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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : Médiapart - Les invités de Mediapart - 12/6/2020

Plus de 140 étudiants étrangers soutenus par des universitaires, des organisations nationales étudiantes, des personnalités politiques et artistiques font valoir l'aggravation de leur précarité depuis le début de la crise sanitaire et économique. « Nous ne sommes pas pour autant à genoux » revendiquent-ils : « Nous comptons nous battre aux côtés de tous les étudiants, et des salariés menacés ».

Nous, étudiant·e·s étranger·e·s, subissons la crise sanitaire et économique dans notre chair. La faim, l'isolement, la précarité, nous les connaissions déjà. Mais maintenant c'est pire.

Nous venons majoritairement de pays anciennement colonisés, notamment par la France, où les universités et le marché du travail continuent de subir les conséquences du pillage par la dette et la spoliation des richesses de la part des grandes puissances impérialistes.

Nous sommes venus étudier, payons ici des impôts indirects, mais nous n'avons pas le droit aux bourses. Dans la plupart des cas nos parents ne peuvent pas nous aider, car les salaires dans nos pays d'origine sont dérisoirement bas comparés au coût de la vie ici.

Pour survivre et étudier, nous devons travailler. Pour travailler, nous devons prendre ce qu'il y a. Et ce qu'il y a, la plupart du temps c'est sans contrat, pour des salaires minables.

Nous sommes étudiant·e·s, mais nous sommes aussi parmi les travailleurs·es du quotidien qui font tourner la société. Nous sommes une bonne partie des livreurs·es à vélo qui avons continué de pédaler exposés au virus. Nous étions il y a quelques semaines encore, des travailleurs·es essentiel·le·s au fonctionnement des hôtels, restaurants, bars, fast-food, marchés, nous gardions les enfants.

Parce que sans contrats ou avec des contrats précaires, suite à la crise nous avons par milliers été mis-es à la porte du jour au lendemain, sans aucunes indemnités. Dans plusieurs universités du pays, des milliers d'entre nous ont constitué des files d'attentes devant des distributions de colis alimentaires. Des milliers d'entre nous, qui vivaient déjà dans des logements exigus ou insalubres, ne peuvent aujourd'hui plus payer leurs loyers. Des milliers d'entre-nous ont faim, et ne peuvent pas retourner travailler malgré la fin de la quarantaine.

Parce que nous avons faim, les universités qui nous imposent des examens comme si de rien n'était nous poussent vers la sortie, puisque nous ne sommes pas en mesure d'étudier correctement et que pour renouveler notre titre de séjour nous avons besoin de valider notre année universitaire en plus de justifier un revenu de 615€ par mois. Parce que nous n'avons pas de contrats de travail, nous ne sommes pas éligibles à l'aide de 200€ promise par le gouvernement, qui de toute façon nous aurait à peine permis de payer un mois de loyer. Parce que jeunes, parce que immigré-e-s, nous sommes une variable d'ajustement pour le patronat en temps de crise.

Mais nous ne sommes pas pour autant à genoux. Nous faisons tourner la société, l'économie. Nous n'acceptons pas d'être des étudiant·e·s et des travailleurs·es jetables. Si nous sommes en première ligne face au chômage de masse, nous ne sommes pas les seul-e-s concerné·e·s. Nous comptons nous battre aux côtés de tou·te·s les étudiant·e·s, et des salarié·e·s menacé·e·s de licenciement.

Nous revendiquons la régularisation de tou·te·s les sans-papiers, le droit d'étudier ici, de travailler ici, et de vivre ici pour tou·te·s.

Nous revendiquons le retrait de l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es, de la loi ORE et de Parcoursup. Pour une fac ouverte à toutes et tous !

Nous revendiquons l'interdiction des licenciements et la réintégration en CDI de tou-te-s celles et ceux qui se sont fait mettre à la porte.

Nous revendiquons un moratoire sur les loyers pour que celles et ceux qui n'ont pas les moyens n'aient pas à les payer. Frédérique Vidal s'est vantée d'avoir annulé les loyers des résident-e-s CROUS ayant quitté leurs logements. Or nous n'avons pas pu quitter nos logements, et ne pouvons pas payer nos loyers. Ils doivent être annulés pour tous jusqu'à la fin de l'année.

Les examens doivent être validés pour tou·te·s. On ne peut pas étudier la faim au ventre.

