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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Libération.fr | 10/06/2011 
 
Terrorisé à l’idée d’être expulsé, Aminullah, réfugié afghan, s’est pendu dans le parc de la Villette. Enquête sur la vie brisée de cet adolescent qui s’est cru piégé par l’Aide sociale à l’enfance de la Ville de Paris.

Par LUC MATHIEU

Seul le visage n’est pas recouvert par le linceul blanc. Aminullah Mohamadi, un Afghan de 17 ans, avait des traits fins, un nez busqué et d’épais cheveux noirs. Ce vendredi 20 mai, quinze de ses amis se sont réunis autour de sa dépouille à l’institut médico-légal de Paris. Ils fixent en silence le cadavre à la bouche entrouverte. Hadji, vêtu d’un shalwar kamiz beige, la tunique traditionnelle afghane, murmure une prière en passant ses mains au-dessus du corps, comme s’il voulait le laver sans le toucher. Quelques-uns prennent des photos avec leur téléphone portable. Un employé de l’institut s’excuse avant de refermer le cercueil et de poser les scellés. La dépouille d’Aminullah Mohamadi devait arriver le 23 mai à Kaboul, la capitale afghane.

L’adolescent s’est suicidé trois semaines plus tôt. Son corps, pendu à un arbre, a été retrouvé dans l’après-midi par une patrouille de police dans le parc de La Villette, dans le nord-est de Paris. Il était arrivé en novembre 2009 en France après avoir traversé l’Iran, la Turquie, la Grèce et l’Italie. Aminullah avait vécu dans la rue, puis dans des foyers et des hôtels. Il avait appris le français et voulait, selon ses amis, devenir plombier. Son suicide a ulcéré la petite communauté des exilés afghans de Paris. «C’est à cause d’eux qu’il est mort, dit Haroun Walizada, 17 ans, en se tournant vers deux employés de l’Aide sociale à l’enfance venus à l’institut médico-légal. Ils lui ont dit : "Tu as bientôt 18 ans, on va te renvoyer en Afghanistan." Aminullah a paniqué. Il disait que c’est son cercueil qu’ils renverraient.»

A 5 700 km de Paris, dans la province afghane de Baghlân, au nord de Kaboul, Abdallah, le frère aîné d’Aminullah, se dit lui aussi furieux. «Depuis quelques mois, il m’appelait tout le temps. Il pleurait, il était terrifié. Il affirmait que les services sociaux avaient contacté la police et qu’il allait être expulsé. Je ne comprends pas le comportement des autorités françaises. Aminullah était un enfant, il aurait dû être protégé.»

Un périple de deux ans

Devant l’institut médico-légal, Olivier Le Camus, chef du bureau de l’Aide sociale à l’enfance de Paris, réfute une à une les accusations. «Nous n’envisagions absolument pas de mettre fin à sa prise en charge. Nous lui avions même trouvé une nouvelle formation, un CAP de peintre en bâtiment. Il aurait dû commencer le jour où il s’est suicidé.»«Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour ce garçon, ajoute Romain Lévy, adjoint au maire de Paris en charge de la protection de l’enfance. Il a été placé dans une famille d’accueil, scolarisé, envoyé en vacances. Mais rien ne fonctionnait. Il ne s’adaptait pas, il ne s’entendait pas avec les autres jeunes.»

Aminullah souffrait-il de troubles psychiatriques ? A-t-il été victime de services sociaux sous-financés ? Les versions divergent, les témoignages se contredisent. Mais le parcours d’Aminullah, lui, est connu. Le jeune Pachtoune a quitté son pays début 2008. Originaire du Wardak, à l’ouest de Kaboul, sa famille a déménagé dans la province de Baghlân, en 1998, pour fuir l’insécurité et les combats entre bandes armées. «Nous avions tenté d’aller au Pakistan, puis en Iran, mais nous avions été refoulés. Même en Afghanistan, nous déménagions sans cesse. Aminullah ne pouvait pas prétendre à une bonne éducation. Une famille de notre entourage avait envoyé l’un de ses fils à l’étranger. Cela avait bien fonctionné, il s’était intégré et parvenait même à envoyer de l’argent à ses parents, explique Abdallah. Nous avons décidé de faire la même chose pour Aminullah. Nous espérions qu’il pourrait revenir au bout de quelques années et devenir traducteur.» La famille vend les vergers de pommiers qu’elle possède encore dans le Wardak et s’endette auprès d’amis. Elle réunit 14 700 euros. Aminullah trouve un passeur, originaire de Baghlân, et quitte le pays. Il traverse l’Iran et franchit la frontière turque. Il est arrêté à Ankara : il passe quatre mois en prison avant d’être renvoyé en Afghanistan.

Quelques semaines plus tard, Aminullah repart. Il emprunte le même chemin et réussit à traverser la Turquie. Cette fois, il se fait arrêter en Grèce. «C’est là que je l’ai rencontré, nous étions dans la même cellule», explique Haroun Walizada. Relâchés au bout de trois jours, les deux adolescents travaillent au noir dans des champs pour financer le reste de leur voyage. Sept mois plus tard, Aminullah réussit à sa troisième tentative à passer en Italie en se cachant sous un camion. «Il est arrivé dans une forêt qui ressemblait à une jungle pour lui. Il était persuadé qu’il y avait des loups et même des lions. Il était terrifié et affamé», raconte Abdallah.

