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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Laurent Jeanneau
Alternatives Economiques Hors-série n° 089 - avril 2011

L'immigration concentre toutes les idées reçues. Et les récentes initiatives gouvernementales ne facilitent ni la clarification ni la pacification du débat.
Retour aux faits.

 

Du débat sur l'identité nationale à celui sur la laïcité et l'islam, le gouvernement alimente dangereusement l'idée selon laquelle l'immigration serait un " problème ". Ce faisant, il attise la peur d'un afflux massif d'immigrés et l'idée selon laquelle ils seraient la source de nombreux maux (chômage, insécurité…). Outre qu'il légitime une partie des thèses de l'extrême droite, ce discours est erroné. Si la France est bien une vieille terre d'immigration, elle est loin d'être submergée. On peut même dire que l'Hexagone a cessé d'être un pays d'immigration massive depuis un quart de siècle.

L'imaginaire et la réalité

En 2010, la France comptait 6,7 millions d'immigrés, soit 10,7 % de sa population, selon une projection de l'Institut national des études démographiques (Ined). Or, depuis dix ans, cette proportion reste stable : elle était déjà de 10,6 % en 2000. D'autre part, quand on compare la France à d'autres démocraties industrielles occidentales, elle se distingue par un nombre d'immigrés rapporté à sa population totale plus faible qu'ailleurs : 13,5 % aux Etats-Unis, 14 % en Espagne, 13 % en Allemagne, 15,6 % en Autriche…

L'immigration, une chance pour la protection sociale ?

Dans un contexte où le vieillissement de la population déséquilibre le ratio entre actifs et inactifs, le recours à l'immigration peut-il sauver le financement des retraites ? Une fermeture totale des frontières aurait certainement un impact négatif sur l'équilibre des comptes de notre système de protection sociale. En 2000, un rapport des Nations unies mettait en garde l'Union européenne contre une politique migratoire trop restrictive, jugeant que le vieillissement de sa population nécessitait au contraire une plus grande ouverture. Mais il ne faut pas pour autant attendre de miracle de l'immigration. Elle est en effet un paramètre de l'équation des retraites, mais elle n'est pas LA solution. Elle ne suffirait pas à compenser le vieillissement lié à l'allongement de la durée de la vie. D'autant que les immigrés, eux aussi, vont vieillir. Et ils ont droit à la retraite, comme les autres !

A l'opposé de cette vision, certains chercheurs américains jugent que plus la diversité sociale et culturelle est forte dans une société, moins celle-ci est susceptible de consentir à des mécanismes de solidarité ambitieux. Un accroissement de l'immigration devrait donc se traduire, selon eux, par un affaiblissement de l'Etat-providence. La contrepartie de la diversité serait donc des services publics de moins bonne qualité, des programmes d'aide sociale moins généreux, etc. Là encore, cette thèse mérite d'être sérieusement relativisée. Si les Etats-Unis semblent confirmer la théorie (terre d'immigration de masse, diversité culturelle importante, Etat-providence faible), le cas français raconte une tout autre histoire. La protection sociale et des services publics ambitieux y ont été de puissants facteurs d'intégration alors même que les flux migratoires y étaient massifs. Autrement dit, la cohésion sociale n'est pas l'état " naturel " de sociétés culturellement homogènes, mais plus souvent le résultat d'un effort collectif, quelle que soit leur diversité.

Cette réalité tranche avec le ressenti de nombreux Français, qui ont tendance à surestimer le poids de l'immigration, jusqu'à le multiplier par trois [1]. Pourtant, loin de minorer le phénomène, ces chiffres s'appuient sur la définition large des Nations unies, qui comptabilise toutes les personnes ayant franchi au moins une frontière depuis leur naissance, alors que la définition statistique d'" immigré " en France est plus restrictive, puisqu'elle ne compte pas les Français nés à l'étranger, mais seulement les personnes étrangères nées à l'étranger (soit 8 % de la population). Quant aux étrangers en situation irrégulière, ils seraient entre 200 000 et 300 000 en France. Ce qui pèse relativement peu par rapport à ceux qui sont en règle.