Une aide d'urgence à la hauteur du SMIC doit être mise en place pour toutes celles et ceux qui ont perdu une grande partie de leurs revenus ou la totalité, au moyen d'un impôt fortement progressif sur les grandes fortunes. Les 500 familles les plus riches de France ont accumulé en richesse l'équivalent de 20% du PIB, sur le dos de l'exploitation des salarié·e·s et du pillage de nos pays. Elles doivent payer.


Étudiant·e·s étranger·e·s signataires :

Adhil, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Ahmet, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Ali, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Andres, Licence Cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Aya, Licence en science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Aya, Master politique transnational, Université Vincennes-Saint-Denis
Azzedine, LEA, Université Vincennes-Saint-Denis
Barbara, Licence Arts Plastique, Université Vincennes-Saint-Denis
Benabbad, Licence Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Bilal, Licence cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Carla, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Carolina, Master Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Constance, Etudiante, Université Vincennes-Saint-Denis
Constance, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Daphné, Master en philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Eva, Master Politiques et gestion de la culture en Europe, Université Vincennes-Saint-Denis
Fatemeh, Licence Cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Fazia, Master Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Fernanda, Licence Cinema, Université Vincennes-Saint-Denis
Feroz Amiri, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Gonaga, Sciences politiques, Université Vincennes-Saint-Denis
Gwladys, Master Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Hacene, Master Etudes hébraïques, Université Vincennes-Saint-Denis
Hamid Rasouli, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Hanae, Master Médias culture 2 langues, Université Vincennes-Saint-Denis
Héctor, Doctorant contractuel et chargé de cours en Musique, Université Vincennes-Saint-Denis
Hedvig, Etudiante d’échange en philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Hicha, Master Mangement, Université Vincennes-Saint-Denis
Houcine, Licence LEA, Université Vincennes-Saint-Denis
Idir, Master Économie des organisations,  Université Vincennes-Saint-Denis
Janice, Licence Arts du spectacle, Université Vincennes-Saint-Denis
Jean-Marie, DU Criminologie, Université Vincennes-Saint-Denis
Jordi, Musique, Université Vincennes-Saint-Denis
Juan, Licence Philosophie et Cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Kahamilou, Licence en Art du spectacle de la danse, Université Vincennes-Saint-Denis
Kenza, Master politique transnational, Université Vincennes-Saint-Denis
Largo, Master philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Lassana, Licence Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Leily, Licence Cinema, Université Vincennes-Saint-Denis
Linda, Master Management des projets publics et privés, Université Vincennes-Saint-Denis
Lyna, Licence information et communication, Université Vincennes-Saint-Denis
Madoka, Master Cinéma Réalisation, Université Vincennes-Saint-Denis
Makhlouf, Licence Cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Mana, Doctorante Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
María, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Maroua, Master genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Mehdi, Licence Histoire, Université Vincennes-Saint-Denis
Moustafa, Solidaires, Master philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Nader, Doctorant Cinéma EDESTA, Université Vincennes-Saint-Denis
Nassim, Master philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Nazif, Licence science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Nono, Master Management des projets publics et privés, Université Vincennes-Saint-Denis
Odelia, Etudiante, Université Vincennes-Saint-Denis
Oumaima, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Oumar, Licence cinéma, Université Vincennes-Saint-Denis
Parisa, Licence Cinema, Université Vincennes-Saint-Denis
Pedro, Master Musique, Université Vincennes-Saint-Denis
Raha, Master Arts plastiques, Université Vincennes-Saint-Denis
Rita, Master science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Rouguiyatou , Licence Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Salif, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Sandra, Licence information-communication, Université Vincennes-Saint-Denis
