En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés.

cdv logo  

Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

logo EGM Toulouse
logo utopia tournefeuille

SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

logo utopia tournefeuille

Rue 89 | 16/10/2011

Pour un simple document, Florian a dû passer la nuit dehors, dans le froid, avec des dizaines d'autres personnes, devant la sous-préfecture d'Antony. Récit.

 
Dans son précédent témoignage, Florian racontait la galère que sa femme (japonaise) et lui ont dû affronter pour obtenir une copie du titre de séjour de celle-ci, après le vol de son sac à main. Arrivés très tôt deux matins de suite, la queue était trop longue et ils n'ont pas été reçus par la sous-préfecture d'Antony (Hauts-de-Seine). Ils ont donc convenu qu'il fallait passer la nuit devant l'administration, comme de nombreuses personnes, pour avoir une chance de pouvoir rentrer.
Refusant de laisser ma femme coucher dehors pour un coup de tampon sur une feuille, je m'y suis donc rendu dans la nuit du 12 au 13 octobre, à minuit. Voici le récit de ma nuit passée à faire la queue avec des dizaines d'autres étrangers.

Minuit, déjà du monde. Ambiance chaleureuse

Lorsque j'arrive devant la porte de la sous-préfecture d'Antony, située loin de tout commerce, restaurant ou café, une dizaine de personnes d'origines et de nationalités très différentes sont déjà présentes.
Mais contrairement à ce que j'imaginais, l'ambiance est plutôt chaleureuse et le petit groupe d'inconnus qui s'est formé discute joyeusement. Les anecdotes de chacun, les échanges sont souvent conclus par des éclats de rires collectifs. En fait, on ressent tous la même chose : ce soir, nous sommes frères, frères de galère. Et ça, forcément, ça rassemble. Je suis un peu rassuré. La nuit ne sera peut-être pas si longue. Ou plutôt non, elle sera juste un peu moins pénible...

1 heure du matin. Quelques gâteaux circulent

Une queue se forme et une trentaine d'individus campe déjà sur place, alignés. Tous sont là pour la même chose : entrer dans ce lieu qu'est la sous-préfecture d'Antony, symbole d'archaïsme administratif et coupable d'agissements graves sur des individus.
Certains ont apporté des chaises. Les autres sont assis sur les murets ou à même le sol. Il ne fait pas encore trop froid. Quelques gâteaux circulent. L'ambiance reste joyeuse et chaque nouveau galérien est accueilli chaleureusement par les autres. Ça ne va pas durer.

2 heures. Le calvaire d'une jeune étudiante brillante

A 2 heures du matin, la jeune fille située juste derrière moi et originaire d'un pays du Golfe reçoit un appel téléphonique. Le dialogue qui s'ensuit me paraît surréaliste. Ce que je retiendrai de celui-ci, c'est cette phrase :
« Oui, oui C'est bon ! Je suis trop contente, je suis dans les vingt premiers ! Cette fois, je crois que ça passera. Ouais, bonne nuit ! »
Comment peut-on décemment être « trop contente » de passer la nuit dehors pour quelques formalités administratives de base ?
Voulant éclaircir le mystère de cette joie insensée, j'entreprends une discussion plus sérieuse avec cette jeune femme, qui s'avère être une étudiante brillante, parfaitement trilingue et suivant des cours dans une grande école. Elle me relate son expérience :
« En fait, c'est le cinquième jour que je fais la queue. La première fois, la personne du standard téléphonique d'Antony m'a dit de me présenter à la sous-préfecture, en me conseillant cependant de “venir un peu en avance, car il y a un peu de monde le matin”. Je suis donc arrivée à 8 heures, soit 45 minutes avant l'ouverture. En découvrant qu'il y avait 300 personnes, j'ai halluciné. Evidemment, on ne m'a pas fait entrer.
Je suis donc revenue le lendemain, à 7 heures. Là encore, trop de monde. Le surlendemain, je suis venue à 6 heures. Idem, impossible d'entrer. Le quatrième jour, je suis donc arrivée à 4h30, pensant que cette fois, ce serait bon ! Mais je suis repartie en pleurant, dégoûtée de m'être derechef fait renvoyer !
Cependant, comme la loi m'oblige à faire cette foutue démarche, je n'ai pas eu le choix : ce soir, je dors devant la porte de la sous-préfecture. Mais je suis bien contente d'être dans les premières ! Et puis ne nous plaignons pas. Il ne pleut pas, il ne gèle pas. Ça pourrait être pire… »
Et quand je lui demande ce qu'elle est venue faire exactement comme démarche, sa réponse a de quoi choquer davantage :
« Oh, je suis juste venue pour faire un changement d'adresse sur ma carte de séjour. Je viens de déménager... »

3 heures. Il fait froid. Nous sommes 65.

Pendant que nous discutons et refaisons le monde, d'autres personnes continuent d'affluer. Il est 3h30 du matin et il commence vraiment à faire froid. Tout devient calme.
Certains étalent des journaux sur le béton et s'allongent, comme des SDF. Tous se réchauffent avec leurs gros pulls apportés pour l'occasion. Deux jeunes femmes grelottent sous leurs couvertures et l'une d'elle lance, sans que personne ne le remarque :
« Nous sommes déjà environ 65 et nous n'osons même pas nous avouer la cruelle réalité qui nous fait face : dans vingt ou trente minutes, tous ceux qui débarqueront ici ne seront pas garantis de pouvoir entrer dans la sous-préfecture. Cette dernière n'accepte en effet que 80 personnes en moyenne par jour. »

