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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Journee mondiale des refugiés 2018

Source :  Le Monde - Anna Villechenon - 09/05/2017

Les Alabass et les Moselli sont arrivés en juin 2016 dans cette petite ville de la Haute-Garonne, au sud de Toulouse, très investie dans l’accueil de réfugiés.
 
Bernard Bros, maire socialiste de Carbonne (Haute-Garonne), et Mireille Grandet, adjointe chargée du social, ont répondu immédiatement à l’appel du gouvernement pour accueillir des réfugiés.
 

Tout était prêt, des mois avant leur arrivée. A tel point qu’ils ont été « un peu déçus de ne rien voir venir ». Jusqu’au coup de fil de la préfecture, en mai 2016, leur annonçant l’arrivée de deux familles syriennes un mois plus tard. « Enfin ! On était ravis », s’exclament Bernard Bros, maire socialiste de Carbonne (Haute-Garonne), et Mireille Grandet, adjointe chargée du social. Cela va faire un an que la famille Alabass – deux parents, quatre enfants, bientôt cinq – et la famille Moselli – deux parents, trois enfants – ont posé leurs valises dans cette petite ville de 5 500 habitants, au sud de Toulouse.

Leur arrivée a été prévue dans les moindres détails par la mairie, qui avait répondu immédiatement à l’appel lancé par le gouvernement à la fin de 2015 aux communes volontaires pour accueillir des réfugiés. Rapidement, un logement d’urgence a été réquisitionné, et un autre a été remis en état et meublé. Les associations – Croix-Rouge, Restos du cœur, Emmaüs – se sont coordonnées pour leur fournir linge de maison, meubles, vaisselle, vêtements, nourriture, fournitures scolaires. « Et puis, on leur a fourni des vélos, grâce à un appel aux dons. C’était très important à mes yeux qu’ils aient un moyen de transport pour être autonomes », dit Mireille Grandet.

 

« On s’adapte doucement. De toute façon, on est obligés, on n’a pas le choix »

Au pied de l’appartement des Moselli, dans le centre-ville, les vélos sont garés pêle-mêle, prêts à servir. Ahmad, 14 ans, passe son temps dessus : « Je connais la ville par cœur, je pourrais me déplacer les yeux fermés ! », se vante-t-il, sous les regards amusés de son frère, Mohamad, 17 ans, et de sa sœur, Aya, 11 ans. Pouvoir se déplacer seuls a été libérateur pour les deux adolescents, qui ont quelques difficultés à s’intégrer, notamment à cause de la langue qu’ils maîtrisent encore mal. « On s’adapte doucement. De toute façon, on est obligés, on n’a pas le choix », soufflent-ils en haussant les épaules.

Aya, elle, se sent comme un poisson dans l’eau. « J’adore l’école. En plus, je suis un peu la star là-bas, tout le monde me connaît et j’ai plein de copines », souligne-t-elle, toute fière, dans un français courant. Pour son plus grand plaisir, c’est elle qui joue les traductrices dans la famille. Et quand elle abandonne par réflexe le français pour l’arabe, sa mère, Raghda, la rappelle à l’ordre en fronçant les yeux.

« Assurer un avenir à nos enfants »

La mère de famille met un point d’honneur à ce que ses enfants apprennent le français. « Si on est venus en France, c’est d’abord pour leur assurer un avenir », explique-t-elle. Les Moselli ont fui les bombardements d’Alep dès le début de la guerre civile syrienne, en 2011, pour le Liban. « C’était comme dans un film d’action, avec les avions, les hélicoptères... », glisse Ahmad, le visage sombre. Là-bas, ils ont vécu durant cinq ans dans un camp de réfugiés. Les deux garçons étaient obligés de travailler, l’un dans un kebab, l’autre dans un atelier de confection. « Je voulais qu’ils retournent à l’école », insiste Raghda Moselli.

