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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Médiapart | 22 décembre 2013 | Par RESF

Edona, jeune femme kosovare de 22 ans, croupit en Hongrie dans un centre de bannissement où Valls l'a expulsée : la France, sur ordre du Préfet du Doubs, la prive de son droit à demander l'asile à Besançon

Leur histoire ressemble à celle de beaucoup de jeunes gens du Kosovo : il leur faut fuir un pays où leur vie est en danger…

Eux sont arrivés en France, à Besançon, en juin 2013, pour y demander asile et protection.

Mais avec la réglementation européenne dite Dublin II, ce n'est plus à eux de choisir le pays d'Europe dans lequel ils veulent demander l'asile : désormais, les demandeurs d'asile sont ''choisis'' par le pays par lequel ils sont supposés être entrés dans l'Espace européen de Schengen. Le tri s'opère ainsi entre quelques Etats-portes d'entrée en Europe : la Pologne pour les personnes venant du Caucase, la Hongrie pour les Kosovars et les Albanais (mais aussi des Erythréens, des Somaliens, des Maliens, des Afghans, des Nord-Africains...), la Grèce, l'Italie ou Malte pour les Subsahariens, les Libyens, les Tunisiens, les Afghans...

Edona KLLOKOQI et Qendrim BUNJAKU ont eu beau déclarer être venus directement du Kosovo en juin dernier, sans s'être arrêtés dans aucun des pays traversés, la Préfecture du Doubs ne les a pas moins considérés comme ''Dublinés'' a priori, ce qui signifie à la fois refus d'enregistrer une demande d'asile en France et prise des empreintes digitales pour interrogation du fichier Eurodac (fichier fourre-tout européen, pouvant contenir aussi bien les empreintes de personnes dont l'identité a été seulement ''contrôlée'' aux frontières, sans demande d'asile expresse, que les empreintes de demandeurs d'asile déclarés et enregistrés comme tels).

La préfecture du Doubs, forte des empreintes de nos deux jeunes gens, interroge donc Eurodac. Il s'avère qu'Edona est inconnue de ce fichier : logique puisqu'elle n'a pas été arrêtée sur la route qui la conduisait en France. Toujours selon la même logique, elle devrait être autorisée à déposer une demande d'asile à la préfecture du Doubs.

Mais ce serait sans compter avec le zèle des Grands Commis du Ministère de l'Intérieur disséminés sur tout le territoire, et la traçabilité millimétrée des parcours de migrants : Qendrim, lui, était passé par la Hongrie une première fois, au printemps 2013, et il avait dû y laisser ses empreintes lors d'un contrôle brutal de son identité, avant d'être contraint à retourner au Kosovo. Pas question donc, pour le Préfet du Doubs, d'interpréterla réglementation Dublin IIà partir de la situation d'Edona et de la faculté qui pouvait lui être donnée de demander l'asile en France. Non ! Hongrie un jour, Hongrie toujours ! Hongrie pour l'un, Hongrie pour l'autre, même si le couple n'est pas marié, même si depuis son passage par la Hongrie au printemps, Qendrim était revenu au Kosovo et avait engagé une procédure de renonciation à l'asile en Hongrie, même si lui et sa compagne ont fait leur demande ensemble à leur arrivée en France en juin. Big Brother Eurodac est tout puissant et ne remet pas le compteur à zéro !

La descente aux enfers commence alors à Besançon, et ils subissent le sort que réserve à quantité de demandeurs d'asile le Préfet du Doubs : passage obligé par la vie à la rue, refus de prise en charge sociale par les services de l'Etat, rien d'autre pour survivre que la solidarité d'un Collectif militant autour d'un campement de fortune. Après plusieurs mois de cette extrême précarité, Edona tombe gravement malade et doit être hospitalisée. Parallèlement, elle et son compagnon doivent pointer chaque mois à la Préfecture, qui a interrogé Eurodac et dit attendre la réponse de la Hongrie.

Ayant enfin prouvé que la rue la mettait en danger, Edona, qui continue à avoir besoin de soins, se voit proposer un hébergement, en hôtel, avec Qendrim.

C'est là que le mercredi 11 décembre 2013 au matin, malgré les interventions d'un Collectif de défense devant les autorités de la Préfecture pour empêcher leur expulsion (la novlangue dit ''réacheminement''), malgré l'insistance de la jeune femme à vouloir demander l'asile en France, Edona et Qendrim sont arrêtés par la PAF et conduits à l'aéroport de Bâle-Mulhouse où on les embarque de gré ou de force dans un avion (lui menotté, elle pieds et mains ligotés par du scotch). Direction : Budapest. Argument du Préfet pour balayer tout état d'âme : ''On ne sépare pas un couple''. Dans le sens de l'expulsion, évidemment ; pour l'autre, celui de l'inclusion, il eût fallu que le Préfet considère que son pouvoir d'appréciation personnel l'autorise à dire oui à la demande d'asile conjointe... Mais personne n'a oublié que ce même Préfet du Doubs avait déjà brillé par son sens du discernement lors de l'arrestation de Léonarda Dibrani en pleine sortie scolaire. Et récemment, il a encore enrichi son tableau de chasse par la tentative d'expulsion (heureusement déjouée in extremis grâce à la mobilisation) d'un étudiant togolais qui excelle à l'Université !

