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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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«Il va mourir plus vite, en moins bonne condition et avec malheureusement (...) des douleurs qui nécessiteront d'autres médicaments dont je ne sais pas s'ils seront à (sa) disposition. C'est dramatique, inacceptable.» La pédiatre Isabelle Kieffer a de quoi être pessimiste. L'état d'Ardi, jeune Kosovar polyhandicapé expulsé de l'Hexagone en 2010, s'aggrave (voir la vidéo ci-dessous, réalisée par le comité de soutien). Et c'est justement pour remédier à cette situation que l'adolescent vient d'obtenir un visa pour la France. Un retour effectué le 28 juillet dernier, après plus d'un an de bataille.

 

 

Associations, voisinage et personnel soignant peuvent se réjouir! Quinze mois après leur expulsion, Ardi Vrenezi, ses parents, sa sœur et son frère sont revenus sur le sol français. Une décision rare de la part de l'Etat français qui a agi en toute discrétion. Aucune information n'a filtré. Les médias sont restés à l'écart. Même l'hôpital Bon-Secours de Metz ne savait pas la date exacte de l'arrivée du jeune Kosovar. A croire que le gouvernement n'aime pas s'étendre sur ses erreurs.

 

Car il s'agit bien d'une erreur de jugement. Pour Isabelle Kieffer, il ne faut chercher «aucune bonté d'âme» dans cette décision. Le gouvernement devait simplement réparer sa «grosse faute» avant que l'affaire ne soit traînée devant la justice. Richard Moyon, membre de Réseau éducation sans frontières (RESF), va même plus loin, en parlant d'une «gifle magistrale» prise par «la stasi et la sarkozie».

 

Aucune trace de mea culpa pourtant dans la justification du ministère de l'intérieur: «Le retour en France d'Ardi Vrenezi a été décidé, compte tenu de la volonté des autorités françaises de s'assurer du respect par la famille du protocole de soins, pour lequel certains manquements ont été relevés en dépit de l'accès possible au traitement.» Des «manquements» qui ont bien failli coûter la vie à un jeune garçon.

 

Comment expliquer un tel revirement ? Le documentaire L'Immigration aux frontières du droit y est sûrement pour quelque chose. Réalisé par Manon Loizeau et diffusé en juin dernier sur Canal Plus, il met des images sur les dires du comité de soutien. L'aggravation de l'état d'Ardi y apparaît bien réelle et entraîne une mobilisation au niveau national.

 

Le rôle des associations doit aussi être pris en compte. Depuis le début, Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF), est convaincu que la décision d'un possible retour en France dépend du plus haut niveau. C'est pourquoi il fait appel à ses contacts dans les différents ministères et va jusqu'à remettre, le 8 juin 2011, une lettre en main propre à Nicolas Sarkozy. Mais les semaines passent et toujours rien. «On sait que le circuit de décision est long mais quand c'est la santé de quelqu'un qui est en jeu, ce n'est pas raisonnable, pour ne pas dire plus!», déplore Jean-Marie Barbier.

Pourtant, la machine politique est en marche. Le 7 juillet, le Conseil régional d'Ile-de-France déploie une banderole sur ses grilles pour réclamer le retour de l'adolescent. C'est ensuite le Conseil municipal de Paris qui vote un vœu en faveur d'Ardi. Quelques jours plus tard, la nouvelle tombe: le jeune Kosovar et ses parents viennent d'obtenir des visas. Aucune trace dans cette annonce de la sœur, 18 ans, et du frère, 14 ans. Les associations s'inquiètent, le ministère de l'intérieur rassure. Pas question de laisser Mimoza et Eduard de côté, toute la famille sera du voyage.

«Ce n'est plus du tout le même gamin»

Dès son arrivée le 28 juillet, Ardi est hospitalisé une semaine à l'hôpital Bon-Secours de Metz. Il pèse «16 kilos de moins» et présente une «régression neurologique importante». «Ce n'est plus du tout le même gamin», constate Isabelle Kieffer, qui a pu rendre visite au garçon.

