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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Extrait de la carte.Extrait de la carte.
Pour 2012, « près de 420 lieux d’enfermement » de migrants sans titre de séjouront été recensés dans l'Union européenne et plusieurs pays voisins par le réseau Migreurop qui en dresse la carte publiée aujourd'hui par Mediapart.
 

Chaque année, dans l’Union européenne (UE) et chez ses voisins, des centaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes sont enfermés ou mis à l’écart au seul motif qu’ils ne disposent pas d’un titre de séjour en règle. Pour la seule année 2009, on dénombrait, rien que sur le territoire de l’UE, près de 600 000 personnes « sans-papiers » enfermé(e)s dans l’attente d’une expulsion, sans compter celles et ceux qui sont détenu(e)s à leur arrivée dans un Etat membre, dans l’attente d’être refoulé(e)s (près de 500 000 en 2009 pour les 27 pays de l’UE) ou relégué(e)s dans des campements informels (jungles de la région de la région de Calais, tranquilos de la région d’Oujda au Maroc), voire détenu(e)s dans les pays voisins de l’Union (Turquie, Libye, etc.).
Depuis dix ans, le réseau Migreurop tente d’identifier ces lieux, dont il n’existe nul recensement officiel, afin de faire prendre conscience à la société civile de cette réalité. La cinquième version de la Carte des camps en Europe et dans les pays méditerranéens que Migreurop publie ici montre qu’ils se multiplient.
 
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
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Près de 420 lieux d’enfermement ont ainsi été dénombrés, et ce alors qu’aucune information précise n’est disponible pour l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie et la Syrie, pas plus que pour que l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Russie et la Biélorussie, pays éligibles à la politique européenne de voisinage (PEV) et/ou ayant signé un accord de réadmission communautaire. En 2012, la capacité totale connue –soit un peu plus de la moitié des camps recensés par Migreurop– est d’environ 37 000 places. Mais ce chiffre ne traduit qu’une partie de la réalité. D’une part, dans beaucoup de centres, le nombre de personnes effectivement détenues est supérieur à la capacité d’accueil théorique. D’autre part, les autorités ont recours à une multitude d’autres lieux qui ne figurent pas dans les listes officielles (campements informels, locaux (aéro)portuaires, bateaux de la marine marchande, etc.).
Les difficiles conditions matérielles de vie auxquelles les étranger(ère)s détenu(e)s sont confronté(e)s les dissuadent de rester sur le territoire du pays dans lequel ils se trouvent. Ce fut le cas au cours des trois années d’existence du camp de Sangatte (octobre 1999-décembre 2002) dont le dixième anniversaire de la destruction est actuellement rappelé par diverses manifestations dans la région de Calais. C’est encore le cas à Choucha, au sud de la Tunisie, près de la ville frontière de Ben Guerdane, où des centaines de personnes ayant fui la Libye en 2011 restent bloquées. Qu’il s’agisse des camps qui se répandent aux frontières de l’Europe ou des lieux «officiels» de détention, la stratégie des autorités est la même: placer les migrant(e)s hors de l’espace public de telle façon que ce qui se passe à l’intérieur ne soit pas connu à l’extérieur.
Comme Sangatte il y a dix ans, la fermeture du camp de Choucha est annoncée pour 2013. Au nom de la même politique de dissuasion et d’exclusion, les autorités tunisiennes, sous la houlette de l’UE et avec la bénédiction du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), s’apprêtent à abandonner des femmes et des hommes qui ne peuvent retourner dans leur pays d’origine, ni en Libye où la gravité des exactions envers les exilé(e)s n’a pas cessé depuis la fin de la guerre. Pour rappel, c’est dans un contexte similaire que le HCR avait, en 2002, offert son concours aux gouvernements français et britanniques pour « clarifier la situation des étrangers dans le camp » de Sangatte.  On connaît le sort qui est, depuis, réservé aux milliers de femmes et d’hommes qui transitent par la région de Calais : vivre à la rue dans des conditions dégradantes sous le harcèlement quotidien des policiers.
Quotidiennement, les victimes de ces injustices tentent de percer le mur de silence dont on veut les entourer. Comme à Choucha, c’est le cas en Grèce, dans le camp de Komotini où près de 500 migrant(e)s protestent contre leurs conditions de détention. Entre 2010 et 2012, plusieurs centaines de manifestations de révolte ou de désespoir (grèves de la faim, incendies, automutilations) ont été recensées par Migreurop. En Italie, en 2011, un père de famille marocain s’est suicidé dans le CIE (centre d’expulsion) de Milan, deux Tunisiens (à Bologne et à Rome) se sont cousus la bouche pour s’opposer à leur déportation et près d’une trentaine de tentatives de suicide ont eu lieu dans le camp de Lampedusa (1). Ces actes dramatiques constituent les seuls moyens d’expression de celles et ceux que les politiques migratoires condamnent à l’invisibilité. Au-delà, ils montrent que les murs derrière lesquels on veut les rendre inaccessibles au regard extérieur font aussi obstacle au respect des droits, et du droit.
Ce sont ces murs et ces obstacles que le réseau Migreurop veut contribuer à faire tomber, en donnant à voir la réalité cachée de l’enfermement des migrant(e)s. 
(1) Migreurop (2012) Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires, Paris, Armand Colin, 144 p.

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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