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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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La Dépêche |  20/11/2010 08:01 

Yasmina à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac./DDM Xavier de Fenoyl
Yasmina à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac./DDM Xavier de Fenoyl
 
Yasmina à la sortie du lycée Déodat-de-Séverac./DDM Xavier de Fenoyl

C'est le soulagement pour Yasmina, cette élève en BTS au lycée Déodat-de-Séverac qui était sous le coup d'une procédure d'expulsion : la préfecture a décidé d'un sursis jusqu'à l'été prochain.

Elle ne sera désormais plus obligée de se cacher. Après l'annonce du sursis que lui a octroyé la préfecture, Yasmina peut enfin recommencer à se concentrer sur ses études. Entretien.

Qu'est-ce que vous ressentez après ce revirement de la préfecture ?

Je suis très heureuse et soulagée. Vivre cachée, c'était comme être en prison : on bouge pas, on ne voit plus ni famille ni amis, on ne sort plus, on a peur du lendemain. Tout ce qu'on fait tous les jours le plus naturellement du monde t'est enlevé. Je remercie beaucoup tous ceux qui m'ont soutenue ; c'est grâce à une forte mobilisation que je peux enfin aborder sereinement la fin de mon année de BTS. Le premier contact que j'ai eu, c'était avec une ancienne prof qui m'a mise en relation avec d'autres enseignants comme Jean-Pierre Bataille. Ils ont organisé une pétition qui a rassemblé plus de 7 500 signatures !

Que va-t-il se passer à la fin de l'année ?

C'est la contrepartie; je vais devoir retourner en Algérie pour formuler une nouvelle demande d'entrée sur le territoire ; pour cela, je vais me rendre à la préfecture la semaine prochaine afin de mettre en place les modalités de ma demande de visa une fois que j'y serais. La préfecture s'est engagée à me fournir un soutien et une aide technique pour que je puisse revenir dès septembre 2011 en France, date de la reprise des cours.

Quels sont maintenant vos projets ?

Je ne compte pas m'arrêter au BTS : je voudrais aller plus loin, par exemple faire une licence professionnelle afin d'être mieux valorisée sur le marché de l'emploi. Ma spécialité, la photonique, qui à trait au laser, pourrait m'amener plus tard à apporter une expertise dans le secteur, en plein essor, de la fibre optique. Je suis en ce moment même à la recherche d'un stage de deux mois que je compte mener à la fin de l'année scolaire dans les télécommunications - car ils utilisent de la fibre optique - ou dans la recherche, au CNRS.

Comment se passe le retour à la normale ?

Je peux enfin souffler, et retrouver les bancs du Lycée Déodat-de-Séverac où je suis heureuse de pouvoir retrouver mes professeurs.

Youssef, son père adoptif, ajoute : « si on a choisi de l'adopter, c'est surtout pour qu'elle puisse poursuivre ses études dans de bonnes conditions. L'environnement social et matériel dans lequel nous vivons est solide ». Et Yasmina de conclure avec un grand sourire : « on l'a pas fait pour le moment mais on va bien fêter ça ! ».

« Les soutiens étaient à la fois inattendus, efficaces et très avenants. C'est parce qu'elle le mérite. »

Youssef Abdi, entrepreneur, père adoptif de Yasmina

 

 

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
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juge magicien29/7/2018 - Ici on ne rend pas justice, on applique la loi !
C'est ce qu'a répondu il y a quelque temps une juge du JLD à un retenu.
La loi dispose qu'un document officiel d'un pays étranger, tel un acte de naissance prouvant la minorité d'un.e jeune, de surcroit confirmé authentique par le consul de ce pays en France, doit être accepté et prit en compte par la justice, et doit primer sur toute autre considération.
La loi dispose qu'en cas de doute sur sa minorité, ce doute doit profiter au jeune.
La loi dispose que quand l'état formule une accusation il est tenu d'apporter des preuves.
Et pourtant, suivant l'avis de la préfecture de Toulouse, un tel document n'a pas été considéré "crédible" par un juge du Tribunal Administratif de Toulouse, qui a condamné Nakachia, mineure de 14 ans, à être renvoyée dans son pays, où elle risque en plus d'être mariée de force à un vieil homme de 70 ans.
La raison ? La préfecture a "des doutes", POINT. Point de preuves aussi, juste des soupçons.
Donc, on applique la loi quand la justice ne convient pas, et on rend "justice" quand la loi ne convient pas.
C'est å se demander à quoi bon payer cette armée de parlementaires et tous ces juges si de toute façon l'État se débrouille très bien tout seul pour faire le travail à leur place.
En savoir plus ici et

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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