Sylvie Favaro, l'ancienne infirmière d'Ardi, critique la prise en charge de l'adolescent par l'hôpital: «L'accueil à Metz n'a pas été très chaleureux. Depuis le 28 juillet, rien n'a été mis en place! Son état nutritionnel n'a pas été évalué et aucune sonde pour l'alimenter n'a été placée, comme si c'était un fardeau!» Accusations que réfute l'hôpital mis en cause: «Il n'y a pas de polémique. Un bilan nutritionnel a été fait. Tout s'est très bien passé, les parents du garçon étaient contents et nous ont remerciés en partant.»

 

 

Ardi Vrenezi Ardi Vrenezi© Sylvie Favaro
Le 4 août, Ardi est transféré dans l'Institut médico-éducatif (IME) «Le Château» d'Inglange, en Moselle. Un véritable soulagement pour le comité de soutien. Sylvie Favaro l'assure, «un gros travail» attend désormais l'équipe de l'institut. L'adolescent doit avant tout reprendre des forces. Ce n'est qu'après que pourront commencer les soins plus spécifiques comme la kinésithérapie ou l'ergothérapie.

Mardi 9 août, la pédiatre et le président de l'APF se sont rendus sur place pour juger de l'état d'Ardi. Dans une lettre publiée sur le site de RESF, Isabelle Kieffer fait le compte-rendu de cette visite. Le jeune Kosovar est «très fatigué» mais le centre est «parfaitement adapté aux besoins de l'adolescent». Point négatif: Ardi est contraint d'être interne car sa famille est logée à 30 km de l'IME, dans la banlieue de Metz. Aucun transport en commun ne relie les deux endroits.

Cette prise en charge est certes positive mais Isabelle Kieffer ne peut s'empêcher d'être pessimiste. La pédiatre confiait à Mediapart début août qu'il semblait impossible qu'Ardi retrouve son état d'avant l'expulsion. «Il faut rappeler que c'est une maladie progressive. Ce gamin est condamné à mourir.»

Reste à espérer que d'ici là, la France permette à Ardi de vivre le plus longtemps possible dans des conditions dignes. La famille Vrenezi n'a en effet obtenu qu'un visa de tourisme de trois mois, et non un visa "vie privée et familiale". Au ministère de l'intérieur, on précise que la situation sera étudiée «le moment venu et en fonction de l'évolution». Une explication qui laisse perplexe sachant que la maladie de l'adolescent ne se guérit pas.

«Je n'ai jamais cessé d'être en colère»

Leucoencéphalite sclérosante subaiguë. Un nom barbare pour désigner une maladie incurable. Le cerveau est attaqué par une infection attrapée dans la petite enfance. Avec des soins adaptés, il est possible de ralentir les effets de la maladie. Les médecins kosovars, impuissants, conseillent à la famille Vrenezi de partir pour la France où la médecine sait prendre en charge ce type de pathologie.

 

Arrivés à Metz en juillet 2008, les parents d'Ardi font une demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées de Moselle pour que leur fils soit placé dans une structure adaptée. L'adolescent, alors âgé de 15 ans, intègre en mars 2010 l'IME «Les Jonquilles» de Freyming-Merlebach, en Moselle. «Il était capable de se tenir dans un fauteuil, était socialisé et parvenait à faire quelques pas autour de la structure», explique Sylvie Favaro. Pour les parents, cette amélioration relève du «miracle».

 

Et puis, brusquement, tout s'arrête. 3 mai 2010, 19 heures. Une vingtaine de policiers débarquent dans l'établissement. Ardi est aussitôt placé dans le centre de rétention de Metz avec ses parents, sa sœur et son frère. Le lendemain, la famille est expulsée du territoire. Direction Pristina, la capitale du Kosovo.