Les Moselli déposent alors un dossier de demande de réinstallation auprès du Haut-Commisssariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ils rêvent d’émigrer en Allemagne, où une partie de leur famille a trouvé asile. Finalement, ce sera la France. « Ils l’ont su au dernier moment, cela a été la douche froide », reconnaît Martine Tourret, cheffe départementale du service accueil des réfugiés de l’Association nationale de recherche et d’action solidaire (Anras), mandatée par la préfecture pour accompagner l’arrivée des migrants dans le sud de la Haute-Garonne.

« Les débuts n’ont pas été faciles »

« Il y a un décalage entre le discours qu’on leur tient avant de venir, ce qu’ils attendent et la réalité. Par exemple, les deux familles s’attendaient à être dans une grande ville, à avoir des papiers tout de suite. Les débuts n’ont pas été faciles, surtout pour la famille Moselli, qui voulait repartir. Notre travail est de les aider à cheminer dans cette nouvelle vie », explique Mme Tourret, avant d’ajouter : « Cela commence à aller mieux depuis peu de temps ».

Houria Barhoumi (à gauche), bénévole engagée dans plusieurs associations de la ville, a aidé Raghda Moselli, ici avec ses enfants : Ahmad (17 ans), Mohamad (14 ans) et Aya (11 ans).

« Je déprimais, pleurais tout le temps... Je me sentais seule », se rémémore Raghda Moselli, 39 ans. Surtout, elle a dû faire le deuil, pour un temps du moins, de la vie aisée qu’elle menait à Alep. Son mari, carrossier, y gagnait bien sa vie. Elle ne travaillait pas. « Là-bas, c’était la reine », la charrie Houria Barhoumi, une bénévole engagée dans plusieurs associations de la ville, venue traduire la conversation. « La reine du shopping », renchérit son fils Ahmad dans un éclat de rire.

Peu à peu, la famille Moselli s’habitue à sa nouvelle vie. Au « calme », à un autre quotidien, à l’absence de la famille. Raghda Moselli s’est fait un réseau d’amies maghrébines sur qui elle peut compter, et qui parlent arabe. « Je ne peux rien faire seule, à cause de la barrière de la langue », regrette-t-elle. Pour autant, la jeune femme boude les cours de français, qu’elle juge trop difficiles, et préfère apprendre avec Marie-Ange, une Carbonnaise qui s’est proposée de l’aider.

Khaled Moselli, le père, âgé de 55 ans, espère retrouver du travail chez un garagiste, après un premier essai non concluant. La famille, sous protection subsidiaire depuis août 2016, assure qu’il n’est plus question de partir. Du côté de la mairie et de l’Anras, on reste prudent : « Leurs envies sont très fluctuantes, mais on espère qu’ils vont rester. »

« Tout ce qui a été fait pour nous, nous encourage à rester ici »

A quelques rues de là est installée la famille Alabass. Les cris des enfants résonnent dans l’appartement. Abdulhasseem, Ahmad, Sondos et Bashir, âgés de 2 à 8 ans, courent d’une chambre à l’autre en se chamaillant. Dans le salon, les parents prennent le café. Norah Alabass, 30 ans, et Nazir Alabass, 31 ans, savourent leur nouvelle vie. En 2013, ils ont fui Homs, assiégée par l’armée syrienne. Le voyage, à pied et en bus, a été très difficile. Norah Alabass, enceinte, a perdu son enfant sur la route. Ils ont finalement atteint la Jordanie, pays frontalier au sud de la Syrie, où ils sont restés trois ans dans un camp de réfugiés.

Comme les Moselli, ils ont déposé un dossier auprès du HCR. « On n’avait aucune idée de comment était la France, c’est très différent, on n’aurait jamais pensé », dit doucement Nazir Alabass. Ce qui les étonne le plus, parents comme enfants, c’est la verdure et les fleurs. Nazir Alabass souhaite d’ailleurs participer au potager collectif de la ville et Norah Alabass rêve de mettre des fleurs dans leur futur jardin. Car la famille doit bientôt emménager dans un logement social, une petite maison individuelle à côté de l’école. « On est très contents. Tout ce qui a été fait pour nous nous encourage à rester ici. Ça ne sert à rien de retourner là-bas, on n’y a plus de projet », dit Nazir Alabass. La famille a obtenu la protection subsidiaire en août 2016.

