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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Blog Médiapart | 8 juin 2016

L’Aveyron, visage de la France engagée. Reportage auprès des réfugiés 300 bénévoles sont mobilisés pour accueillir les familles souvent déboutées du droit d'asile

Je me suis rendu en Aveyron au début du mois de mai, poursuivant la mission confiée par la Mission de France de reportages sur l’accueil des migrants. J'étais accueilli par Danyèle et Michel Régis, membre de la Communauté Mission de France qui avaient organisé tout un circuit.

Après avoir visité avec Gillette le nouveau campement de Synthe construit par Médecins sans frontière , rencontré la communauté de Ludres près de Nancy, solidaire de familles Albanaises menacées de mort par la mafia, rencontré Philippe Plantevin, l’ami des Roms de St Fons près de Lyon avant que la police ne les chasse un peu plus loin, je me suis retrouvé dans ce département du sud de la France, paisible, rural, dynamique.

Ici quelques 300 personnes de toute sensibilité, réparties sur une douzaine de localités, se sont mobilisées pour venir en aide aux réfugiés, déboutés du droit d’asile avec souvent l’appui des élus locaux et des paroisses, mobilisées avant tout par le spectacle scandaleux de ces familles à la rue, l’appel du Pape François et l’émotion suscitée par l’exode massif et tragique des réfugiés du proche orient.

C’est le scandale des familles dormant dans la rue qui a provoqué indignation et mobilisation de tous et notamment les deux principaux acteurs : le collectifs des sans papiers et réfugiés de Rodez et la pastorale des migrants.

Danyèle et le service de la pastorale des migrants, sont allés à la rencontre de tous, ont organisés une rencontre publique de 80 personnes issues de tout le département, ont dialogué avec l’Evêque qui est venu a la rencontre, ont favorisé la constitution de collectifs locaux

Aujourd’hui ces collectifs sont au nombre de six, ils regroupent des participants de toute sensibilité et sont organisés principalement dans le cadre de l’association « jamais sans toit » qui vient en aide à une vingtaine de familles ou personnes seules.

Les autorités font aujourd'hui le choix de débouter massivement les demandeurs d’asile ce qui est lourd de conséquences. En 2015 l’OFPRA a accordé le statut de réfugié à 31,5% des 80 000 demandes d’asile sur le territoire français, laissant 54 800 personnes dans la nature alors qu’ils sont déterminés à rester.
Certains demandeurs d’asile ont de la chance et sont pris en charge par les CADA, leur régularisation via l’OFPRA étant alors de 60%,

D’autres doivent se contenter de la rue ou des hébergements d’urgence organisés par l’Etat en vertu de l’article 345 du code de l’action sociale, ce qui les contraint à une forme d’errance de ville en ville, d’abri en abri, et à vivre sous la menace permanente d’une expulsion du territoire, à vivre dans des conditions scandaleuses de « fantôme » sans logement, sans ressources, sans autorisations de travailler, sans lieux d’accueil.

L’Aveyron dont le recours au 115 a progressé de 40% entre les hivers 2014 et 2015, un des taux le plus fort de France, a connu ainsi plusieurs familles avec enfants séjournant plusieurs mois dans la rue avant que la préfecture ne se décide à leur proposer un abri via le 115. Au delà les aides de l’Etat sont inexistantes et les régularisations se font au compte goutte pour des raisons de santé ou humanitaires.

Certaines municipalités font le choix de s’investir et la ville de Rodez a ainsi proposé 30 appartements dont six seulement sont occupés à ce jour, tandis que l’Evêché en proposait trois, et l’état six, désormais occupés par des Kurdes ayant transité par Calais.

Ces réfugiés sont arrivés majoritairement en famille avec de jeunes enfants, originaires du Bangladesh, Géorgie, Kosovo, Russie, RDC, Irak, Maghreb. Ils ont tout perdu et montrent une grande détermination.

Le dépaysement est cependant radical et certains craquent comme cette femme, mère de famille de deux enfants à la rue et ayant tenté trois fois de se suicider.