4h30. Déjà trop de monde

Je suis fatigué mais je n'arrive pas à fermer l'œil. La file s'étend désormais jusqu'au coin du bâtiment. Je quitte mon rang pour me dégourdir les jambes et je discute avec un Vietnamien et un Congolais qui viennent d'arriver. Ils ne sont pas certains d'être dans la partie qui parviendra jusqu'au guichet. Mais ils restent dans la queue, car ils espèrent.
Le Congolais, chef d'entreprise, m'explique :
« La situation est intolérable. Je suis un homme d'affaires e t j'ai vécu quinze ans dans plus de cinq pays. La France est le seul qui ne permette pas de faire de telles démarches par Internet. Ou au moins une partie ! On ne peut même pas imprimer les formulaires en avance !
Mais personne ici n'ose crier son dégoût. Parce que si tu fais trop de bruit dans un établissement public, un vigile te tombe dessus et tu es mis dehors. Donc tu n'as pas d'autre choix que de l'écraser. »

7 heures. 250 personnes

J'ai somnolé trente minutes et je suis éreinté. Tous mes voisins sont recroquevillés sous leurs couvertures. Deux Coréennes regardent sans se lasser des films sur leur ordinateur portable depuis minuit. Les batteries d'ordinateur sont visiblement plus résistantes que nous.
Je lève la tête et je constate que la file est désormais immense. L'ambiance n'est plus vraiment à la solidarité car on ressent une concurrence féroce entre toutes les personnes présentes. Chacun se dévisage et les regards en disent long : il vaut mieux être devant que derrière son prochain.
Mais de toute façon, c'est peine perdue, les trois-quarts n'entreront pas aujourd'hui dans la sous-préfecture. Il reste 2h45 avant que les portes ne s'ouvrent... Il fait froid. Ma femme m'envoie un texto. Elle est dans le RER et arrive avec quelques croissants à distribuer. Le jour se lève.

8h20. Je cède ma place à ma femme

J'ai la tête vidée. Un vigile et une jeune policière arrivent pour organiser la file d'attente qui dépasse sûrement les 300 personnes. On sent que la situation est un peu tendue mais les deux représentants de l'ordre public sont aimables. Tout se passe bien.
La plupart des hommes de nationalité française ayant couché ici pour permettre à leurs femmes de rester au chaud cèdent leur place. Moi aussi, je laisse ma femme prendre ma position. Mon épouse est extrêmement gênée et presque honteuse de pouvoir passer devant tous ces gens qui ont attendu si longtemps dehors…

8h45. Au compte-goutte... l'indignation règne

Les portes ouvrent à l'heure, à 8h45, et nous passons au compte-goutte. J'ai beau être arrivé le dixième hier soir, ma femme reçoit le numéro 20. Les dix autres étant des femmes enceintes et des personnes jugées prioritaires. On nous annonce qu'il nous faudra cependant attendre environ deux heures supplémentaires pour qu'un guichet se libère. Pour moi, cette attente interminable devient un supplice. Pour les autres aussi. Mais au moins, il fait chaud à l'intérieur du bâtiment.
Dehors, l'indignation règne. Plus de 220 personnes se voient refoulées et on leur demande de revenir plus tôt le lendemain. Certaines femmes, pourtant arrivées vers 5h30, se mettent à pleurer. Je constate avec aberration que plutôt que de remettre en question ses prestations de service (inexistant), l'administration française préfère faire jouer la surenchère du « lève tôt ». Je me dis qu'à ce rythme, il faudra bientôt passer deux nuits dehors pour espérer entrer dans ce fichu bâtiment.

11 heures. Amabilité et service minimum

Il est 11 heures pile et notre numéro est enfin appelé. L'accueil que nous réserve la guichetière est glacial. Je ne distingue même pas son « bonjour ». En dix minutes, tout est réglé. Ma femme obtient le récépissé pour sa carte de séjour volée dans le métro parisien.
Pour ne pas avoir à revenir dans cet enfer et par manque d'informations précises, nous avons apporté le maximum de documents. Et la guichetière a visiblement trouvé utile de nous le faire remarquer. D'un ton extrêmement désobligeant, elle nous lance :
« C'est juste pour un duplicata, pas une demande ! Je n'ai pas besoin de tout ça ! »
L'amabilité cadavérique de cette femme contraste terriblement avec la magnifique tenue colorée antillaise qu'elle porte sur elle. La fatigue m'est finalement d'une grande utilité : je n'ai même pas la force de lui balancer à la figure tout le bien que je pense de son manque de recul, de courtoisie et de considération.

A 11h05, la queue s'est volatisée

Je viens de faire onze heures de queue, dans le froid, uniquement pour déposer quatre malheureuses photocopies (facture EDF, passeport, déclaration de vol, et trois photos d'identité.). La présence du demandeur étant obligatoire, il n'est même pas possible d'envoyer simplement ces documents par La Poste.
A l'extérieur, tout est étrangement désert. La queue s'est volatilisée.
En tout, nous avons attendu 23 heures en espérant pouvoir entrer dans ce Disneyland de l'administration française. Mais avec les manèges, l'accueil et les rires en moins...
Pour info, la démarche que nous venons d'opérer va nous coûter 155 euros. Et cette somme qui nous est demandée me laisse une nouvelle fois un arrière-goût amer dans la bouche. J'ai un peu l'impression d'avoir payé une chambre d'hôtel. Sauf que les piaules du prestigieux « hôtel France » sont collectives, à la belle étoile et qu'en guise de matelas, on nous offre une dalle en béton.
Y a des gens qui intenteraient des procès pour moins que ça. Le sous-préfet d'Antony, lui, il continue de dormir sur ses deux oreilles de Mickey.





Il n'est plus possible d'ajouter des commentaires à cet article

Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

⚫️

29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

⚫️

reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

⚫️

4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

⚫️

9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

⚫️

30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

⚫️

injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

⚫️

7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

⚫️

Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

Archive

Powered by mod LCA