Sekou, Licence Sciences Humaines et Sociales, Université Vincennes-Saint-Denis
Soledad, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Tabita, Master Genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Tatiana, Master Cinema, Université Vincennes-Saint-Denis
Viktor, Licence Science politique, Université Vincennes-Saint-Denis
Wei-tsung, Master Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Wissam, Licence Matématiques, Université Vincennes-Saint-Denis
Yacine, Doctorant en sociologie, Université Vincennes-Saint-Denis
Yani, Licence LEA, Université Vincennes-Saint-Denis
Youcef, Master Philosophie, Université Vincennes-Saint-Denis
Zaineb, Master antropologie de la mondialisation, Université Vincennes-Saint-Denis
Andrea, Doctorat en sociologie et études de genre, Université de Paris (Paris 7)
Anna, Doctorat Sciences , Université Paris-Est Marne-la-Valée
Blanche, Licence de Philosophie et Lettres, Université Paris Panthéon-Sorbonne
Celso, Licence Cinéma, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Eileen, Licence Sociologie, Université Paris-Sorbonne (paris 4)
Fatou, Energie renouvelable, Paris
Gerardo, Doctorant en Géographie, Sorbonne Université
Homa, Licence Sciences sociales, Université Paris Panthéon-Sorbonne
Izarbe, Licence Science Sociales, Université Panthéon-Sorbonne
Javiera, Doctorante en Histoire, Université Sorbonne Paris Nord
Josebine, Licence de Philosophie et Lettres, Université Paris Panthéon-Sorbonne
Josefina, Licence Histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Lina, Doctorante en sociologie, Université Paris-est-Marne la Vallée
Lucia, Licence en psychologie, Université de Paris (Paris 5)
Lydia, Licence Lettre/communication journalisme, Université Paris Diderot
Malak, Licence Sciences sociales, Paris-Dauphine
Martin, Licence Sciences sociales, Paris-Dauphine
Mathilde, Doctorante contractuelle, Université Paris Est
Paola, Doctorante en mathématiques didactiques, Université Paris Diderot
Reginal, Master en Étude Politique, Université Paris Nanterre
Tatiana, Licence Psychanalise, Université de Paris (Paris 5)
Tina, Master Arts plastique, Université Paris Panthéon-Sorbonne
Wafa, Master Sciences Sociales, Université Marne La Vallée
Wilson, Master histoire de l'art, École du Louvre
Yanis, Master énergie électrique, électronique et automatique, Université Cergy Pontoise
Abdou, Master informatique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Alexandre, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Anthony, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Cherif, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Fatou, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Lakbir, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Malia, Licence optométrie, Institut supérieur d'optique de Marseille
Mamadou, Master nanoscience, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Maxime, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Mazigh, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Michel, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Pape, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Salma, Licence mécanique, Aix-Marseille Université (Saint-Jérôme)
Yoann, Ingénieur d'études, Aix-Marseille université
Euffi, Licence Sociologie, Université Toulouse
Gassim , Master Journalisme, IEP Toulouse
Josép, Master Philosophie, Université Toulouse
Oscar, Master Ingénierie de Développement des Territoires, Université Toulouse
Sitraka , Master Genre Égalité et politiques Sociales, Université Jean Jaurès Toulouse
Abdelbaset, Master Géographie, Université de Strasbourg
Achour, Master Littérature française, Université Strasbourg
Ayya, Licence Arts Plastique, Université Strasbourg
Kahena, Enseignante-chercheuse, ancienne étudiante étrangère, Université de Strasbourg
Idir, Master Sociologie, Université Strasbourg
Céline, Master Soin Éthique et Santé, Université Bordeaux Montaigne
Luis, Doctorant Science Politique, Centre Émile Durkheim - Sc.Po Bordeaux
Morgan, Doctorant, Université de Bordeaux
Anaïs, Doctorante en philosophie, CNRS, Université Lyon 3 / Université Lyon 1
Awa, Agronomie, Lyon
Blandine, Licence Physique, Université de Perpignan
Cheikh, Information, Universelle Brest
Hector, Doctorant Philosophie, Université de Tours
Ilaria, Licence Philosophie, Université de Nantes
Laura, Étudiante du MEEF espagnol, UPEM
Lycia, Master MSC Pro Architecte Logiciel, Epitech
Nilou, Licence Théâtre, Rennes 2
Sandoval, Licence Histoire, Faculté Lille 3

