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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Mediapart - Haydée Sabéran - 9/2/2017

Alors qu'entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n'existe plus de structure étatique d'accueil sur place.

Les migrants ont-ils le droit de se laver à Calais ? Depuis mercredi 8 février au matin, la mairie de Calais fait barrage, avec une benne à ordures, à la mise en place de douches par le Secours catholique dans son local de la rue de Moscou, près du port. Devant les grilles du local dont l'association est propriétaire, impossible d'entrer ou de sortir : une benne métallique municipale empêche tout accès. Avant l'arrivée de la benne, le directeur de cabinet de Natacha Bouchart, la maire (LR) de Calais, Antoine Diers, avait bloqué la grille avec sa voiture. La mairie a dressé un procès-verbal pour « infraction au code de l'urbanisme » et envisage de prendre un arrêté interruptif de travaux contre l'association caritative, au motif qu'elle a installé deux modulaires de quatre douches chacun dans sa cour, et s'apprêtait à en installer un troisième, prévu pour l'accueil des exilés.

A Calais la mairie empeche les migrants de se laverLes exilés de retour à Calais depuis plusieurs semaines, entre 100 et 500 selon les sources, sont à la rue ; ce sont pour la plupart des mineurs, entre 15 et 17 ans. Ils tentent leur chance la nuit sur les camions, et errent le jour. À part les maraudes des associations qui les nourrissent et les soignent, rien n'est prévu pour eux à Calais. L'État leur propose de se rendre à Saint-Omer, à 50 kilomètres, dans un lieu d'accueil pour mineurs. Ce qu'ils font lorsqu'ils sont trop épuisés. Par ailleurs, des dizaines d'habitants ouvrent aussi leur porte, dans le réseau du Secours et d'autres, pour des nuits de répit et des douches.

À Calais, les autorités refusent d'ouvrir des lieux d'hébergement pour les migrants, « pour éviter la reconstitution de campements d'infortune à Calais et ses environs », comme le ministre de l'intérieur et la ministre du logement l'ont indiqué le 30 janvier aux associations, dont le Secours catholique.

Le Secours catholique, qui a ouvert début janvier un accueil de jour dans un autre lieu, à l'extérieur de la ville, a constaté deux cas de gale parmi les « 30 à 50 » adolescents exilés qu'elle reçoit et nourrit à l'accueil de jour. « Ils nous supplient de leur faire prendre des douches », explique Vincent De Coninck, chargé de mission de l'association pour le Pas-de-Calais. Le Secours a commencé « en urgence » à installer deux modulaires de quatre douches chacun, et un modulaire d'accueil. L'association s'appuie sur cet argument de l'urgence pour faire valoir qu'elle n'est pas en infraction avec le code de l'urbanisme, « qui prévoit qu'on puisse ouvrir en urgence un dispositif temporaire de trois mois sans avoir besoin de demander l'autorisation. Nous considérons qu'il y a urgence. On veut ouvrir ces douches le plus rapidement possible », indique Vincent De Coninck.

Mercredi matin à 8 h 30, les deux premiers modulaires sont arrivés et ont été installés ; puis vers 10 heures, le directeur de cabinet, alerté par un voisin, est arrivé sur les lieux. Le Secours a fait constater la présence du véhicule, puis de la benne, par huissier. « C'est un fondement de notre société qui est remis en cause », s'indigne Vincent De Coninck. « Que ce soit dans la vallée de la Roya, à Calais ou à Paris, on fait entrave à la solidarité citoyenne et associative. C'est grave. »

Joint par téléphone, Emmanuel Agius, premier adjoint chargé de l'urbanisme, s'étonne des projets du Secours catholique. « Ce sont des douches ? Vous me l'apprenez. Nous, ce que nous constatons, c'est que deux conteneurs sont installés sans déclaration préalable, voire demande de permis de construire, d'autant qu'on se trouve dans une zone soumise à l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Et que l'on soit le Secours catholique ou madame Michu, la loi est la même pour tous. » Le premier adjoint relève par ailleurs que « le projet initial » du Secours, qui a ouvert ce local trois mois avant le « démantèlement » de la « jungle », était le tri et la distribution de vêtements et de chaussures « tous les 15 jours », et que l'association, lors d'une réunion publique en présence de la mairie, avait « rassuré » la population sur ce point. « Ça a été accepté par la population, ce n'est pas pour que ça devienne un centre Jules-Ferry bis », dit l'adjoint en référence au lieu de douches et de distribution de repas ouvert en 2015 à l'écart de la ville, à proximité de ce qui allait devenir la « new jungle ». Autre argument de l'adjoint au maire : « Cela va devenir de facto un établissement recevant du public, et il faut le passage d'une commission de sécurité. » L'argument de la sécurité préoccupe aussi l'association : « S'il y a le feu dans le bâtiment, les pompiers ne peuvent pas entrer, à cause de la benne qui bloque le passage. Hier, il y avait 25 bénévoles à l'intérieur », signale Vincent De Coninck.