Norah et Nazir Alabass sont arrivés avec leurs quatre enfants – Abdulhasseem, Ahmad, Sondos et Bashir – dix jours après les Moselli.

Ancien peintre, Nazir Alabass espère trouver du travail chez un artisan. « Mais il faut d’abord que je parle français », insiste-t-il. Avec sa femme, il se rend deux fois par semaine à des cours de français à Muret, la grande ville voisine. Norah Alabass, elle, se prépare à accueillir un cinquième enfant, en juillet. Un voile fleuri entoure son visage fatigué. « C’est difficile à accepter comme situation, fuir son pays, ne plus voir sa famille. Mais ici, nous sommes en sécurité et les gens sont très gentils avec nous », dit-elle en se retournant vers la porte.

Les enfants déboulent dans le salon avec fracas et se jettent sur les biscuits. Les trois plus grands comprennent et parlent assez bien le français. L’un après l’autre, ils expliquent qu’ils « aiment beaucoup l’école ». Sondos, 6 ans, la plus bavarde, détaille : « J’adore ma maîtresse, le dessin, le sport et chanter ! » Et d’entonner, vite rejointe par ses frères, en chœur : « Si tu aimes le soleil, frappe dans tes mains ! » Ils frappent dans leurs mains, avant d’éclater de rire.

« Il n’y a pas de raison que cela se passe mal quand la solidarité est en place »

S’ils se sont aussi bien adaptés à l’école, c’est parce que durant l’été de leur arrivée, ils sont allés au centre de loisirs de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Carbonne, tout comme Aya Moselli. « Les enfants se sont vite acclimatés. Ils se sont intégrés au groupe par le jeu. Au début, ils parlaient arabe avec certains enfants, puis ont appris le français petit à petit, se souvient Nathalie Auguet, directrice de la MJC. Le plus gros du travail a été le dialogue avec leurs parents pour créer un lien de confiance : leur expliquer les règles d’éducation, les modes de garde, les activités, etc. »

Leurs réticences, notamment concernant la mixité à la piscine, ont peu à peu disparu. Aujourd’hui, on ne remarque plus de différence entre les petits Syriens et les autres enfants, selon la directrice. Sauf lors de l’exercice de confinement en cas d’attentat : « Ça a été très difficile pour eux, ça a remué des souvenirs. » Pour Nathalie Auguet, ce travail en amont a facilité leur rentrée scolaire : « A la fin de l’été, ils comprenaient le français, avaient assimilé les règles qui sont les mêmes qu’à l’école, avaient découvert la cantine. » Et de conclure : « Il n’y a pas de raison que cela se passe mal quand la solidarité est en place. »

Tradition d’ouverture de la ville

Un constat partagé par le maire et son adjointe chargée du social. « Cela paraît tellement évident, les accueillir c’est une façon concrète de manifester sa solidarité », estime Mireille Grandet, déçue du refus d’autres mairies. « Si chaque commune accueillait ne serait-ce que deux familles de réfugiés... c’est vraiment dommage », dit-elle. Pour Bernard Bros, c’est également une manière de perpétuer la tradition d’ouverture de la ville, au tissu associatif très dense. « On a accueilli une centaine de rapatriés d’Algérie, dont la plupart sont restés et ont construit leur vie ici », souligne-t-il.

Les élus espèrent que les Moselli et les Alabass feront de même, suivant l’exemple d’une autre famille syrienne – une mère et son fils – arrivée un an avant eux grâce à l’association Entraide aux chrétiens d’Orient, et accueillie chez des particuliers. A la fin de l’été 2016, le mari et le fils aîné les ont rejoints. Ce dernier étudie à l’école d’architecture de Toulouse. En attendant, Bernard Bros et Mireille Grandet se félicitent de cette « expérience positive ». Et cette dernière de souligner, d’un air entendu : « On a fait pour eux comme on aurait fait pour les autres. Pas plus. Car c’est comme ça qu’on entretient le climat de jalousie chez certaines personnes. »

 