«A l'époque, personne ne savait qu'Ardi était en situation irrégulière», raconte Sylvie Favaro. «Sur le coup, on ne comprenait pas ce qu'il se passait. Puis, quand ils l'ont emmené, je me suis mise en colère et, depuis, je n'ai jamais cessé d'être en colère.» Comité de soutien, blog, manifestations, pétitions..., la résistance s'organise. Le Réseau éducatif sans frontières et l'Association des paralysés de France s'emparent de l'affaire. Tous s'offusquent d'une décision considérée comme injuste voire «illégale», qui ne fait que condamner un enfant.

«Ardi a été illégalement renvoyé au Kosovo»

Depuis les lois Debré en 1997 et Chevènement en 1998, les étrangers malades bénéficient d'une protection contre l'éloignement et d'un droit au séjour. D'après la loi Debré, l'étranger «atteint d'une pathologie grave» et ne pouvant pas accéder à un traitement approprié dans son pays d'origine est inexpulsable. La loi Chevènement vient renforcer ce dispositif: la mention «atteint d'une pathologie grave» est remplacée par «dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale». Une définition floue qui protège plus largement les étrangers malades.

 

D'après la préfecture de Moselle, la décision d'expulser Ardi n'a pas été prise à la légère. «Plusieurs avis» médicaux ont indiqué que «l'enfant pouvait bénéficier des traitements nécessaires à son état de santé dans son pays d'origine» (voir communiqué).

Le 2 juin 2010, une mission médicale est même envoyée sur place par l'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine pour vérifier la prise en charge d'Ardi. A cette époque, tout semble aller pour le mieux: les paramètres vitaux de l'adolescent sont «stables» et «il n'apparaît pas dénutri». Il peut bénéficier de soins prodigués par un centre proche de chez lui. Deux des cinq médicaments dont il a besoin sont disponibles gratuitement, les autres étant délivrés par des pharmacies privées. Dans le rapport, les médecins mettent en cause la famille Vrenezi qui n'aurait entrepris aucune démarche pour percevoir l'allocation pour handicap, s'élevant à 100 euros par mois (voir communiqué).

 

 

Le père d'Ardi et Isabelle Kieffer Le père d'Ardi et Isabelle Kieffer© Sylvie Favaro
Isabelle Kieffer, qui s'est rendue en décembre 2010 au Kosovo, démonte un à un ces arguments. Selon elle, Ardi n'a jamais été ausculté avant son expulsion. «Je ne sais pas d'où sortent les avis médicaux mais le compte-rendu complet sur l'état de l'enfant et sur les soins dont il avait besoin n'a jamais été demandé.» Et la pédiatre ne s'arrête pas là: médicaments inadaptés au Kosovo, centre de soins éloigné du domicile et non équipé, absence de savoir-faire pour prendre en charge un tel cas, allocation pour handicap qui a cessé d'exister par manque de fonds et qui aurait été insuffisante... En résumé, le rapport émis par l'ARS est totalement «faussé» et renforce l'idée qu'«Ardi a été illégalement renvoyé au Kosovo»

 

Depuis le 16 juin 2011 et l'adoption d'une nouvelle loi sur l'immigration, les associations s'alarment. Désormais, l'étranger malade ne peut bénéficier d'un titre de séjour pour soin qu'«en l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine». Caroline Izambert, représentant l'association Act Up auprès de l'Observatoire du droit à la santé des étrangers, tient à rappeler que si la loi n'a pas été modifiée jusque-là, «tout ce qui était autour a bougé, comme par exemple le temps passé dans un centre de rétention». Selon elle, cette nouvelle loi restreint le droit au séjour pour soin: «Dans l'ancien système, certains éléments comme les revenus de la personne étaient pris en compte. Aujourd'hui, on vérifie juste si les traitements existent dans le pays.»

Il y a actuellement en France 28.000 personnes qui bénéficient d'un titre de séjour pour soin, soit 0,8% des étrangers vivant en France. Un chiffre tout à fait «dérisoire» pour Caroline Izambert révélant «un acharnement législatif complètement disproportionné par rapport à la réalité». Un chiffre qui risque de baisser puisqu'il devient «toujours plus difficile d'obtenir ce titre de séjour et de le faire renouveler». Le cas d'Ardi n'est donc pas isolé.

 

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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