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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Le Monde | 18.12.2015 Par Vanessa Schneider

Pour certaines familles, s’engager consiste simplement à ouvrir les portes de leur maison à des réfugiés. Dans les Hauts-de-Seine, les Gerrier ne regrettent pas d’avoir hébergé Hadi, 19 ans.

Chez les Gerrier, c’est Nathalie qui est aux commandes. Elle qui répond au téléphone, qui ouvre la porte, propose un café ou un verre d’eau, dit aux uns et aux autres où s’asseoir, distribue la parole. C’est elle qui s’explique aussi, d’une voix sonore, enjouée et un brin tendue à la fois. Son mari, Christophe, et ses trois garçons, Timothée, Marin et Melchior, semblent avoir accepté cet ascendant comme une évidence. Pourtant, c’est ensemble, lors d’une réunion de famille où chacun a eu son mot à dire, que les Gerrier ont décidé, il y a quelques mois d’accueillir des réfugiés syriens.

A Colombes (Hauts-de-Seine), où ils possèdent depuis douze ans une vaste et confortable maison avec jardin et piscine chauffée couverte, ils ont d’abord hébergé une jeune femme, prénommée Racha. Le jour où nous leur rendons visite, c’est Hadi, 19 ans, qui occupe depuis une semaine la chambre d’amis. Il vient de Damas, où sa famille vit toujours. Il a vécu les horreurs de la guerre, pas celles des frêles embarcations qui se broient quotidiennement sur les vagues méditerranéennes : ses parents, ses cousins, ses oncles et tantes se sont tous cotisés pour le faire partir en France, via Beyrouth, en avion.

Intégré à la vie de famille

Il est arrivé à Paris en septembre et s’est rendu chez les jésuites, dont des connaissances syriennes lui avaient donné l’adresse. Depuis, il est pris en charge par l’association Welcome, qui s’occupe de sa demande de statut de réfugié politique, de ses démarches administratives, qui l’a inscrit à la Sorbonne pour des cours de français et lui a trouvé des familles pour l’héberger.

Hadi sourit tout le temps. Tellement que le photographe lui demande gentiment d’arrêter un peu. Il porte une tenue raccord avec la famille « bon chic bon genre » qui le loge : jean impeccable, pull vert sur une chemise à carreaux de même teinte. La journée, il est à Paris pour ses cours ; le soir et les week-ends, il les passe chez les Gerrier, joue avec les enfants, accompagne Nathalie au marché, est convié aux dîners chez les voisins. « Il est comme quelqu’un de la famille, il a les clés de la maison », s’enthousiasme Nathalie, jolie quadra aux yeux verts mobiles, dont le blouson de cuir rose et le tee-shirt imprimé rock ont remplacé le loden et le collier de perles.

Entre Hadi et les Gerrier, la vie paraît aussi simple que le tutoiement qui les a immédiatement liés. Le réfugié a sa chambre avec lavabo, participe aux tâches ménagères comme les autres, regarde la télé sur le canapé du salon, se mêle aux discussions. « Je ne pensais pas que des familles françaises puissent accueillir quelqu’un comme moi, raconte Hadi, qui n’en revient pas d’être aussi bien tombé. En Syrie, on a l’habitude d’accueillir des réfugiés venus du Liban et, auparavant, de Palestine. Mais c’était des musulmans. Avoir à ouvrir sa maison à quelqu’un d’une autre religion n’est jamais arrivé. »

Pour les Gerrier, catholiques pratiquants, le fait que Hadi soit musulman n’est pas un sujet. La question les agace même. « Je suis catholique parce que je suis née en France, tranche Nathalie. Si j’étais née dans un pays musulman, je serais musulmane. Ce qui est important, c’est la spiritualité, s’interroger sur soi-même et sur le monde. »

Les Gerrier n’ont pas l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel. « Mes grands-parents cachaient des juifs pendant la seconde guerre mondiale, avec les Allemands qui tournaient autour de leur maison : c’est bien plus héroïque », estime Christophe. Même le mot « engagement » leur paraît un peu fort. Pourtant, ils ont bâti leur vie sur l’ouverture aux autres. Il y a vingt ans, Nathalie et Christophe ont monté ensemble Handirect, une entreprise aujourd’hui prospère, prestataire de services administratifs et de routage qui a la particularité d’avoir 80 salariés handicapés sur 100.

