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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : Mediapart - Haydée Sabéran - 9/2/2017

Alors qu'entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n'existe plus de structure étatique d'accueil sur place.

Les migrants ont-ils le droit de se laver à Calais ? Depuis mercredi 8 février au matin, la mairie de Calais fait barrage, avec une benne à ordures, à la mise en place de douches par le Secours catholique dans son local de la rue de Moscou, près du port. Devant les grilles du local dont l'association est propriétaire, impossible d'entrer ou de sortir : une benne métallique municipale empêche tout accès. Avant l'arrivée de la benne, le directeur de cabinet de Natacha Bouchart, la maire (LR) de Calais, Antoine Diers, avait bloqué la grille avec sa voiture. La mairie a dressé un procès-verbal pour « infraction au code de l'urbanisme » et envisage de prendre un arrêté interruptif de travaux contre l'association caritative, au motif qu'elle a installé deux modulaires de quatre douches chacun dans sa cour, et s'apprêtait à en installer un troisième, prévu pour l'accueil des exilés.

A Calais la mairie empeche les migrants de se laverLes exilés de retour à Calais depuis plusieurs semaines, entre 100 et 500 selon les sources, sont à la rue ; ce sont pour la plupart des mineurs, entre 15 et 17 ans. Ils tentent leur chance la nuit sur les camions, et errent le jour. À part les maraudes des associations qui les nourrissent et les soignent, rien n'est prévu pour eux à Calais. L'État leur propose de se rendre à Saint-Omer, à 50 kilomètres, dans un lieu d'accueil pour mineurs. Ce qu'ils font lorsqu'ils sont trop épuisés. Par ailleurs, des dizaines d'habitants ouvrent aussi leur porte, dans le réseau du Secours et d'autres, pour des nuits de répit et des douches.

À Calais, les autorités refusent d'ouvrir des lieux d'hébergement pour les migrants, « pour éviter la reconstitution de campements d'infortune à Calais et ses environs », comme le ministre de l'intérieur et la ministre du logement l'ont indiqué le 30 janvier aux associations, dont le Secours catholique.

Le Secours catholique, qui a ouvert début janvier un accueil de jour dans un autre lieu, à l'extérieur de la ville, a constaté deux cas de gale parmi les « 30 à 50 » adolescents exilés qu'elle reçoit et nourrit à l'accueil de jour. « Ils nous supplient de leur faire prendre des douches », explique Vincent De Coninck, chargé de mission de l'association pour le Pas-de-Calais. Le Secours a commencé « en urgence » à installer deux modulaires de quatre douches chacun, et un modulaire d'accueil. L'association s'appuie sur cet argument de l'urgence pour faire valoir qu'elle n'est pas en infraction avec le code de l'urbanisme, « qui prévoit qu'on puisse ouvrir en urgence un dispositif temporaire de trois mois sans avoir besoin de demander l'autorisation. Nous considérons qu'il y a urgence. On veut ouvrir ces douches le plus rapidement possible », indique Vincent De Coninck.

Mercredi matin à 8 h 30, les deux premiers modulaires sont arrivés et ont été installés ; puis vers 10 heures, le directeur de cabinet, alerté par un voisin, est arrivé sur les lieux. Le Secours a fait constater la présence du véhicule, puis de la benne, par huissier. « C'est un fondement de notre société qui est remis en cause », s'indigne Vincent De Coninck. « Que ce soit dans la vallée de la Roya, à Calais ou à Paris, on fait entrave à la solidarité citoyenne et associative. C'est grave. »

Joint par téléphone, Emmanuel Agius, premier adjoint chargé de l'urbanisme, s'étonne des projets du Secours catholique. « Ce sont des douches ? Vous me l'apprenez. Nous, ce que nous constatons, c'est que deux conteneurs sont installés sans déclaration préalable, voire demande de permis de construire, d'autant qu'on se trouve dans une zone soumise à l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Et que l'on soit le Secours catholique ou madame Michu, la loi est la même pour tous. » Le premier adjoint relève par ailleurs que « le projet initial » du Secours, qui a ouvert ce local trois mois avant le « démantèlement » de la « jungle », était le tri et la distribution de vêtements et de chaussures « tous les 15 jours », et que l'association, lors d'une réunion publique en présence de la mairie, avait « rassuré » la population sur ce point. « Ça a été accepté par la population, ce n'est pas pour que ça devienne un centre Jules-Ferry bis », dit l'adjoint en référence au lieu de douches et de distribution de repas ouvert en 2015 à l'écart de la ville, à proximité de ce qui allait devenir la « new jungle ». Autre argument de l'adjoint au maire : « Cela va devenir de facto un établissement recevant du public, et il faut le passage d'une commission de sécurité. » L'argument de la sécurité préoccupe aussi l'association : « S'il y a le feu dans le bâtiment, les pompiers ne peuvent pas entrer, à cause de la benne qui bloque le passage. Hier, il y avait 25 bénévoles à l'intérieur », signale Vincent De Coninck.

L'association caritative se dit par ailleurs consciente des inquiétudes des voisins : « Tout est pensé pour préserver la tranquillité du quartier. Les premiers riverains sont à plusieurs centaines de mètres, il n'y a pas de vis-à-vis, et les modulaires sont dans une cour, et non sur la rue. » Et le fait que la vocation du lieu a changé ? « Bien sûr, le lieu avait été prévu pour distribuer des vêtements, mais le contexte a radicalement changé aussi. Il y a une carence des autorités, et ces jeunes sont à la rue, et on ne peut pas les laisser sales. Croyez-moi, nous avons autre chose à faire que de mettre en place des douches, ce n'est pas dans nos missions. Mais nous y sommes contraints, parce qu'il y a atteinte à la dignité des personnes. »

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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