En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés.

cdv logo  

Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

logo EGM Toulouse

La Cimade | 02/08/2013

 

Stéphane Fréchou, bénévole de La Cimade à Aurillac

En tant que bénévole, nous rencontrons régulièrement à La Cimade des migrants qui ont subi toutes sortes de persécutions dans leur pays d'origine. On entend aussi souvent la voix de gens qui se sentent humiliés ou ne sont pas traités correctement en France. Nous avons souhaité donner la parole à la famille Mambetov, car la gestion de leur dossier, par la préfecture du Cantal, tout autant que l'attitude des policiers nous paraissent édifiantes.

Ce jeune couple âgé respectivement de  23 et 26 ans, est originaire de Kabardino-Balkarie, république du Caucase Russe. Leur bébé de 16 mois est né en France. Ils vivent tranquillement à Aurillac depuis plus d'un an. Déboutés de leurs demandes d'asile politique, ils sont assignés à résidence de janvier à avril 2013 et respectent leurs obligations scrupuleusement. A la fin de cette période d'assignation, la préfecture du Cantal leur laisse entendre de manière équivoque qu'ils seront un jour régularisés… Dans cette attente, ils logent au foyer de jeunes travailleurs à Aurillac où ils sont particulièrement appréciés du personnel.

Le 18 juillet 2013, à 6h40, cinq voitures de police et pas moins de vingt policiers tambourinent à la porte d'entrée du foyer. L'animatrice ouvre, demande à téléphoner à sa directrice. Les policiers l'en empêchent. Ils demandent où se trouvent les Mambetov. Ils n'ont pas de temps à perdre.

La suite...

Monsieur Mambetov :
« Vers 6h30 une vingtaine de policiers en civil s'introduisent dans notre chambre. On dort tout les trois. Personne n'a frappé à la porte, nous ne savons pas comment ils sont entrés. On se réveille en panique avec du monde autour de notre lit, on a très peur, on ne comprend pas ce qui se passe. Ils crient : « Police ! » Ils me demandent de me lever. Je tente de recouvrir ma femme avec une couverture, un policier m'attrape le bras et m'en empêche avec force. J'entends « laisse ta femme !» puis il me traine jusqu'à la salle de bain. Un autre policier ramasse mes vêtements et me les jette pour que je m'habille. Je dois faire vite. Ils me sortent de l'appartement avec force sans que je sache ce qu'ils vont faire à ma femme et à mon enfant. J'ai peur. J'ose un Pourquoi ? Un policier me répond sèchement: « Vous n'avez pas de papiers ! »

Lors de l'entretien, Madame et Monsieur Mambetov prennent la parole à tour de rôle sans se concerter. A la fin de cette rencontre, Madame s'effondre.

Madame Mambetov :
« Quand mon mari sort avec des policiers, je suis dans le lit. J'essaie de tendre ma main pour attraper mon foulard et me recouvrir. Un policier me pousse le bras. Ils fouillent mes vêtements puis me les font passer. Je ne comprends rien. Je peux enfin m'habiller, mais ils ne me laissent pas mettre mon foulard. J'ai peur et honte à la fois. Ils fouillent tout l'appartement, le linge sale, les couches du bébé, tout est retourné... J'essaye de demander ce qu'ils veulent, on crie «  Attendez-là ! »
Mon mari n'est plus avec nous, je panique.
La fouille est finie, ils fourrent à la va-vite nos vêtements dans des sacs. Je veux trier et plier les affaires de mon bébé, ils m'en empêchent. Je ne peux emporter que les quelques affaires à portée de main. Nous sortons avec mon bébé. Je peux enfin revoir mon mari, mais pas m'en approcher. Ils nous font monter dans deux voitures différentes. Je suis terrifiée. Nous arrivons au commissariat d'Aurillac. Là, il y a un interprète. On nous dit séparément qu'on va nous conduire dans un centre de rétention, que nous rencontrerons là-bas une association et un avocat.
Nous sommes ensuite enfin réunis dans un minibus. Une policière me permet de chercher mon foulard dans un sac et de me couvrir. Durant le long voyage, le bébé pleure, les policiers sont agressifs. »




Aurillac - Lyon, 320 km : 4 heures de route minimum.

Monsieur Mambetov :
« En regardant les panneaux, Je m'aperçois que nous n'allons pas dans un centre mais que nous arrivons dans un aéroport. Je demande ce qui se  passe. Un policier me dit alors « On ne vous a pas mis au courant ? Votre vol est prévu à 17h, on a  la consigne de vous conduire à l'aéroport. »
Dans l'aéroport, on nous enferme dans une toute petite pièce. Il fait très chaud. »


Madame Mambetov :
« Mon fils Abdourrakhman ne comprend pas pourquoi il est interdit de sortir de cette petite pièce. Il cherche à passer la porte qu'un policier garde. Le policier le repousse violemment avec sa main. Le bébé tombe, sa tête heurte le sol. Il hurle. Je n'arrive pas à le calmer. Le policier me dit de le faire taire, méchamment. »

Monsieur Mambetov :
« On est reçu au poste de la police aux frontières. Je demande à téléphoner à La Cimade, à voir un avocat. On me dit de me tenir tranquille. J'arrive à expliquer au policier qu'on nous a trompés, qu'on nous avait dit que nous irions en rétention d'où l'on pourrait joindre un avocat. Le policier sort de la pièce, il est en colère, on l'entend s'engueuler avec ceux qui nous ont emmené depuis Aurillac. Il nous laisse téléphoner au centre de rétention à une personne d'une association Forum Réfugiés à qui on explique vouloir demander l'asile. Plus tard, nous sommes conduits au centre de rétention, nos affaires ont déjà été embarquées.

Je ne pensais pas qu'en France, la police avait le droit d'agir ainsi et de nous traiter aussi mal. Toute la journée, ils ont été agressifs et méprisants avec nous. »



Libérée du centre de rétention le 19 juillet en début de soirée par le tribunal administratif de Lyon,  cette famille est rentrée à Aurillac par ses propres moyens. Elle est arrivée le 20 juillet vers 4h du matin. Le bébé est traumatisé. Les conditions d'arrestation de cette famille ont eu pour conséquence de renforcer les troubles post traumatiques et le mal être de Madame.

« Depuis cette arrestation je ne peux plus allaiter mon fils, je n'ai plus de lait. Abdourrakhman dort mal. On a toujours peur. »

Tout cela ne pose aucun problème à nos autorités. Pour le Directeur de la citoyenneté et des collectivités de la préfecture du Cantal interviewé par le quotidien La Montagne le 20 juillet : « c'est un dossier relativement classique, nous avons essayé d'organiser le retour de cette famille en Russie. »

Après le retour de cette famille à Aurillac, nous devons insister lourdement et les accompagner physiquement en préfecture pour qu'un rendez-vous leur soit accordé. A ce jour, la famille Mambetov attend toujours de pouvoir déposer sa nouvelle demande d’asile politique.

Relativement classique...



















Il n'est plus possible d'ajouter des commentaires à cet article

Vite dit

12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

⚫️

Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

⚫️

systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

⚫️

2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

⚫️

9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

⚫️

22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

⚫️

13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

⚫️

19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

⚫️

IMPORTANT

L'inscription au bulletin hebdomadaire fonctionne à nouveau.
Pour vous inscrire, cliquez sur le bouton "Inscription au Bulletin" en haut à droite des pages.
Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée.

Archive

Powered by mod LCA