 

Soutiens :

Universitaires et enseignants :

Benkimoun Louise, Professeure, Éducation Nationale
Berhouma Wiam, Enseignante et militante antiraciste, sud education 93
Biermann Clara, Maitresse de conférences, Université Vincennes-Saint-Denis
Boucherie Alexia, Doctorante en sociologie, Université de Bordeaux
Boutin Perrine, Maître de conférences, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle
Cabranes Amaia, Maîtresse de conférences, Université de Bordeaux Montaigne
Carneiro Vinicius, Enseignant contractuel, Université de Lille
Chave-Dartoen Sophie, MCF anthropologie, Université de Bordeaux
Clouet Hadrien, Chercheur en sociologie, Sciences Politiques
David Gaby, Docteure en sociologie visuelle, chercheuse associée à l’IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
Davi Hendrik, Directeur de recherche en Écologie, INRAE
Desrosiers Sophie, Maîtresse de conférences, EHESS
Dobreva Neli, Ingénieur d'études SHS Fondation Maison des sciences de l'homme enseignante vacataire, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Dollfus Pascale, Chargée de recherche, ethnologue, CNRS
Duppre Pascal, Enseignant Génie Industriel, IUT de Montreuil-Université Vincennes-Saint-Denis
Espineira Karine, Membre associée Legs, Université Vincennes-Saint-Denis
Falquet Jules, Maître de conférences, Université de Paris (Paris 7)
Favier Irène, Maîtresse de conférence, Université de Grenoble
Fayolle Caroline, Maîtresse de conférences, Université de Montpellier
Fischer Karin, Professeure des Universités en Études irlandaises université d'Orléans
Guénif Nacira, Professeure, Université Vincennes-Saint-Denis
Guiné Anouk, Maître de Conférences, Université Le Havre Normandie
Hanafi Nahema, Maîtresse de conférences, Université d'Angers
Idrac Mickael, Doctorant en sociologie, Université de Paris
Keller Chantal, Maîtresse de conférences, Université Paris-Saclay
Launay Isabelle, Professeure UFR Arts, Université Vincennes-Saint-Denis
Laval Léa, ATER, Université Vincennes-Saint-Denis
Le Boulba Pauline, Chercheuse en danse, Université Vincennes-Saint-Denis
Le Fèvre-Berthelot Anaïs, Maîtresse de conférences, Université Rennes 2
Le Tétour Kevin, BIATSS Sud Éducation, Université Rennes 1
Ludivine Bantigny, historienne, Université de Rouen
Maggi Pierre, Astronome-Adjoint, Université de Strasbourg
Marsan Laurent, Maître de Conférences, IUT Vélizy
Nicolas Hélène, Maîtresse de Conférences en anthropologie du genre, responsable du Master genre - UMR LEGS, Université Vincennes-Saint-Denis
Opélie Mendes, Étudiante salariée, Université Cergy-Pontoise
Paz Diego, Doctorant en Science Politique - Études de genre, Université Vincennes-Saint-Denis
Pecqueux Anthony, Chargé de recherche CNRS, Centre Max Weber Lyon
Rabier Christelle, Maîtresse de conférences, EHESS
Rey Benoit, IGE, Université-Grenoble-alpes
Rocquet Christine, Maîtresse de conférences, Université Vincennes-Saint-Denis
Rolle Valérie, Maîtresse de conférences, Université de Nantes
Roueff Olivier, Chargé de recherche au CNRS, Université Vincennes-Saint-Denis
Roumier Théo, Militant Sud éducation en lycée professionnel
Tarricq Yoann, Doctorant, Université de Bordeaux
Vadot Maude, Maitre de Conférences, Sciences du Language, Université Savoie Mont Blanc

Organisations nationales, locales et figures publiques :

CGT FERC Sup
Fédération Syndicale Étudiante (FSE)
Jeunes Communistes
Jeunes Écologistes
Jeunes Génération·s
Jeunes du Parti de Gauche
Les Jeunes Insoumis·es
NPA jeunes
Résilience
Révolution Permanente, media militant
Solidaires Etudiant-e-s Syndicats de Luttes
Union Nationale des Étudiants de France (UNEF)
Université Ouverte
Le collectif Précaires ESR Bordeaux , ESR Bordeaux
Le collectif Solidarité Continuité Alimentaire Bordeaux
Le collectif Paroles d’exilé.e.s
La Dionysoise Paris 8
Le Poing Levé Paris 1
Onzieme Thèse Bordeaux
Sud Éducation Paris 8
Syndicat CGT RATP Flandre
Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille (SQPM)
Youth For Climate Marseille
Youth For Climate Paris

