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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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3 fois par semaine, l’avion trimbale des migrants aux 4 coins de la France

Infos StreetPress | par Tomas Statius , Thibaut Loïez | 19/10/ 2015

Plusieurs fois par semaine, un jet privé loué par l’Etat quitte Calais. A son bord, une poignée de migrants sous escorte policière. Rennes, Nîmes, Metz : ils sont transférés et libérés quelques jours plus tard. 1,5 million d’euros par an s'envolent ainsi.

Aérodrome de Calais – 9 h, le 2 octobre. Les agents de sécurité n’ont pas encore pris leur service quand un jet privé de 17 mètres se pose sur le tarmac. A son bord, 10 policiers de la Police aux Frontières (PAF) et 2 pilotes. Après avoir coupé les moteurs, l’équipage sort de l’appareil. « C’est un transfert de migrants. On les emmène de Calais au CRA [centre de rétention administrative, ndlr] de Toulouse », nous explique celui qui se présente comme le chef d’équipe.

2 heures plus tard, une fourgonnette de CRS s’engage finalement sur la piste, serrée de près par une petite camionnette de l’aviation civile. 5 hommes en sortent, sous escorte policière. La peau mate, bien emmitouflés dans des doudounes. L’un d’eux tient un petit sac plastique bleu à la main, en guise de balluchon. Après un rapide passage dans les bureaux de la PAF, installés juste à côté de la piste, les sans pap’ embarquent dans le petit avion. Avant de décoller, un policier s’énerve et prend à témoin les rares clients du seul café de l’aérodrome :

Après plusieurs semaines d’enquête, c’est un système ubuesque que StreetPress dévoile. Un système qui mobilise des dizaines de fonctionnaires de police à travers la France, déplace de nombreux migrants sans raison et ne fait que brasser de l’air. Au sens propre, puisque ces transferts sont effectués grâce à un jet privé loué 1,5 millions d’euros. Voici l’histoire de Air Sans Pap’.

Air Sans Pap’

Chaque semaine, depuis 6 mois, la Police Aux Frontières balade en jet privé des migrants depuis Calais, jusque dans les différents Centres de Rétentions de l’hexagone. Avec l’afflux récent de migrants, le coucou de la PAF a pas mal bourlingué. Un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur explique, sous couvert d’anonymat, que pas moins de 3 vols par semaine sont organisés, depuis plusieurs mois. Au total, c’est plus d’une centaine de migrants qui ont été déplacés ainsi.

StreetPress a pu retracer le trajet de certains de ces transferts. Pour les seuls mois de septembre et octobre, la PAF a effectué au moins 7 vols au départ de Calais vers Metz, Toulouse, Nîmes, Hendaye et Perpignan. Les derniers mois, le quotidien local Nord Littoral (link is external) a signalé certains de ces départs.

Un système coûteux et inutile, puisque la PAF dépense 1 million et demi d’euros par an pour la seule location de son gros coucou. Le tout pour une efficacité nulle : selon nos informations tous les réfugiés transférés en avion ont ensuite été libérés. Souvent au bout de quelques jours à peine.

Réguler la pression migratoire

Quelle est la raison de ces transferts en avion ? Selon une source policière, les autorités s’efforceraient de répartir « la pression migratoire sur tout le territoire ». Contactée par StreetPress, la Préfecture du Pas-de-Calais, responsable de ces transferts, invoque la nécessité de juguler l’afflux de migrants sur les bords de la mer du Nord :

Selon une source proche du dossier, la préf’ aurait même la possibilité de réserver des lits dans des CRA à l’autre bout de la France grâce à un logiciel interne. Un peu comme sur Booking.com. Ainsi, si certains sont transférés depuis le Centre de Rétention de Coquelles, d’autres sont amenés à l’aéroport directement en sortant du commissariat, quelques heures à peine après leur interpellation.

Avion banalisé

L’avion de la PAF

Le gros joujou de la PAF, StreetPress l’a vu de ses yeux à Calais. C’est un bel avion à hélice, comme il y en a beaucoup dans les aérodromes. Sur son flanc, des petites rayures noir, rouge et beige, et aucune inscription officielle. Quand il ne sert pas pour des transferts de CRA à CRA, ce Beech 1900 est utilisé pour des opérations de reconduite à la frontière, explique un flic de la PAF. Un fonctionnaire de la place Beauvau nous détaille même le mode opératoire :

10 fonctionnaires de la Police aux Frontières et 2 pilotes seraient mobilisés chaque semaine pour ces transferts.

La facture est salée

Un dispositif qui coûte bonbon aux contribuables. En effet, faute d’être le propriétaire de l’appareil, la PAF loue son Beech 1900 à un affréteur privé. Depuis 2015, c’est avec l’entreprise Twin Jet qu’elle fait affaire, comme le confirme à StreetPress Olivier Besnard, le boss de la boîte installée à Aix-en-Provence.

StreetPress a retrouvé l’appel d’offre (link is external)lancé par le Ministère de l’Intérieur en octobre 2014. Il prévoit une utilisation de l’avion pour des missions de « transports, de fret, et de liaison » et une utilisation exclusive de l’avion par la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale) et la DGEF (Direction Générale des Etrangers en France). Montant du contrat proposé ? 1,5 millions d’euros, reconductible sur 4 ans.