Cet ancien secrétaire général du grand Ministère de l'Immigration au temps de Besson met tant d'application à faire grimper les chiffres de ''reconduites'' nécessaires à l'irrésistible ascension de son nouveau ministre de tutelle, que celui-ci serait bien malavisé de renvoyer du corps préfectoral un si brillant fusible alternatif...

Qu'on en juge : dans son cynisme à toute épreuve, le Préfet du Doubs affirme dans son arrêté d'expulsion tel qu'il a été notifié à Qendrim BUNJAKU, qu'il ''n'est pas porté d'atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé à sa vie familiale'' puisque sa compagne, Edona KLLOKOQI, est expulsée avec lui !

Toujours est-il qu'à son arrivée à Budapest, ce couple qu'à coups de menottes et de sangles on ne ''sépare pas'', à qui on garantit son ''droit à la vie familiale'', a pourtant été immédiatement séparé par les autorités hongroises, et que chacun a été envoyé dans un enfer différent :

Qendrim a été conduit dans une prison, à NYIRBATOR, en attendant qu'il soit statué sur son sort et qu'on l'expulse vers le Kosovo, dans des délais indéterminés (plusieurs semaines à plusieurs mois). Pendant ce temps, il n'a pas le droit de recevoir de visites.

  • Edona, elle, après qu'on lui a pris ses empreintes, a été jetée seule dans les rues de Budapest, en pleine nuit, sans argent, avec pour toute destination possible, dans la mesure où elle ne voulait à aucun prix rentrer au Kosovo, le camp de DEBRECEN, situé à 250 km de la capitale. Lorsqu'elleest arrivée à Debrecen, on lui a d'abord dit que le pays où elle devait demander l'asile était… la France, en vertu des accords Dublin II ! Et qu'elle allait donc devoir attendre longtemps la réponse du Ministère de l'Intérieur français...
  • Mais l'affaire commençant à faire du bruit dans la ''République irréprochable'', notamment à travers les courriers adressés par de nombreux citoyens au Ministre Valls et au Préfet Fratacci pour dénoncer l'injustice dont Edona était victime, les pressions exercées sur elle se sont accrues jeudi 18 décembre : on lui signifiait qu'elle avait ''automatiquement demandé l'asile en Hongrie en mettant le pied à Budapest'', qu'il fallait donc qu'elle signe un papier pour y renoncer, que tout de suite après elle allait être placée en détention en attendant son expulsion à une date indéterminée vers le Kosovo, mais qu'elle ne pouvait pas rejoindre Qendrim dans sa prison...

Y aurait-il un vent du boulet soufflant de Paris à Debrecen, face à cette affaire qui met en lumière les innombrables approximations et dysfonctionnements dela procédure Dublin II, dont le seul but est d'empêcher l'accès au droit d'asile à des milliers de gens ?

Qui ne voit en effet que cette succession d'abus de pouvoir et d'entorses à la loi, par une Administration tout entière vouée à expulser et à broyer, constitue un véritable déni du droit effectif à l'asile ?

Qui a dit la vérité de ses droits à Edona, de l'Etat hongrois et de l'Etat français ?

Combien de temps encore martyriseront-ils cette jeune femme qui ignorait tout de cette ignoble mécanique et qui vit aujourd'hui dans une peur panique de ce qui peut lui arriver ?

A Debrecen, plusieurs milliers de ''retenu-e-s'' s'entassent dans des locaux infâmes et une promiscuité propice à tous les dangers.

Edona y a déjà subi une agression où elle a échappé de justesse à un viol. Elle est désespérée et souffre de troubles cardiaques dus au stress.

Pour ses soutiens, l'exigence est claire : le Préfet du Doubs doit procéder de toute urgence au rapatriement d’Edona KLLOKOQI en France, pays qui n’avait pas le droit de l’expulser et doit l'autoriser à demander l'asile.

Et au nom du principe ''On ne sépare pas un couple'', le préfet doit aussi rapatrier en France son compagnon Qendrim BUNJAKU, pour qu’il la rejoigne et qu’ils demandent ensemble l’asile en France.

RESF 25 et Collectif de Défense des Droits et Libertés des Etrangers (CDDLE, Besançon)
Noëlle LEDEUR, avec l'aide précieuse de Pierre COUCHOT.

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Vite dit

23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

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15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

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Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

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15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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