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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Par Cerise Maréchaud | Rue 89 | 09/03/2010

Le cas de Najlae Lhimer, renvoyée au Maroc à 19 ans, n'est pas isolé.

Rue89 donne la parole à ces jeunes expulsés.

 

De Casablanca au téléphone, Najlae Lhimer se dit « soulagée et heureuse » : elle vient d'apprendre que Nicolas Sarkozy est prêt à l'accueillir en France. La jeune Marocaine de 19 ans en a été expulsée le 20 février vers son pays natal, le Maroc, qu'elle a fui en 2005 pour échapper au mariage forcé que lui réserve son père à Oujda (Nord-Est).

A Château-Renard, dans le Loiret (Centre), elle suivait une formation en hôtellerie-restauration et vivait chez son frère, qu'elle accuse de violences. Arrêtée alors qu'elle venait de porter plainte et demander de l'aide, son cas a soulevé l'indignation d'associations de défense des droits des femmes.

Samedi 6 mars, à la veille de l'annonce présidentielle, elle témoignait à Rue89 lors d'une rencontre à Rabat :

« Si mon père me retrouve, c'est foutu, je retournerai avec lui et ma vie va se terminer, basta, mariage, les enfants et c'est tout. »

Dans quelques jours, Najlae devrait rentrer en France avec un visa long-séjour, comme avant elle, ces dernières semaines, Mohamed Abourar, lycéen de Colombes (Hauts-de-Seine) expulsé le 23 janvier malgré son « contrat jeune majeur », ou encore Salima Boulhazar, renvoyée au Maroc début février, mais qui a pu retrouver sa famille (dont sa sœur jumelle) à Clermont-Ferrand dimanche.

« Emballement de la machine à expulser »

Des bonnes nouvelles relatives (et non sans lien avec le contexte électoral) qui cachent mal une tendance inquiétante : la multiplication et l'accélération des expulsions de ces jeunes Marocains qui, arrivés mineurs en France auprès d'un parent, deviennent « sans-papiers » à leur dix-huitième anniversaire.

Sauf qu'une fois « éloignés » des frontières hexagonales, nombreux se retrouvent démunis et sans repères avec, pour quasi unique soutien, la branche locale de Réseau éducation sans frontières (RESF).

Depuis sa création en 2006 par des enseignants du lycée Descartes de Rabat, RESF-Maroc a eu connaissance d'une vingtaine de cas. « Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. On sait que de nombreux jeunes sont passés sans qu'on le sache », assure une militante inquiète de « l'emballement de la machine à expulser ». Elle poursuit :

« Je crois que les décideurs ne se rendent pas compte de ce que vivent ces jeunes quand ils arrivent au Maroc. C'est la vie brisée, la fin de l'école, un arrachement avec la famille. »

« Abandonné »

Hassan El Bouyahiaoui, 22 ans, fait partie de ceux -les plus nombreux- dont la situation s'enlise dans la précarité et l'oubli.

Elevé à Oujda par sa grand-mère, il part, à la mort de celle-ci, pour Montpellier rejoindre son père, ancien maçon, aujourd'hui handicapé.

A ses 18 ans, alors scolarisé en CAP (Contrat d'apprentissage professionnel) de mécanique, il se voit délivrer des autorisations provisoires de séjour, puis c'est une « OQTF » (Obligation de quitter le territoire français) après un échec à des examens.

Hassan n'en a pas moins des propositions de travail en alternance, mais trop tard. Centre de rétention, embarcation de force sur le bateau Sète-Tanger le 10 mars 2009 -il y a un an jour pour jour. A Oujda, son grand-père, malade et sans le sou, lui ferme sa porte.

Après plusieurs semaines d'errance parfois risquée dans cette zone frontalière, Hassan atteint Rabat puis Témara, où une militante lui trouve un travail dans une usine. Depuis sept mois, il squatte une vieille maison dont les murs roses respirent tout sauf la gaité. Hassan, lui, se sent comme cette villa décatie et son jardin en friche : abandonné. (Ecouter le son)

 

« Peut-être que si j'étais encore scolarisé, il y aurait eu plus de mobilisation, mon lycée aurait fait grève… », cogite Hassan. Il poursuit : « Mon ancien patron vient de me faire une promesse d'embauche. C'est le seul truc qui me fait tenir le coup. »

 

Jihad Errais a été expulsé il y a bientôt trois ans. Natif de Tinghir, petit village près de Ouarzazate, il est parti en 2003 vivre à Orly chez son oncle et tuteur pour aider ses parents, vendeurs de légumes. Ce jeune au regard doux raconte :

« Avant ma majorité, j'ai fait une demande de carte de séjour, mais je n'ai pas eu de réponse pendant plus d'un an. J'ai paniqué et me suis enfui en Espagne, on m'a arrêté à la frontière. »

Elève sérieux, délégué de classe, Jihad a appris le français en six mois et a été admis en BEP hôtellerie-restauration à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne). « Un secteur où il y a un gros besoin de main-d'œuvre », s'étonne-t-il. Depuis, il se débrouille à Casablanca, de centre d'appels en institut de sondage, mais dort mal, rattrapé par son obsession du retour en France.

« En France, je peux aller loin »

Tout comme Alaeddine El Jaadi, 21 ans, coincé depuis neuf mois dans l'appartement familial de Sidi Slimane, bourgade somnolente au nord de Rabat, après cinq ans de vie à Lyon chez sa tante. Par ignorance, celle-ci n'avait pas entamé de démarches de régularisation :

« Je venais d'obtenir mon CAP de plâtrier-plaquiste et on m'avait proposé un travail. Ici, je connais des jeunes, ils ont le bac et ne travaillent pas, alors moi ? Je n'ai aucun niveau scolaire ici. Là-bas, en France, je peux encore aller loin. »

Mais il s'inquiète de l'affaiblissement de la mobilisation pour son retour. Son espoir s'accroche aux coups de fil encore réguliers de George Gumpel, septuagénaire membre de l'Union des juifs français pour la paix, qui a caché Alaeddine, chez lui à Lyon pendant neuf mois, comme lui-même fut caché sous l'Occupation.

Il s'accroche aussi à l'idée de faire valoir ses droits. Il témoigne :

« Pendant mon expulsion, j'ai été frappé, traîné par terre. »

A RESF-Maroc, le rôle du réseau fait parfois débat. Ses membres s'interrogent :

« Doit-on tout faire pour les aider à rentrer, quitte à leur donner de faux espoirs, ou se concentrer sur leur réinsertion ici et leur faire avaler la pilule amère ? »

Mais ils sont certains d'une chose : le ministère de l'Immigration ne tient pas compte de la réalité des jeunes qu'il renvoie. Pour preuve, Catherine nous lit la lettre (datée de novembre) de son secrétariat général, en réponse à un communiqué (de septembre) de RESF-Maroc sur les situations de Hassan, Alaeddine, Jihad et d'autres. (Ecouter le son)

 

Voir l'article complet sur  Rue_89

 

 

 




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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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