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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. (...) Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

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Pendant cent jours et plus, la « présidence normale » aura occupé les gazettes : chacun y est allé de son commentaire – soulagé, irrité ou amusé. Sans doute, à force de ressassement, a-t-on fini par s’en lasser. Reste que François Hollande aura d’abord réussi à imposer, moins un style que la discussion sur son style. Ainsi, la rupture avec le sarkozysme se veut avant tout formelle, au risque d’être seulement… pour la forme.

 

De fait, Nicolas Sarkozy avait déjà réussi un tour comparable. La fascination horrifiée pour le « bling-bling » faisait trop souvent oublier l’essentiel : l’homme se fût-il montré de bon goût, eût-il fallu pour autant fermer les yeux sur la politique du président ? Aujourd’hui, on glose doctement sur un François Hollande jugé, par contraste, normal (ou pas, ou moins qu’on ne le dit…). Or cette rupture affichée occulte des continuités inavouées. Et si le nouveau chef de l’État joue la normalité, n’est-on pas encouragé à trouver normale sa politique – même quand il se contente de reprendre les termes du régime précédent ? Le changement de forme légitime ainsi l’absence de changement sur le fond.

 

C’est toute l’ambiguïté de la « normalisation » actuelle en matière de politique d’immigration. Retour à la normale, diront certains : nous voici débarrassés de la xénophobie d’État ostentatoire. Effectivement, le style n’est plus le même : on cesse de se vanter d’en faire toujours plus ; on revendique même d’avoir abandonné la politique du chiffre. Mais normalisation signifie aussi banalisation. L’immigration relève encore du ministère de l’Intérieur, et donc d’une opération de police – comme sous Nicolas Sarkozy, pourtant critiqué à l’époque par une gauche unanime. On préconise le « cas par cas », qu’on feint de croire nouveau ; néanmoins, sans craindre la contradiction, on conserve le même quota de régularisations annuelles. Sur le terrain, les associations ne s’y trompent pas : la machine à expulser va bon train. Le ton a évolué, le fond n’a pas bougé.

 

 La « question rom » est le révélateur de cette sinistre normalisation. L’été 2012 ne fait-il pas écho à l’été 2010 ? Certes, nous n’avons pas eu droit cette année à un discours de Grenoble. Reste qu’une fois de plus, les Roms ont fait les frais d’une politique de communication, Manuel Valls refusant, à l’instar de ses prédécesseurs, tout « laisser-faire ». À nouveau, l’Union européenne a placé la France sous surveillance, par la voix de sa commissaire, Viviane Reding : « L’Europe ne dort pas, elle ne prend pas de vacances. Elle reste très vigilante. » Certes, le gouvernement s’est engagé à « assouplir » sa position ; pour autant, il ne veut pas renoncer à sa « fermeté ». On a d’ailleurs pu le vérifier sans tarder, à Évry et ailleurs. Mais pourquoi ne pas supprimer dès à présent les mesures transitoires, comme il faudra bien le faire d’ici fin 2013 ? N’est-ce pas entretenir, le plus longtemps possible, le « problème Rom » ? Mais alors, que fera-t-on après ?

 

Avec Nicolas Sarkozy, la xénophobie d’État apparaissait déraisonnable à beaucoup. Avec le nouveau gouvernement, le changement de style revient surtout à en donner une version raisonnable – présentable, et donc acceptable. S’inscrire dans la continuité, et donc transcender les clivages idéologiques, n’est-ce pas normaliser la xénophobie d’État ? On connaît la formule de Georges Bernanos, en 1944, à propos de l’antisémitisme : « Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l’a déshonoré à jamais. » On aurait pu espérer que le régime sarkozyste avait déshonoré la xénophobie d’État, au moins pour quelque temps – non seulement le mot, mais aussi la chose. Après l’été, rien n’est moins sûr. C’est qu’on traite toujours l’immigration comme un problème. Là est… le problème. Poursuivons en effet la lecture de Bernanos : « Je ne suis pas antijuif mais je rougirais d’écrire, contre ma pensée, qu’il n’y a pas de problème juif. »

 

À gauche, nul ou presque ne souscrit à la xénophobie, à la romaphobie, ou à l’islamophobie. En revanche, beaucoup s’accordent pour penser que l’immigration est un problème, tout comme les Roms ou l’Islam. On aura beau démontrer que cette menace n’en est pas une, que la France ne risque pas l’invasion, qu’au contraire elle aurait besoin de s’ouvrir davantage, alors qu’elle s’expose à n’être plus attirante, on s’entendra répondre, comme par Laurent Joffrin qui pourfend le vote « bobo »… dans Le Nouvel Observateur : « un candidat qui proclame à tous vents que l’immigration ne pose aucun problème ne saurait remporter un grand succès auprès des ouvriers et des employés, qui craignent la concurrence d’une main d’œuvre sous-payée et corvéable à merci. »

 

Peu importe que les travailleurs étrangers (des enquêtes d’économistes l’ont établi) ne pèsent ni sur l’emploi, ni sur les salaires – et d’autant moins s’ils sont en situation régulière. Que les classes populaires se soient également écartées de Nicolas Sarkozy, pourtant peu suspect d’angélisme, n’y fait rien non plus. Les gens raisonnables ne s’embarrassent guère de rationalité. Aux « belles âmes », ils n’en opposent pas moins le réalisme : comment nier qu’il y a des problèmes ? Certes. Encore faut-il voir, en premier lieu, que cette politique attise les problèmes qu’elle prétend résoudre : tout en reprochant aux Roms de prendre le travail des Français, on déplore leur taux de chômage, mais on leur ferme le marché de l’emploi, comme on s’indigne du repli communautaire des immigrés que les discriminations condamnent à vivre entre eux, ou qu’on s’inquiète de la tentation identitaire chez des musulmans qu’on enferme dans la stigmatisation.

 

En second lieu, il faut s’entendre sur les mots, pour dissiper une autre ambiguïté. Qu’entend-on par « problème » ? Distinguons : le chômage ou la délinquance constituent bien des problèmes ; en revanche, l’École ou le logement ont des problèmes – ce n’en sont pas. Pour l’immigration, il y a bien sûr des problèmes ; mais en est-elle un pour autant ? À l’évidence, une gauche décomplexée répondrait par la négative, comme pour les Roms ou l’Islam. Être un problème, ou en avoir : telle devrait être la ligne de partage entre droite et gauche. Or considérer que l’immigration est un problème reste en France la chose du monde la mieux partagée : c’est le bon sens politique. À force de ventriloquisme, on entend la voix de la droite quand parle la gauche au pouvoir, comme la voix de l’extrême droite quand c’est la droite. Avec ce consensus, la xénophobie d’État finira bien par sembler normale.

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Cette tribune a paru dans Libération, le 31 août 2012, le même jour qu'était mis en ligne le précédent billet sur mon blog (« Roms : la règle d'or des socialistes »), rédigé avec Michel Feher, président de l'association Cette France-là dont je suis membre : les deux textes ont vocation à se compléter.

 

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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