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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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La Cimade | 02/08/2013

 

Stéphane Fréchou, bénévole de La Cimade à Aurillac

En tant que bénévole, nous rencontrons régulièrement à La Cimade des migrants qui ont subi toutes sortes de persécutions dans leur pays d'origine. On entend aussi souvent la voix de gens qui se sentent humiliés ou ne sont pas traités correctement en France. Nous avons souhaité donner la parole à la famille Mambetov, car la gestion de leur dossier, par la préfecture du Cantal, tout autant que l'attitude des policiers nous paraissent édifiantes.

Ce jeune couple âgé respectivement de  23 et 26 ans, est originaire de Kabardino-Balkarie, république du Caucase Russe. Leur bébé de 16 mois est né en France. Ils vivent tranquillement à Aurillac depuis plus d'un an. Déboutés de leurs demandes d'asile politique, ils sont assignés à résidence de janvier à avril 2013 et respectent leurs obligations scrupuleusement. A la fin de cette période d'assignation, la préfecture du Cantal leur laisse entendre de manière équivoque qu'ils seront un jour régularisés… Dans cette attente, ils logent au foyer de jeunes travailleurs à Aurillac où ils sont particulièrement appréciés du personnel.

Le 18 juillet 2013, à 6h40, cinq voitures de police et pas moins de vingt policiers tambourinent à la porte d'entrée du foyer. L'animatrice ouvre, demande à téléphoner à sa directrice. Les policiers l'en empêchent. Ils demandent où se trouvent les Mambetov. Ils n'ont pas de temps à perdre.

La suite...

Monsieur Mambetov :
« Vers 6h30 une vingtaine de policiers en civil s'introduisent dans notre chambre. On dort tout les trois. Personne n'a frappé à la porte, nous ne savons pas comment ils sont entrés. On se réveille en panique avec du monde autour de notre lit, on a très peur, on ne comprend pas ce qui se passe. Ils crient : « Police ! » Ils me demandent de me lever. Je tente de recouvrir ma femme avec une couverture, un policier m'attrape le bras et m'en empêche avec force. J'entends « laisse ta femme !» puis il me traine jusqu'à la salle de bain. Un autre policier ramasse mes vêtements et me les jette pour que je m'habille. Je dois faire vite. Ils me sortent de l'appartement avec force sans que je sache ce qu'ils vont faire à ma femme et à mon enfant. J'ai peur. J'ose un Pourquoi ? Un policier me répond sèchement: « Vous n'avez pas de papiers ! »

Lors de l'entretien, Madame et Monsieur Mambetov prennent la parole à tour de rôle sans se concerter. A la fin de cette rencontre, Madame s'effondre.

Madame Mambetov :
« Quand mon mari sort avec des policiers, je suis dans le lit. J'essaie de tendre ma main pour attraper mon foulard et me recouvrir. Un policier me pousse le bras. Ils fouillent mes vêtements puis me les font passer. Je ne comprends rien. Je peux enfin m'habiller, mais ils ne me laissent pas mettre mon foulard. J'ai peur et honte à la fois. Ils fouillent tout l'appartement, le linge sale, les couches du bébé, tout est retourné... J'essaye de demander ce qu'ils veulent, on crie «  Attendez-là ! »
Mon mari n'est plus avec nous, je panique.
La fouille est finie, ils fourrent à la va-vite nos vêtements dans des sacs. Je veux trier et plier les affaires de mon bébé, ils m'en empêchent. Je ne peux emporter que les quelques affaires à portée de main. Nous sortons avec mon bébé. Je peux enfin revoir mon mari, mais pas m'en approcher. Ils nous font monter dans deux voitures différentes. Je suis terrifiée. Nous arrivons au commissariat d'Aurillac. Là, il y a un interprète. On nous dit séparément qu'on va nous conduire dans un centre de rétention, que nous rencontrerons là-bas une association et un avocat.
Nous sommes ensuite enfin réunis dans un minibus. Une policière me permet de chercher mon foulard dans un sac et de me couvrir. Durant le long voyage, le bébé pleure, les policiers sont agressifs. »




Aurillac - Lyon, 320 km : 4 heures de route minimum.

Monsieur Mambetov :
« En regardant les panneaux, Je m'aperçois que nous n'allons pas dans un centre mais que nous arrivons dans un aéroport. Je demande ce qui se  passe. Un policier me dit alors « On ne vous a pas mis au courant ? Votre vol est prévu à 17h, on a  la consigne de vous conduire à l'aéroport. »
Dans l'aéroport, on nous enferme dans une toute petite pièce. Il fait très chaud. »


Madame Mambetov :
« Mon fils Abdourrakhman ne comprend pas pourquoi il est interdit de sortir de cette petite pièce. Il cherche à passer la porte qu'un policier garde. Le policier le repousse violemment avec sa main. Le bébé tombe, sa tête heurte le sol. Il hurle. Je n'arrive pas à le calmer. Le policier me dit de le faire taire, méchamment. »

Monsieur Mambetov :
« On est reçu au poste de la police aux frontières. Je demande à téléphoner à La Cimade, à voir un avocat. On me dit de me tenir tranquille. J'arrive à expliquer au policier qu'on nous a trompés, qu'on nous avait dit que nous irions en rétention d'où l'on pourrait joindre un avocat. Le policier sort de la pièce, il est en colère, on l'entend s'engueuler avec ceux qui nous ont emmené depuis Aurillac. Il nous laisse téléphoner au centre de rétention à une personne d'une association Forum Réfugiés à qui on explique vouloir demander l'asile. Plus tard, nous sommes conduits au centre de rétention, nos affaires ont déjà été embarquées.

Je ne pensais pas qu'en France, la police avait le droit d'agir ainsi et de nous traiter aussi mal. Toute la journée, ils ont été agressifs et méprisants avec nous. »



Libérée du centre de rétention le 19 juillet en début de soirée par le tribunal administratif de Lyon,  cette famille est rentrée à Aurillac par ses propres moyens. Elle est arrivée le 20 juillet vers 4h du matin. Le bébé est traumatisé. Les conditions d'arrestation de cette famille ont eu pour conséquence de renforcer les troubles post traumatiques et le mal être de Madame.

« Depuis cette arrestation je ne peux plus allaiter mon fils, je n'ai plus de lait. Abdourrakhman dort mal. On a toujours peur. »

Tout cela ne pose aucun problème à nos autorités. Pour le Directeur de la citoyenneté et des collectivités de la préfecture du Cantal interviewé par le quotidien La Montagne le 20 juillet : « c'est un dossier relativement classique, nous avons essayé d'organiser le retour de cette famille en Russie. »

Après le retour de cette famille à Aurillac, nous devons insister lourdement et les accompagner physiquement en préfecture pour qu'un rendez-vous leur soit accordé. A ce jour, la famille Mambetov attend toujours de pouvoir déposer sa nouvelle demande d’asile politique.

Relativement classique...



















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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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