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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. (...) Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

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Pendant cent jours et plus, la « présidence normale » aura occupé les gazettes : chacun y est allé de son commentaire – soulagé, irrité ou amusé. Sans doute, à force de ressassement, a-t-on fini par s’en lasser. Reste que François Hollande aura d’abord réussi à imposer, moins un style que la discussion sur son style. Ainsi, la rupture avec le sarkozysme se veut avant tout formelle, au risque d’être seulement… pour la forme.

 

De fait, Nicolas Sarkozy avait déjà réussi un tour comparable. La fascination horrifiée pour le « bling-bling » faisait trop souvent oublier l’essentiel : l’homme se fût-il montré de bon goût, eût-il fallu pour autant fermer les yeux sur la politique du président ? Aujourd’hui, on glose doctement sur un François Hollande jugé, par contraste, normal (ou pas, ou moins qu’on ne le dit…). Or cette rupture affichée occulte des continuités inavouées. Et si le nouveau chef de l’État joue la normalité, n’est-on pas encouragé à trouver normale sa politique – même quand il se contente de reprendre les termes du régime précédent ? Le changement de forme légitime ainsi l’absence de changement sur le fond.

 

C’est toute l’ambiguïté de la « normalisation » actuelle en matière de politique d’immigration. Retour à la normale, diront certains : nous voici débarrassés de la xénophobie d’État ostentatoire. Effectivement, le style n’est plus le même : on cesse de se vanter d’en faire toujours plus ; on revendique même d’avoir abandonné la politique du chiffre. Mais normalisation signifie aussi banalisation. L’immigration relève encore du ministère de l’Intérieur, et donc d’une opération de police – comme sous Nicolas Sarkozy, pourtant critiqué à l’époque par une gauche unanime. On préconise le « cas par cas », qu’on feint de croire nouveau ; néanmoins, sans craindre la contradiction, on conserve le même quota de régularisations annuelles. Sur le terrain, les associations ne s’y trompent pas : la machine à expulser va bon train. Le ton a évolué, le fond n’a pas bougé.

 

 La « question rom » est le révélateur de cette sinistre normalisation. L’été 2012 ne fait-il pas écho à l’été 2010 ? Certes, nous n’avons pas eu droit cette année à un discours de Grenoble. Reste qu’une fois de plus, les Roms ont fait les frais d’une politique de communication, Manuel Valls refusant, à l’instar de ses prédécesseurs, tout « laisser-faire ». À nouveau, l’Union européenne a placé la France sous surveillance, par la voix de sa commissaire, Viviane Reding : « L’Europe ne dort pas, elle ne prend pas de vacances. Elle reste très vigilante. » Certes, le gouvernement s’est engagé à « assouplir » sa position ; pour autant, il ne veut pas renoncer à sa « fermeté ». On a d’ailleurs pu le vérifier sans tarder, à Évry et ailleurs. Mais pourquoi ne pas supprimer dès à présent les mesures transitoires, comme il faudra bien le faire d’ici fin 2013 ? N’est-ce pas entretenir, le plus longtemps possible, le « problème Rom » ? Mais alors, que fera-t-on après ?

 

Avec Nicolas Sarkozy, la xénophobie d’État apparaissait déraisonnable à beaucoup. Avec le nouveau gouvernement, le changement de style revient surtout à en donner une version raisonnable – présentable, et donc acceptable. S’inscrire dans la continuité, et donc transcender les clivages idéologiques, n’est-ce pas normaliser la xénophobie d’État ? On connaît la formule de Georges Bernanos, en 1944, à propos de l’antisémitisme : « Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l’a déshonoré à jamais. » On aurait pu espérer que le régime sarkozyste avait déshonoré la xénophobie d’État, au moins pour quelque temps – non seulement le mot, mais aussi la chose. Après l’été, rien n’est moins sûr. C’est qu’on traite toujours l’immigration comme un problème. Là est… le problème. Poursuivons en effet la lecture de Bernanos : « Je ne suis pas antijuif mais je rougirais d’écrire, contre ma pensée, qu’il n’y a pas de problème juif. »

 

À gauche, nul ou presque ne souscrit à la xénophobie, à la romaphobie, ou à l’islamophobie. En revanche, beaucoup s’accordent pour penser que l’immigration est un problème, tout comme les Roms ou l’Islam. On aura beau démontrer que cette menace n’en est pas une, que la France ne risque pas l’invasion, qu’au contraire elle aurait besoin de s’ouvrir davantage, alors qu’elle s’expose à n’être plus attirante, on s’entendra répondre, comme par Laurent Joffrin qui pourfend le vote « bobo »… dans Le Nouvel Observateur : « un candidat qui proclame à tous vents que l’immigration ne pose aucun problème ne saurait remporter un grand succès auprès des ouvriers et des employés, qui craignent la concurrence d’une main d’œuvre sous-payée et corvéable à merci. »

 

Peu importe que les travailleurs étrangers (des enquêtes d’économistes l’ont établi) ne pèsent ni sur l’emploi, ni sur les salaires – et d’autant moins s’ils sont en situation régulière. Que les classes populaires se soient également écartées de Nicolas Sarkozy, pourtant peu suspect d’angélisme, n’y fait rien non plus. Les gens raisonnables ne s’embarrassent guère de rationalité. Aux « belles âmes », ils n’en opposent pas moins le réalisme : comment nier qu’il y a des problèmes ? Certes. Encore faut-il voir, en premier lieu, que cette politique attise les problèmes qu’elle prétend résoudre : tout en reprochant aux Roms de prendre le travail des Français, on déplore leur taux de chômage, mais on leur ferme le marché de l’emploi, comme on s’indigne du repli communautaire des immigrés que les discriminations condamnent à vivre entre eux, ou qu’on s’inquiète de la tentation identitaire chez des musulmans qu’on enferme dans la stigmatisation.

 

En second lieu, il faut s’entendre sur les mots, pour dissiper une autre ambiguïté. Qu’entend-on par « problème » ? Distinguons : le chômage ou la délinquance constituent bien des problèmes ; en revanche, l’École ou le logement ont des problèmes – ce n’en sont pas. Pour l’immigration, il y a bien sûr des problèmes ; mais en est-elle un pour autant ? À l’évidence, une gauche décomplexée répondrait par la négative, comme pour les Roms ou l’Islam. Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. À force de ventriloquisme, on entend la voix de la droite quand parle la gauche au pouvoir, comme la voix de l’extrême droite quand c’est la droite. Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

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Cette tribune a paru dans Libération, le 31 août 2012, le même jour qu'était mis en ligne le précédent billet sur mon blog (« Roms : la règle d'or des socialistes »), rédigé avec Michel Feher, président de l'association Cette France-là dont je suis membre : les deux textes ont vocation à se compléter.

 

 

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Vite dit

23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

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15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

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Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

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15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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