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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Le Monde | 18.12.2015 Par Vanessa Schneider

Pour certaines familles, s’engager consiste simplement à ouvrir les portes de leur maison à des réfugiés. Dans les Hauts-de-Seine, les Gerrier ne regrettent pas d’avoir hébergé Hadi, 19 ans.

Chez les Gerrier, c’est Nathalie qui est aux commandes. Elle qui répond au téléphone, qui ouvre la porte, propose un café ou un verre d’eau, dit aux uns et aux autres où s’asseoir, distribue la parole. C’est elle qui s’explique aussi, d’une voix sonore, enjouée et un brin tendue à la fois. Son mari, Christophe, et ses trois garçons, Timothée, Marin et Melchior, semblent avoir accepté cet ascendant comme une évidence. Pourtant, c’est ensemble, lors d’une réunion de famille où chacun a eu son mot à dire, que les Gerrier ont décidé, il y a quelques mois d’accueillir des réfugiés syriens.

A Colombes (Hauts-de-Seine), où ils possèdent depuis douze ans une vaste et confortable maison avec jardin et piscine chauffée couverte, ils ont d’abord hébergé une jeune femme, prénommée Racha. Le jour où nous leur rendons visite, c’est Hadi, 19 ans, qui occupe depuis une semaine la chambre d’amis. Il vient de Damas, où sa famille vit toujours. Il a vécu les horreurs de la guerre, pas celles des frêles embarcations qui se broient quotidiennement sur les vagues méditerranéennes : ses parents, ses cousins, ses oncles et tantes se sont tous cotisés pour le faire partir en France, via Beyrouth, en avion.

Intégré à la vie de famille

Il est arrivé à Paris en septembre et s’est rendu chez les jésuites, dont des connaissances syriennes lui avaient donné l’adresse. Depuis, il est pris en charge par l’association Welcome, qui s’occupe de sa demande de statut de réfugié politique, de ses démarches administratives, qui l’a inscrit à la Sorbonne pour des cours de français et lui a trouvé des familles pour l’héberger.

Hadi sourit tout le temps. Tellement que le photographe lui demande gentiment d’arrêter un peu. Il porte une tenue raccord avec la famille « bon chic bon genre » qui le loge : jean impeccable, pull vert sur une chemise à carreaux de même teinte. La journée, il est à Paris pour ses cours ; le soir et les week-ends, il les passe chez les Gerrier, joue avec les enfants, accompagne Nathalie au marché, est convié aux dîners chez les voisins. « Il est comme quelqu’un de la famille, il a les clés de la maison », s’enthousiasme Nathalie, jolie quadra aux yeux verts mobiles, dont le blouson de cuir rose et le tee-shirt imprimé rock ont remplacé le loden et le collier de perles.

Entre Hadi et les Gerrier, la vie paraît aussi simple que le tutoiement qui les a immédiatement liés. Le réfugié a sa chambre avec lavabo, participe aux tâches ménagères comme les autres, regarde la télé sur le canapé du salon, se mêle aux discussions. « Je ne pensais pas que des familles françaises puissent accueillir quelqu’un comme moi, raconte Hadi, qui n’en revient pas d’être aussi bien tombé. En Syrie, on a l’habitude d’accueillir des réfugiés venus du Liban et, auparavant, de Palestine. Mais c’était des musulmans. Avoir à ouvrir sa maison à quelqu’un d’une autre religion n’est jamais arrivé. »

Pour les Gerrier, catholiques pratiquants, le fait que Hadi soit musulman n’est pas un sujet. La question les agace même. « Je suis catholique parce que je suis née en France, tranche Nathalie. Si j’étais née dans un pays musulman, je serais musulmane. Ce qui est important, c’est la spiritualité, s’interroger sur soi-même et sur le monde. »

Les Gerrier n’ont pas l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel. « Mes grands-parents cachaient des juifs pendant la seconde guerre mondiale, avec les Allemands qui tournaient autour de leur maison : c’est bien plus héroïque », estime Christophe. Même le mot « engagement » leur paraît un peu fort. Pourtant, ils ont bâti leur vie sur l’ouverture aux autres. Il y a vingt ans, Nathalie et Christophe ont monté ensemble Handirect, une entreprise aujourd’hui prospère, prestataire de services administratifs et de routage qui a la particularité d’avoir 80 salariés handicapés sur 100.