Polémique sur l’âge

A l’époque, Aminullah veut rallier la Norvège, persuadé que le pays a besoin de main-d’œuvre et qu’il y serait bien traité en tant que mineur. Il décide de passer par la France où il vivra ses trois premiers mois sous un pont dans le quartier de Gambetta. Les services sociaux doutent de son âge, ils lui font passer un test osseux qui conclut que le jeune Afghan a plus de 19 ans. Jean-Michel Centres, membre du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), saisit le juge des enfants au début de l’année 2010. Le magistrat conclut qu’Aminullah est bien mineur et rédige une ordonnance de placement provisoire.

La décision est rare. En 2009, 89 mineurs afghans avaient été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance sur un total de 860, selon les estimations du collectif de soutien des exilés du XXe arrondissement. «Le problème est que le gouvernement s’est désengagé de ce dossier. Le département de Paris va consacrer plus de 75 millions d’euros cette année pour les seuls frais d’hébergement des mineurs étrangers isolés, contre 48 millions l’an dernier. L’Etat, lui, continue à ne donner que 3 millions d’euros», explique Romain Lévy.

Le juge motive sa décision concernant Aminullah par l’examen de sa taskera, la carte d’identité afghane. Alors que les plus récentes sont imprimées sur une simple feuille A4, celle du jeune Afghan date de la période où les talibans étaient au pouvoir en Afghanistan, entre 1996 et 2001. C’est un petit carnet de huit pages, avec la photo d’un enfant qui cadre avec l’âge revendiqué à l’époque. «Sa taskera était probablement trafiquée. Je reste persuadé qu’il avait entre 25 et 30 ans, affirme Pascal Moulin, qui gère le dossier d’Aminullah à l’Aide sociale à l’enfance. Il avait un visage ridé et son comportement ne cadrait pas avec celui d’un jeune de 17 ans. Le Mrap a monté un dossier en jouant sur les incertitudes.» Jean-Michel Centres est, lui, convaincu du contraire. «Si Aminullah avait voulu faire un faux, il aurait pris une taskera récente, beaucoup plus facile à contrefaire. Cela n’a aucun sens.»«Bien sûr qu’il était mineur. Je le connaissais bien, il me l’aurait dit s’il avait menti. Et son histoire était totalement cohérente», confirme Haroun Walizada.

L’Aide sociale à l’enfance, qui gère les dossiers de 1 500 mineurs étrangers isolés à Paris, ne fait pas appel de la décision de placement provisoire. Le 15 février 2010, Aminullah est envoyé dans une famille d’agriculteurs dans la campagne de Marmande (Lot-et-Garonne). «Il était perdu. Il ne parlait pas du tout français et n’avait que trois jours de cours par semaine», explique Jean-Michel Centres. Le jeune Afghan fugue et revient à Paris. Les services sociaux le scolarisent durant six mois dans un collège. «Il avait beaucoup de mal à apprendre. Il n’obéissait pas, il était insolent et agressif avec les adultes», affirme Pascal Moulin.

Aminullah prend aussi des cours dispensés par France Terre d’Asile à Montreuil. Dans son évaluation rédigée après deux mois de formation, Emilie Pierard, professeure de français, le décrit comme un élève «assidu, curieux, très sociable et ayant fait beaucoup de progrès». Parlant désormais bien le français, Aminullah fait parfois office de traducteur pour les Afghans qui errent sur les berges du canal Saint-Martin ou aux abords de la gare de l’Est. «Il allait bien, il avait repris espoir», dit Jean-Michel Centres. Aminullah voit régulièrement ses amis. Il leur explique qu’il se sent bien en France, qu’il voudrait devenir plombier.

Mais à partir de l’automne, l’adolescent déprime. Il s’inquiète de ne pas avoir de formation professionnelle et de ne pas trouver d’emploi. Quand Aminullah a-t-il définitivement sombré ? Jean-Michel Centres, du Mrap, l’a vu une dernière fois début mars à une distribution de nourriture de l’Armée du salut dans le XIXe arrondissement. «Il était au bord des larmes, il allait de toute évidence très mal.»

Cloîtré dans sa chambre

Aminullah s’isole. Il ne contacte plus son entourage, ne fréquente plus les locaux des associations qui aident les migrants afghans. Il reste dans sa chambre de l’hôtel Seine-et-Rhin (XIXe) où l’ont logé les services sociaux. Le jeune homme vit avec son allocation de 12 euros par jour. A son ami Haroun qu’il finit par accepter de rencontrer, fin avril, Aminullah explique qu’un rendez-vous avec l’Aide sociale à l’enfance a mal tourné. «Ils lui avaient demandé de se faire établir un passeport à l’ambassade d’Afghanistan. Quand il est venu le leur apporter, on lui a dit qu’il serait renvoyé là-bas dès qu’il aurait 18 ans.»«C’est faux, répond Olivier Le Camus.Il n’avait aucune raison d’avoir peur. Il avait simplement besoin de papiers en règle pour obtenir un permis de séjour une fois majeur. Nous avions même décidé de prolonger sa prise en charge jusqu’à ses 21 ans.»

Un rendez-vous est pris à l’hôpital Saint-Anne, spécialisé dans les consultations psychiatriques. Aminullah n’y va pas. «Il répétait que ça ne servait à rien, qu’il serait de toute façon expulsé cet été, raconte son ami Haroun. Il m’a dit : "Si je me tue, n’emmenez pas mon corps en Afghanistan. Même mort, je ne veux pas y retourner."»

 


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Vite dit

9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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