le disent.
Faute de ne pas avoir été entendus, faute de réponse adéquate à leurs préoccupations, ils ont choisi d’hypothéquer leur vie en mer plutôt que de moisir et de vieillir, un peu trop tôt, à l’intérieur de cités qui mettent à nu leur désespoir.
Ballottés entre des rues sinistrées et des cafés insalubres où ils n’arrivent même pas à tuer leur ennui, ils n’ont que la fuite en tête. 4000 d’entre eux ont tenté l’aventure en 2008. Combien seront-ils à avoir essayé en 2009?
Les chiffres sont communiqués par les gardes- côtes chargés de leur livrer cette chasse à l’homme. Elle ressemble à l’ultime recours qui puisse exister pour leur éviter la mort ou à un moindre mal, le terrible apprentissage de la clandestinité.
Les statistiques laissent penser que ce triste record sera dépassé à la fin de cette année. Ils seront certainement nombreux les jeunes candidats à l’émigration clandestine qui rêvent de passer les fêtes de fin d’année en Espagne ou en Italie.
Deux destinations parmi les plus prisées à cause de réseaux de solidarité (amis, proches parents...) qui les prendront en charge, même si les régularisations sont devenues très difficiles dans ces deux pays.
Les bilans font mention de quelque 1500 personnes ayant été tentées par la «harga» en 2007. La courbe est ascendante et pourraît être multipliée par deux.
A la fin du mois de décembre 2008, soit pratiquement une année, jour pour jour, la presse écrite nationale dans son ensemble avait largement fait cas dans ses manchettes de 600 corps d’Algériens se trouvant dans les morgues espagnoles. Almeria, Alicante et d’autres villes encore. Une information livrée il y a une année lors d’une conférence de presse par la Commission nationale pour la sauvegarde de la jeunesse algérienne affiliée à la Laddh, la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme, aile Hocine Zahouane.
«Les corps qui sont déposés dans les morgues des villes, à Almeria ou ailleurs, certains depuis six mois, d’autres depuis deux ans, sont en état de décomposition avancé», selon les déclarations de l’imam de la ville d’Alicante.
Une information vite démentie par Djamal Ould Abbès. Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger a cependant reconnu que neuf cadavres ont été recensés dans les morgues d’Alicante et de Murcie.
Cette comptabilité macabre ne diminue en rien le calvaire de ces damnés de la terre. Une mort d’Algérien dans des conditions aussi dramatiques qu’insupportables est une mort de trop. Et il n’y a pas lieu à ce qu’elles se comptent par centaines ou par milliers pour s’en émouvoir.
Le chef de l’Etat avait appelé en octobre 2007, lors d’une rencontre entre les walis et le gouvernement, à traiter la crise que vit la jeunesse algérienne «avec courage et lucidité.» L’ex-chef du gouvernement avait de son côté avoué son impuissance par rapport à ce phénomène.
«S’il y a des solutions miracles pour les harragas nous sommes preneurs», avait déclaré sur les ondes de la Chaîne III Abdelaziz Belkhadem. Si le gouvernement s’est montré en panne d’idées pour y faire face, le fléau ne semble pas vouloir baisser d’intensité. Les douleurs sont insupportables pour les parents. Combien d’enfants ont péri en mer? Combien croupissent dans les prisons? Vers la mi-décembre, une cinquantaine de personnes ont sollicité l’aide de la présidence de la République pour mettre fin au calvaire enduré par leurs enfants harragas détenus dans des geôles tunisiennes. D’autres sont incarcérés en Espagne, en Italie, en France, en Grande-Bretagne ou encore en Libye.
«Nous n’avons pas réussi à identifier les raisons qui poussent les jeunes à partir», avait répondu le garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, à un sénateur qui l’interrogeait à ce sujet. Eux le savent. Les raisons sont simples: le chômage, la mal-vie, la crise du logement. Il suffit de le leur demander pour le savoir.














Mohamed TOUATI

 

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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