« Pour nous, il s’agissait de répondre à la vie telle qu’elle est. » Cette vie qui est finalement devenue la leur : Marin, leur deuxième fils, 15 ans, un garçon débrouillard et joyeux, est né handicapé. Tous les ans, la famille part au bout du monde en version « roots », avec sac à dos : Equateur, Indonésie, Inde, Afrique du Sud, Cambodge... « L’enrichissement vient de la rencontre avec les autres », dit simplement Christophe.

Une réflexion d’un an

Les trois garçons, sagement assis autour de la grande table de la salle à manger, acquiescent. Les valeurs des parents sont les leurs. Les Gerrier ne sont pas des militants. Ils ne sont pas de gros consommateurs de presse, mais les migrants, forcément, ils en ont entendu parler. Et se sont sentis concernés : « ça préoccupe tout le monde », assure Nathalie. Quand on lui fait remarquer que non, justement, ça ne préoccupe pas tout le monde et que les Français, dans leur grande majorité, voient plutôt la question des réfugiés comme une source de crainte et de danger, elle ne semble pas bien comprendre de quoi on lui parle.

« On a une grande et belle maison, on a toujours hébergé des neveux, des copains, reprend-elle avec son enthousiasme constant. Chez ma grand-mère, on dressait la table avec l’assiette du pauvre pour qu’un nécessiteux puisse partager le repas : ça s’est malheureusement perdu. C’est dommage, quand on fait à manger pour cinq, il y en a pour six. »

La famille a tout de même mis un an avant de se lancer. « On avait envie de faire quelque chose, mais on ne savait pas comment s’y prendre », se souvient Christophe. Un couple d’amis les entraîne à une réunion de l’association Welcome, un programme lancé en 2009 par le Service jésuite des réfugiés (JRS). Le sérieux de l’organisation les convainc de sauter le pas. Welcome se charge de vérifier les capacités d’accueil des familles et gère tout le reste.

Chaque migrant a un tuteur, un bénévole qui l’aide dans ses démarches. Et il n’est là que pour un temps déterminé, six à huit semaines, afin d’éviter qu’un lien trop fort se noue avec les familles. « Notre rôle, c’est de recréer une cellule familiale, leur apporter un cadre, un lieu où souffler un peu, qu’ils arrêtent de faire des cauchemars de bombes, explique Nathalie. Ca leur permet aussi de voir comment vit une famille française, d’apprendre les codes, de parler d’autre chose que de la guerre en Syrie. » En cas de problème ou de mésentente, c’est l’association qui s’en occupe.

Dans cette commune proche de Paris, tout se sait ou presque, mais les Gerrier ne se soucient guère du regard des autres. « On ne le crie pas sur les toits, mais on présente Hadi quand on croise des gens qu’on connaît, explique Christophe. Lorsqu’on en parle, c’est pour donner l’envie de faire comme nous. » Ils sont désormais quatre familles à Colombes à héberger de jeunes Syriens.

Bien sûr, leur engagement suscite interrogation et incompréhension. « Au lycée, certains m’ont dit qu’il y avait des terroristes parmi les migrants, raconte l’aîné, Timothée, un beau garçon bien dans ses baskets. Alors je leur explique qu’il s’agit de réfugiés politiques, que leur pays est en guerre, et ils ne disent plus rien. » « Certains amis me parlent de la situation économique : ils estiment que la France ne peut pas se permettre d’accueillir des réfugiés, ajoute le père. Je leur réponds : Ce n’est pas le sujet, il s’agit juste de leur permettre de se poser . Et quand on me demande : “Pourquoi vous faites ça ? , je rétorque : “Pourquoi pas ?» « C’est simple », abonde Nathalie.

Hadi partira fin janvier. « C’est le côté frustrant. On vit ensemble quelque temps, on apprend plein de choses les uns des autres et puis ils partent vivre leur vie, ils s’envolent. » Les Gerrier se sont déjà portés volontaires pour accueillir un autre réfugié. Ils vont devoir attendre un peu. Welcome est submergée par son succès : 3 000 familles se sont manifestées et, pour l’instant, en Ile-de-France, il n’y a pas assez de réfugiés pour répondre à toutes les propositions.

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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