L'association caritative se dit par ailleurs consciente des inquiétudes des voisins : « Tout est pensé pour préserver la tranquillité du quartier. Les premiers riverains sont à plusieurs centaines de mètres, il n'y a pas de vis-à-vis, et les modulaires sont dans une cour, et non sur la rue. » Et le fait que la vocation du lieu a changé ? « Bien sûr, le lieu avait été prévu pour distribuer des vêtements, mais le contexte a radicalement changé aussi. Il y a une carence des autorités, et ces jeunes sont à la rue, et on ne peut pas les laisser sales. Croyez-moi, nous avons autre chose à faire que de mettre en place des douches, ce n'est pas dans nos missions. Mais nous y sommes contraints, parce qu'il y a atteinte à la dignité des personnes. »

 

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Vite dit

injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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juge magicien29/7/2018 - Ici on ne rend pas justice, on applique la loi !
C'est ce qu'a répondu il y a quelque temps une juge du JLD à un retenu.
La loi dispose qu'un document officiel d'un pays étranger, tel un acte de naissance prouvant la minorité d'un.e jeune, de surcroit confirmé authentique par le consul de ce pays en France, doit être accepté et prit en compte par la justice, et doit primer sur toute autre considération.
La loi dispose qu'en cas de doute sur sa minorité, ce doute doit profiter au jeune.
La loi dispose que quand l'état formule une accusation il est tenu d'apporter des preuves.
Et pourtant, suivant l'avis de la préfecture de Toulouse, un tel document n'a pas été considéré "crédible" par un juge du Tribunal Administratif de Toulouse, qui a condamné Nakachia, mineure de 14 ans, à être renvoyée dans son pays, où elle risque en plus d'être mariée de force à un vieil homme de 70 ans.
La raison ? La préfecture a "des doutes", POINT. Point de preuves aussi, juste des soupçons.
Donc, on applique la loi quand la justice ne convient pas, et on rend "justice" quand la loi ne convient pas.
C'est å se demander à quoi bon payer cette armée de parlementaires et tous ces juges si de toute façon l'État se débrouille très bien tout seul pour faire le travail à leur place.
En savoir plus ici et

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12/7/2018 - France - Belgique 0 à 0
Samuel Umtiti est né au Cameroun, il est le petit dernier d'une fratrie de 4 enfants. Alors qu'il a 2 ans, sa famille émigre en France et s'installe à Lyon. C'était en 1995, serait-ce possible aujourd'hui ?

Paul Pogba : fils d'immigrés d'origine guinéenne
Antoine Griezmann : d'ascendance allemande et portugaise
N’Golo Kanté : d'ascendance malienne
Kylian Mbappé : fils d'immigrés d'origine camerounaise et algérienne
Ousmane Dembélé : fils d'immigrés d'origine malienne et sénégalo-mauritanienne
Corentin Tolisso : fils de père togolais
✓ Et tant d'autres
Merci à vous tous !
Mais dans vingt ans, avec les frontières fermées, y aura-t-il quelqu'un pour marquer pour la France ?

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8/7/2018 - Ah bon ? On avait tort toutes ces années alors ?
Les gouvernements successifs, les parlementaires, les tribunaux, les policiers, l'administration, tout ce beau monde, aveuglé par leurs intérêts politiciens et populistes s'acharnait à pointer du doit, accuser, juger et condamner ces "criminels de la fraternité" qui "font le jeu des passeurs", sans même se poser la question de la légalité de leurs actions, et voilà qu'à la plus haute cour de justice les Sages du Conseil Constitutionnel projettent un rayon de lumière et leur disent : Ben non ! C'est vous qui avez tort ! C'est vous qui accusez, jugez et condamnez un des éléments fondateurs de la République, ses fondations mêmes !
Liberté et Égalité : la FRATERNITÉ n’est pas un gadget ou une cerise sur le gâteau républicain, c’est le principe constitutionnel permettant de garantir les 2 premiers !
En savoir plus

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1/7/2018 - Macron a raté un cours à l'école de la vie
En accusant le navire Lifeline de violation de la loi et de faire le jeu de la mafia de passeurs, on comprend aisément que Macron a raté le cours sur le mode d'utilisation de valeurs et de principes.
Une personne normale, qui a assisté à tous les cours, se base sur ses valeurs et ses principes pour dicter sa conduite. Macron, lui, regarde d'abord les chiffres, puis se basant dessus il prend des décisions sur sa conduite. Si les décisions sont en accord avec ce qu'il dit être ses valeurs, tant mieux, ça servira pour le marketing. Si ce n'est pas le cas, eh ben, ce n'est pas grave, on pourra toujours brandir le joker : "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde".
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24/6/2018 - Hypocrisie
Dans le beau vocable "Aide Publique au Développement" on pense intuitivement à l'affectation d'une partie de nos dépenses "publiques" qui va être destinée à des pays pauvres afin de les "aider" à se "développer" et donc d'améliorer les conditions de vie des peuples. On ne se doute pas qu'une part toujours plus importante de cette "aide" sert en Europe, à financer les expulsions et, en dehors, à financer des accords pour renforcer les frontières des pays du sud, comme par exemple avec la Libye.
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vd brutalite policiere6/8/2018 - Retenus : la moindre tentative d’exister sera réprimée
L’audience en comparution immédiate contre les pseudo-émeutiers du CRA de Cornebarrieu m’a totalement consterné. Il ne s’est même pas agi d’une parodie de justice, mais simplement d’un conseil de discipline dont l’objet est de faire comprendre aux retenus que leur moindre tentative d’exister sera impitoyablement réprimée.
Tout a tourné autour de la notion de territoire. On a pu comprendre qu’un territoire même aussi minuscule que le bâtiment (E ou D) ne doit pas être accessible selon le bon vouloir d’un retenu. On a pu comprendre aussi que les retenus puissent envisager de se mouvoir dans un espace sans être observé est une prétention qu’il faut mâter immédiatement. La rétention n’est pas une mise en attente d’un éloignement, mais bien un temps de punition pour décourager toute velléité de (re)pénétrer en France.
Dans ce système les centres de rétentions sont des zones de non-droit où seuls l’arbitraire, la force et l’humiliation ont droit de cité.
Les perspectives d’un tel système sont glaçantes.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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