Akroum Torya, cheminote
Amokrane Salah, militant associatif à Toulouse
Belattar Yassine, artiste
Berrahal Ahmed, élu du personnel CGT RATP Bus, dépôt de Flandres
Besancenot Olivier, Porte-parole du NPA
Bezou Éric, Sud Rail et lanceur d'alerte
Bouaroua Fathi, militant associatif
Brakni Youcef, Comité vérité et justice pour Adama Traoré
Chambadal Didier, élu du personnel CGT RATP Bus, dépôt de Saint-Denis
Coquerel Éric, député LFI
Dhorasso Vikash, ancien footballeur
Duse Vincent, syndicaliste CGT PSA Mulhouse
Farid, militant FUIQP
Garnier Julie, Oratrice LFI
Guemari Kamel, syndicaliste McDonald's
Guerci Michelle, Journaliste
Gracia Gaëtan, délégué syndical CGT AHG
Juanico Régis, député de la Loire
Juraver Philippe, responsable espace des luttes LFI
Kazib Anasse, Sud Rail
Keny Arkana, artiste
Kijko Kevin, militant cheminot et co-animateur du livret transport LFI
Larrere Mathilde, historienne
Louvet Alexis, co-secrétaire de Solidaires groupe RATP, dépôt de Pleyel
Lucas Benjamin, Porte-parole de Génération·s
Marche Émilie, conseillère régionale LFI d'Auvergne-Rhones-Alpes
Messaoudene Madjid, élu de Saint-Denis
Najah Salman, élu du personnel RS-RATP, dépôt de Saint-Denis
Ngang Landry, livret jeunes insoumis
Pillaud-Vivien, responsable éditorial de la revue regards
Poupin Christine, Porte-parole du NPA
Poutou Philippe, Porte-parole du NPA
Rigouste Mathieu, sociologue
Rouijel Karim, Secrétaire Général RS-RATP, dépôt de Pavillons-Sous-Bois
Seck Aïssata, adjointe à la mairie de Bondy
Serne Pierre, conseiller régional écologiste d'Ile-De-France
Slaouti Omar, militant antiraciste
Taha Bouhafs, Journaliste La-bas si j’y suis
Taillé-Polian Sophie, Sénatrice du Val-De-Marne

 

 

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

unnamed27/11/2021 - Arbitraire, malveillance, cynisme et mauvaise foi de la justice

Un témoignage émouvant et enrageant  mais aussi interloquant par l’absurdité des ”arguments” avancés par le parquet, dont on sent le désespoir pour trouver quelque chose, peu importe quoi, afin de bloquer la démarche éminemment humaine de cette femme.

L’arbitraire et l’absurdité dans l’action du pouvoir en place qui se dégage de ce témoignage pourrait se prêter à rire, si ce n’était pas en même temps une épitaphe sur le tombeau de la justice de la République. Comment rester de marbre quand on est témoin d’une action aussi malveillante, cynique et de mauvaise foi que celle que témoigne ce récit :

"Cette nuit j'ai besoin d'exprimer ma sidération et ma colère. J'étais en audience cet après midi pour l'adoption de mon garçon qui vient de Guinée et qui est chez moi depuis bientôt 4 ans.
L'avocate apprend juste avant qu'on entre que le parquet était contre, aucune idée des motifs, où est le respect de la procédure contradictoire en droit ??
Une fois dans la salle, elle demande donc quels sont les motifs...
Ubuesque, absurde, stupide et j'en passe... 
1 pas de photo sur l'extrait de naissance !!! Qui connaît un exemple dans le monde ?
2 0n ne se connaît pas assez longtemps pour prouver des liens affectifs ! 4 ans !!! et jugement de la cour d'appel de Rennes  pour un titre de séjour vie privée et familiale que mon garçon détient depuis Juillet, qui insiste beaucoup sur nos liens profonds. 
3 le titre de séjour est provisoire jusqu à fin Juin !! Tous les premiers titres de séjour ne durent jamais plus d'un an, c'est la loi !!!
Une amie qui voulait adopter aussi et  à qui on a dit non également pour d'autres raisons, le titre de son jeune va jusqu'à Février mais comme c'est bizarre, pour lui ils n'en parlent pas !!
4 il vient chez moi de temps en temps, alors là on était héberlué ! Il a habité tout le temps chez moi, 9 attestations le prouvaient, j'ai en 40 comme ça!  Mon avocate pense que ça vient du fait qu'il a été en pension à la Guerche de Bretagne à 2h50 de chez moi, j'habite à Quimper. On n'a pas eu le choix, j'ai dû l'inscrire là bas car on avait eu une OQTF fin Juin, trop tard pour trouver une place ici en lycée hotelier car Youssouf est cuisinier-il a maintenant un CDI à Quimper - 5 restaurateurs étaient prêts à le prendre en alternance ici dans le Finistère sud juste à côté de Quimper-pour une formation complémentaire cuisinier en desserts de restaurant et le CFA aussi, OQTF, donc impossible, on n'avait plus que la Guerche de Bretagne et on nous le reproche maintenant ? J'aurais dû faire quoi, le conduire tous les matins et le ramener tous les soirs ?? On est sérieux là ??
5 sa signature et son paraphe sont les mêmes !!
Il était analphabète en arrivant ici, il ne savait ni lire ni écrire, donc sa signature était les premières lettres de son nom et prénom car c' était ce qu'il y avait de plus facile pour lui, et après quand il a su écrire, trop tard, on lui aurait dit que sa signature n'était pas conforme !!!
Tout ceci est ahurissant ! 
Quoiqu'on fasse, ce n'est jamais bien !!
Alors je ne peux pas m'empêcher de penser que tout ça est politique, la cour ici est à priori contre et cherche le moindre prétexte pour refuser l'adoption.
Je navigue entre la sidération, la tristesse, la colère et le rire car heureusement j'ai le sens de l'humour ! Tous ces arguments sont risibles... Mais c'est quand même la colère qui domine et heureusement car c'est elle qui va me donner la force, l'énergie pour continuer à me battre, cela fait 4 ans que nous partageons tout mon petit fils et moi, les joies comme les peines, nous avons ri et pleuré ensemble, alors nous n'allons pas abandonner, nous allons continuer à nous battre, nous formons une famille. 
Bonne nuit à tous et merci à ce groupe d'exister, cela fait tellement du bien de savoir que nous ne sommes pas seuls !"