L’objectif des collectifs est d’accompagner ces familles pour préserver leur dignité tout en restant dans la légalité. Les familles sont logées dans de beaux locaux réhabilités et mis à disposition par les paroisses ou les mairies moyennant un loyer, leurs enfants sont tous scolarisés, la défense juridique est organisée.

Nous avons pu rencontrer quelques familles à Entraygues, Nuces et Naucelle, localités de 1000 à 2000 habitants, beaux villages noyés dans la verdure : Andria et Nino, sont sortis de la rue où ils ont vécu plusieurs mois avec leurs deux enfants avant d’entrer au Cada, leur fils Romani, âgé de 12 ans est vice champion national de boxe Kamia et Anup qui quittaient le Cada pour Toulouse poursuivre leur formation universitaire apres avoir été déboutés ; Mamuka, maçon et jardinier hors pair et sa souriante épouse Nino et leurs 2 enfants. Ruslan et Elmira, parents de trois enfants. Attention à ne pas commettre d’infraction, même au code de la route, vous risquez l’expulsion immédiate du territoire. C’est la mésaventure qui est arrivée à Mamuka pour avoir conduit sans permis et qui a du laisser derrière lui sa femme et ses deux enfants. Les gendarmes l’avaient soigné qui lui avaient également collé une conduite en contre- sens sur une route à double sens...

Les collectifs sont dynamiques, se coordonnent, se renforcent, ils interpellent l’Etat qui ne fait pas son travail, tout en collectant les fonds qui permettent de payer les loyers, accompagnent les familles dans l’ensemble de leurs démarches, donnent des cours de français, le tout dans une belle proximité amicale qui est sans doute la caractéristique majeure de ces engagements. C’est l’occasion de soutenir les liens sociaux qui ici comme ailleurs se délitent.

La préoccupation actuelle des collectifs est de favoriser l’autonomie des familles notamment par la création d’activités: groupe d’employeurs, réseau SEL (échange par monnaie locale), chantiers d’insertion, jardins de cocagne, brocante, et de chercher une plus forte contribution des familles au delà de ce qui est déjà fait : bâtiment, jardinage, couture.

Le réseau de Villefranche de Rouergue (12 000 h) qui héberge quatre familles a organisé pendant mon séjour une rencontre qui a réuni quarante personnes afin précisément de rechercher comment renforcer l’autonomie des familles.

Il est étonnant de constater qu’il y ait si peu de Syriens en Aveyron comme en France (500 en juin 2015 selon Amnesty) alors que 4 millions d’entre eux ont du quitter leur pays

Il est consternant qu’a leur arrivée en France les réfugiés soient chassés par la police comme cela vient de se produire à Paris au métro Stalingrad (1600 personnes) et au lycée Jean Jaurès (300 personnes), lycée pourtant fermé depuis cinq ans. Ils ont le tord de ne pas être Syriens et les appartements de Rodez resteront vides…

Il est encore plus consternant de voir l’Europe signer les accords de Dublin conduisant à refouler les demandeurs d’asile vers le premier pays d’arrivée en Europe, et encore signer un accord scélérat avec la Turquie qui permettra de refouler vers la Turquie les 50 000 migrants déjà arrivés en Grèce et qui sont comme l’écrit un journaliste de l’AFP Bülent Kiliç « en train de perdre la raison » tant est inhumaine la situation qui leur est imposée.
Il est pourtant un impératif moral absolu de porter secours aux personnes en danger consacré dans le droit par la convention internationale de Genève et les principes clairs et universels posés dans l’Evangile de Mathieu au chapitre XXV.

« Je rêve d’une Europe qui promeut et défend les droits de chacun, sans oublier les devoirs envers tous. Je rêve d’une Europe dont on ne puisse pas dire que son engagement pour les droits humains a été sa dernière utopie, Je rêve d'une Europe où être migrant ne soit pas un délit" a déclaré le Pape François le 4 mai devant les dirigeants européens
Olivier CHAZY
7 mai 2016

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Vite dit

15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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