« Pour nous, il s’agissait de répondre à la vie telle qu’elle est. » Cette vie qui est finalement devenue la leur : Marin, leur deuxième fils, 15 ans, un garçon débrouillard et joyeux, est né handicapé. Tous les ans, la famille part au bout du monde en version « roots », avec sac à dos : Equateur, Indonésie, Inde, Afrique du Sud, Cambodge... « L’enrichissement vient de la rencontre avec les autres », dit simplement Christophe.

Une réflexion d’un an

Les trois garçons, sagement assis autour de la grande table de la salle à manger, acquiescent. Les valeurs des parents sont les leurs. Les Gerrier ne sont pas des militants. Ils ne sont pas de gros consommateurs de presse, mais les migrants, forcément, ils en ont entendu parler. Et se sont sentis concernés : « ça préoccupe tout le monde », assure Nathalie. Quand on lui fait remarquer que non, justement, ça ne préoccupe pas tout le monde et que les Français, dans leur grande majorité, voient plutôt la question des réfugiés comme une source de crainte et de danger, elle ne semble pas bien comprendre de quoi on lui parle.

« On a une grande et belle maison, on a toujours hébergé des neveux, des copains, reprend-elle avec son enthousiasme constant. Chez ma grand-mère, on dressait la table avec l’assiette du pauvre pour qu’un nécessiteux puisse partager le repas : ça s’est malheureusement perdu. C’est dommage, quand on fait à manger pour cinq, il y en a pour six. »

La famille a tout de même mis un an avant de se lancer. « On avait envie de faire quelque chose, mais on ne savait pas comment s’y prendre », se souvient Christophe. Un couple d’amis les entraîne à une réunion de l’association Welcome, un programme lancé en 2009 par le Service jésuite des réfugiés (JRS). Le sérieux de l’organisation les convainc de sauter le pas. Welcome se charge de vérifier les capacités d’accueil des familles et gère tout le reste.

Chaque migrant a un tuteur, un bénévole qui l’aide dans ses démarches. Et il n’est là que pour un temps déterminé, six à huit semaines, afin d’éviter qu’un lien trop fort se noue avec les familles. « Notre rôle, c’est de recréer une cellule familiale, leur apporter un cadre, un lieu où souffler un peu, qu’ils arrêtent de faire des cauchemars de bombes, explique Nathalie. Ca leur permet aussi de voir comment vit une famille française, d’apprendre les codes, de parler d’autre chose que de la guerre en Syrie. » En cas de problème ou de mésentente, c’est l’association qui s’en occupe.

Dans cette commune proche de Paris, tout se sait ou presque, mais les Gerrier ne se soucient guère du regard des autres. « On ne le crie pas sur les toits, mais on présente Hadi quand on croise des gens qu’on connaît, explique Christophe. Lorsqu’on en parle, c’est pour donner l’envie de faire comme nous. » Ils sont désormais quatre familles à Colombes à héberger de jeunes Syriens.

Bien sûr, leur engagement suscite interrogation et incompréhension. « Au lycée, certains m’ont dit qu’il y avait des terroristes parmi les migrants, raconte l’aîné, Timothée, un beau garçon bien dans ses baskets. Alors je leur explique qu’il s’agit de réfugiés politiques, que leur pays est en guerre, et ils ne disent plus rien. » « Certains amis me parlent de la situation économique : ils estiment que la France ne peut pas se permettre d’accueillir des réfugiés, ajoute le père. Je leur réponds : Ce n’est pas le sujet, il s’agit juste de leur permettre de se poser . Et quand on me demande : “Pourquoi vous faites ça ? , je rétorque : “Pourquoi pas ?» « C’est simple », abonde Nathalie.

Hadi partira fin janvier. « C’est le côté frustrant. On vit ensemble quelque temps, on apprend plein de choses les uns des autres et puis ils partent vivre leur vie, ils s’envolent. » Les Gerrier se sont déjà portés volontaires pour accueillir un autre réfugié. Ils vont devoir attendre un peu. Welcome est submergée par son succès : 3 000 familles se sont manifestées et, pour l’instant, en Ile-de-France, il n’y a pas assez de réfugiés pour répondre à toutes les propositions.

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Vite dit

12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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