Une somme à laquelle il faut rajouter le prix du kérosène, et le salaire des fonctionnaires de la PAF… Selon un policier qui souhaite garder l’anonymat, la facture pourrait grimper jusqu’à 23.000 euros par jour d’utilisation. Une addition salée pour ne transporter qu’une poignée de migrants à la fois. Car sur Air Sans Pap’, il n’y a qu’au maximum 5 réfugiés par vol, nous annonce une source policière. En effet, l’avion ne dispose que 19 places assises. Et la procédure impose 2 fonctionnaires de police par sans pap’. Coûteux et pas franchement efficace comme mode opératoire. Maître Clément, un avocat calaisien bien connu de tous les réfugiés, ironise :

Karim a été transféré 2 fois à Hendaye

En plus de coûter une blinde, ces transferts à l’aveugle aboutissent à des situations absurdes. Certains migrants ont même été envoyés par avion plusieurs fois à l’autre bout de la France. Et ce, sans véritable raison.

C’est le cas de Karim (1). Interpellé le 27 août à Calais, ce jeune afghan a été transféré à Hendaye (64) le jour même. Karim connait bien le jet de la PAF. Il l’avait déjà pris. StreetPress a même pu consulter le procès-verbal qui ordonne son placement en rétention. Dans la petite case « commentaires », il a écrit :

Cliquez pour agrandir

Adil a paumé ses papiers

L’exemple d’Adil (1) illustre un autre dysfonctionnement du système. Son idylle avec la PAF commence mi-septembre. Alors qu’il faisait ses courses au Lidl, Adil a été interpellé par des policiers avant d’être placé au Centre de Rétention de Coquelles. Dans la foulée, il est transféré à Nîmes par avion.

Finalement libéré le 11 octobre à 5 h du mat, Adil est lâché en pleine nature, devant les portes du CRA nîmois. Il entame alors le voyage retour jusqu’à Calais. Une fois arrivé dans le Nord, le malchanceux se rend au CRA de Coquelles pour récupérer ses papiers d’identité, restés entre les mains de la police. « Encore aujourd’hui, il les cherche. On ne sait pas s’ils sont à Nîmes ou à Calais », raconte Medhi, membre de l’association Le Réveil Voyageur (link is external). Paumer ses papiers, un comble pour un migrant ! L’infirmier a suivi son périple et raconté son histoire sur le blog Passeurs d’Hospitalités (link is external).

Seulement pour quelques jours de rétention

Si ce système marche sur la tête, c’est aussi parce qu’après avoir été déplacés puis placés en rétention, les migrants sont relâchés. Contactées par StreetPress, les différentes ONG présentes dans l’ensemble des centres de rétention de l’hexagone affirment que c’est bien la totalité des réfugiés transférés en avion qui ont ensuite été libérés.

Cette absurdité, Sarah Danflous a pu la constater. Le 15 août, cette intervenante pour la CIMADE au CRA d’Hendaye (64) boit son café quand plusieurs policiers de la Police Aux Frontières toquent à la porte :

2 semaines plus tard, rebelotte avec l’arrivée de 5 sans papiers en provenance de Calais. Dans les 2 cas, les exilés de Calais sortent entre 2 et 5 jours après leur arrivée au CRA. En cause, des erreurs juridiques, explique Maitre Hardouin, l’avocate de 3 afghans :

« Par exemple, pour les obligations de quitter le territoire français, il n’y avait pas de pays de destination. »

Tout le monde est contre, même les policiers

Du côté de Calais, ces transferts intempestifs de sans-papiers n’ont pas franchement bonne presse. Même la maréchaussée est contre. Quand StreetPress lui passe un coup de bigo, Frédéric Hochart, porte-parole du syndicat UNSA pour la PAF de Calais, a l’air plutôt remonté :

Du côté des assos, on montre aussi les dents. « On n’avait jamais vu ça, tempête Sarah Danflous. Et personne ne nous a jamais expliqué la raison de ces transferts. » David Rohi, porte-parole de la CIMADE, renchérit :

Détournement de pouvoir

Si selon Sarah Danflous, ces transferts ne sont pas prêt de s’arrêter – « le directeur du CRA nous a prévenu que ça allait continuer » – il n’est pas impossible que le petit avion de la PAF traverse quand même des zones de turbulences dans les prochains mois. Car transporter des migrants, en avion, tout ça pour vider les « jungles », ça ne serait pas forcément très légal.

En février 2015, la Préfecture du Pas-de-Calais avait même été condamnée par le Tribunal Administratif de Melun dans une affaire similaire. Maitre Norbert Clément raconte :

Le Tribunal a estimé que la mesure n’avait été prise « que dans le but de procéder à l’expulsion du domaine public géré par la Ville de Calais ». Il a jugé la préfecture coupable d’un détournement de pouvoir. Et l’a condamné à verser 1.000 euros au seul plaignant : un jeune afghan qui n’avait pas trop apprécié son transfert forcé en Seine-et-Marne.

Pour mieux comprendre les motivations d’Air Sans Pap’, StreetPress a contacté à de nombreuses reprises le ministère de l’intérieur qui n’a jamais donné suite à nos demandes.

(1) – Le prénom a été modifié.

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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