Il faut également relativiser la pression migratoire aux frontières, c'est-à-dire l'intensité des flux. Environ 200 000 immigrés pénètrent en France chaque année, dont 60 000 ont la nationalité française, 60 000 sont citoyens de l'Union européenne et 80 000 viennent du reste du monde. En parallèle, un certain nombre d'immigrés quittent tous les ans le territoire national.

Les flux d'entrée

Le solde migratoire, qui mesure la balance annuelle entre ces entrées et ces sorties, a certes augmenté depuis les années 1990, passant d'environ 40 000 personnes par an à 75 000 en 2010, selon les estimations de l'Insee, mais faut-il pour autant en conclure que la France est assaillie par l'immigration ? Non. Ce solde reste en effet deux fois moins important que celui enregistré dans les années 1960 : 150 000 personnes supplémentaires par an en moyenne à l'époque. Rien à voir non plus avec les migrations qui sont arrivées en France au XIXe siècle, venues de Belgique, d'Angleterre, d'Allemagne et de Suisse, et surtout, celles du XXe siècle, avec les deux périodes d'après-guerre. Dans les années 1920, Polonais, Italiens et Espagnols sont venus compenser le déficit démographique creusé par la Grande Guerre. Dans les années 1950 et 1960, c'est la reconstruction et le manque de main-d'oeuvre dans un contexte de forte croissance économique qui a motivé cette immigration, essentiellement en provenance du Portugal et du Maghreb. Depuis l'arrêt de l'immigration de travail en 1974, les flux d'entrée se sont nettement réduits, mais aussi les sorties, les immigrés hésitant à rentrer chez eux puisqu'ils ont de moins en moins de chances de pouvoir revenir par la suite.

D'autre part, le solde migratoire reste largement inférieur au solde naturel. Avec 283 000 naissances de plus que de décès en 2010, la France est le pays européen dont la croissance démographique dépend le moins de l'immigration. Selon Eurostat, les mouvements migratoires contribuent seulement pour 20 % à l'accroissement de la population hexagonale, contre 63 % en moyenne dans l'Union européenne en 2009. La vitalité démographique de la France est donc avant tout liée à son taux de fécondité : deux enfants par femmes, nettement au-dessus de la moyenne européenne (1,6). Et l'immigration n'y est pas pour grand-chose : la contribution des étrangères au taux de fécondité de la France est seulement de 0,1 enfant supplémentaire.

Une accumulation d'obstacles

Ce n'est donc pas le flux actuel de migrants qui est préoccupant, mais bien davantage les problèmes d'intégration que rencontrent les enfants ou les descendants d'immigrés. Autrement dit, l'héritage des migrations passées. Entre la ségrégation urbaine, les discriminations au faciès ou au patronyme, les difficultés d'accès au marché du travail ou encore l'échec scolaire, les deuxièmes et troisièmes générations cumulent les obstacles.

Une récente enquête réalisée par l'Insee et l'Ined a apporté de nouveaux éclairages sur ces injustices [2]. Les enfants d'immigrés sortent plus souvent que les autres sans diplôme du système scolaire (13 %, contre 8 % pour le reste de la population). Ils décrochent également moins fréquemment que les autres le baccalauréat et sont moins souvent orientés vers les filières générales.

Ces inégalités de niveaux scolaires sont avant tout liées à l'origine sociale des jeunes issus de l'immigration qui, dans leur majorité, appartiennent à des familles dont le père est ouvrier. Sur le marché du travail, les immigrés et leurs descendants rencontrent également de nombreuses difficultés, surtout s'ils sont non européens : un taux de chômage plus élevé, une surreprésentation dans les métiers délaissés et précaires, aux conditions de travail pénibles et aux salaires plus faibles. C'est bien là que se situe le vrai défi : faire tomber ces obstacles à l'intégration économique et sociale.


Laurent Jeanneau
Alternatives Economiques Hors-série n° 089 - avril 2011


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Vite dit

9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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