unnamed23/11/2021 - Expulsé sans ambage et sans bagage

L'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration, l'OFII, n'a pas joué son rôle ce jour de début novembre à Toulouse.

L'affichage de leur bilan pourrait nous faire croire à une efficacité remarquable.

Voici les chiffres tirés de leur rapport 2020 pour les centres de rétention (CRA) :

9 959 entretiens de 1er accueil, 16 830 entretiens complémentaires, 144 entretiens d'évaluation de la vulnérabilité, 83 aides au retour, 34 010 achats de 1ère nécessité, 631 paiements de mandats, 186 retraits d'espèces en banque, 597 achats avec la carte ADA, 5 démarches de clôture de comptes bancaires, 9 remboursements de billet SNCF, 695 démarches de récupération de bagages, 38 démarches de récupération de salaires, 1726 dons de vêtements.

En novembre 2019, les EGM31 constataient déjà,des manquements sévères ( lire ici ). Par exemple, la récupération de bagages ne se faisait que sur Toulouse et sa banlieue alors que les placements en CRA se décident au niveau national et que les personnes étrangères 'dublinées' sont convoquées à la préfecture de région, donc Toulouse.

Rien d'étonnant donc que ce 9 novembre 2021, 3 associations (Halde, Cimade, Cercle des Voisins) ont du oeuvrer ensemble et dans l'urgence pour permettre à un retenu, placé la veille au CRA de Cornebarrieu de récupérer ses bagages avant son expulsion. Ces bagages étaient pourtant stockés à Toulouse !

 

14/04/2021 - Pourquoi ? Combien ?

Pourquoi tant de temps? pourquoi tant de kilomètres parcourus? Pourquoi tant d'argent public dépensé ? et les autres pourquoi pour tout ce qui ne peut se mesurer comme l'incompréhension, la peur, la trouille, l'angoisse, et tous les traitements indignes que sont le menottage, l'escorte policière sous le regard des autres, l'enfermement en centre de rétention administratif (CRA) et aussi l'attente, une longue attente pour qu'enfin l'Office Français de Protection des réfugiés et Apatrides (OFPRA) lui accorde enfin en ce mois d'avril 2021,la protection qu'il demandait.

Combien de parcours semblables à celui d'Ibrahim? Combien de personnes ont subi des arrestations en préfecture, un enfermement qui peut durer jusqu'à 3 mois dans des locaux parfois sales, où la bouffe est infâme et où il est nécessaire de se résoudre à avaler un somnifère si l'on veut dormir un peu ?

Et combien de temps cela va-t-il durer encore avant qu'une figure humaine mette un terme aux textes écrits par les gestionnaires et technocrates en place depuis plusieurs années sur le Droit des Étrangers (le fameux CESEDA et les règlements qui en découlent comme celui de Dublin).

Et comme le suggère le dernier livre d'Axel Kahn, Et le bien dans tout ça ?, si nous devenions raisonnable et humain ?

Ce vite-dit fait suite à celui du 22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

 

 

 

vd systeme ecrase2/2/2021 - 90 jours moins 1
Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) dispose que le placement en rétention doit être considéré en ultime recours lors de l’expulsion d’une personne, et cela seulement après avoir épuisé toutes les autres formes de contrôle disponibles à l’administration, comme l'assignation à résidence ou le pointage en commissariat de police. Aussi, il dispose que la période de rétention doit être réduite au strict minimum nécessaire à la mise en oeuvre de l’expulsion.

Monsieur P., un Sénégalais en situation irrégulière, est arrêté et placé en rétention au centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu. Deux jours plus tard, il est présenté devant le Juge de la Liberté et de la Détention, qui décide de prolonger sa rétention pour une période de 28 jours supplémentaires en vue d’une expulsion imminente vers son pays d’origine. Cette période devrait suffire à la préfecture pour organiser son expulsion.

Or, à la fin de ces 30 jours, l’administration n’a toujours pas réussi à le faire. Qu’à cela ne tienne, la préfecture décide de demander une nouvelle prolongation de la période de rétention de 30 jours supplémentaires pour organiser cette expulsion “imminente”. Le tribunal accède à la demande de la préfecture et inflige à Monsieur P.  une nouvelle période de 30 jours pendant laquelle l’administration devrait pouvoir finir les préparatifs.

Hélas, les 60 jours s’écoulent, mais l’expulsion se fait attendre. Un point de détail se dit probablement la préfecture qui demande encore une prolongation. Le tribunal accepte, à nouveau, et condamne Monsieur P.  à 15 jours de rétention supplémentaires, en principe pour permettre à l’administration de finir enfin son travail et exécuter l’expulsion, toujours "imminente”.

Surprise ! 15 jours plus tard, rebelote. La préfecture n’a toujours pas pu, su ou voulu expulser Monsieur P.  et demande, difficile à croire, une prolongation supplémentaire !  C’est la dernière prolongation autorisée par la loi avant qu’il soit libéré de droit... en attendant de nouvelles arrestations, sans limites. Une des conditions pour accorder cette quatrième et dernière prolongation est que la préfecture ait obtenu le laissez-passer nécessaire à l’expulsion, ainsi qu’un vol, et cela au plus tard pendant les 15 jours de la troisième prolongation, ce qui n’était toujours pas le cas pour Monsieur P.. Encore plus difficile à croire, non seulement le tribunal ignore le manque du laissez-passer et du vol, mais refuse aussi d’admettre que dans la situation sanitaire actuelle il soit pratiquement impossible de renvoyer ces pauvres gens vers leurs pays, et décide de prolonger d'encore 15 jours le calvaire de Monsieur P..

Monsieur P. a été finalement expulsé la veille de la fin de sa rétention. 90 jours moins 1 de rétention parce que la préfecture n’a pas été capable de faire son travail avec plus de diligence et en conformité avec le CESEDA.

Juste au cas où le point vous aurait échappé, il ne s’agit pas ici d’un colis que l’on peut mettre de côté en attendant son expédition par le moyen le plus confortable pour l’administration, mais d’un être humain privé de sa liberté et de ses droits, dont la seule faute est de ne pas avoir des papiers, c’est-à-dire une simple contravention au CESEDA.

Malheureusement Monsieur P. n’est ni le premier ni le dernier à subir ces longues peines d’emprisonnement. Des milliers de personnes se trouvent ainsi piégées dans des centres de rétention à travers la France, avec pas ou peu de possibilité d’expulsion. Beaucoup se trouvent dans des centres touchés par la COVID, et par conséquent exposés au virus, mettant leur vie en danger, sans que cela inquiète l’administration.

Il est malheureusement peu probable que le gouvernement cesse ces expulsions honteuses, mais il se doit d’être capable de les exécuter dans le respect des personnes et de leurs droits.

Il est impératif que la déshumanisation de ces êtres humains cesse parce que pour chaque personne que se voit désignée comme "chose”, nous détruisons un bout de nos âmes.

 

 

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À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques.

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Le pouvoir fait partie du problème des crises de ce pays et les amplifie, semant la misère, le désespoir, le racisme et la haine là où il faut plus de solidarité, de liberté et d’égalité. Lors de la Marche nationale des Sans-Papiers nous avons montré que nous étions la solution.

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