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Vite dit

vd brutalite policiere6/8/2018 - Retenus : la moindre tentative d’exister sera réprimée
L’audience en comparution immédiate contre les pseudo-émeutiers du CRA de Cornebarrieu m’a totalement consterné. Il ne s’est même pas agi d’une parodie de justice, mais simplement d’un conseil de discipline dont l’objet est de faire comprendre aux retenus que leur moindre tentative d’exister sera impitoyablement réprimée.
Tout a tourné autour de la notion de territoire. On a pu comprendre qu’un territoire même aussi minuscule que le bâtiment (E ou D) ne doit pas être accessible selon le bon vouloir d’un retenu. On a pu comprendre aussi que les retenus puissent envisager de se mouvoir dans un espace sans être observé est une prétention qu’il faut mâter immédiatement. La rétention n’est pas une mise en attente d’un éloignement, mais bien un temps de punition pour décourager toute velléité de (re)pénétrer en France.
Dans ce système les centres de rétentions sont des zones de non-droit où seuls l’arbitraire, la force et l’humiliation ont droit de cité.
Les perspectives d’un tel système sont glaçantes.

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vd dingue3/6/2018 - La logique des "valeurs"

"Un migrant qui sauve un enfant est un héros, mais... qui sauve un migrant est un délinquant"

J'avoue qu'en lisant ça j'étais confus, je n'arrivais pas à concilier ces trois énoncés:

  1. Sauver la vie d'un être humain (français) c'est bien, on a même droit à une naturalisation si on est un migrant.
  2. Sauver la vie d'un être humain (migrant) c'est mal, on a droit à des amendes et même à une peine de prison si on est un militant.
  3. Liberté, Égalité, Fraternité.

Je suis sûr qu'il y a une astuce pour résoudre cette énigme, un ingrédient qui manque, mais je n'arrive pas à me décider entre hypocrisie, xénophobie, égoïsme, élitisme anthropologique, et même simplement de la stupidité, mais ça pourrait bien être un mélange de tout ça.

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vd injustice30/5/2018 - Je fais encore pire que le tribunal ! - À l'audience de M. A devant le JLD, son avocat avait des documents qui auraient pu le libérer, mais l'avocat ne les a pas inclus dans le dossier parce qu'ils ne lui avaient pas été adressés à lui personnellement. Sans ces documents M. A a été maintenu en rétention 28 jours de plus.
On avait déjà un grave problème avec l'indulgence "presque" criminelle des juges vis-à-vis des irrégularités de procédure de la préfecture, maintenant on a aussi un avocat qui invalide la défense de son propre client sur un petit point de procédure !!!
Je ne suis pas juriste, mais il aurait au moins pu demander à son client s'il l'autorisait à les utiliser non ?
Avec des défenseurs comme ça qui a besoin de procureurs ?
On marche sur la tête !

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17/5/2018 - Boite postale trop petite ? - Un morceau d’anthologie lors d'une audience du JLD étrangers, auxquelles nous assurons une permanence citoyenne, lorsqu’est évoquée une assignation à résidence... à une boite postale. Cela concernait l'épouse d'un retenu et son enfant, mais sans que l'assignation n'ait été envisagée pour le retenu lui-même.

Est-ce la boite postale qui était trop petite pour héberger toute la famille, ou est-ce l'administration, débordée par une machine de chasse aux étrangers qui n'a même plus le temps d'une seconde de pause pour réfléchir à ce qu'elle fait ?

Pour celle-ci et plusieurs autres irrégularités, la juge à décidé de libérer le retenu, mais il avait déjà passé plusieurs jours en rétention.

La liberté des êtres humains a perdu à tel point de l'importance aux yeux de nos dirigeants que la privation de liberté ressemble plus à un jeu de roulette qu'à de la justice.
Faites vos jeux !  Vous perdrez de toute façon.

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10/05/2018 - Des juges ou des magiciens ? Avant un procès au JLD, la préfecture prépare un dossier contenant tous les éléments en sa possession pour justifier un maintien en rétention, puis elle le dépose au tribunal, et une copie est envoyée à l'avocate du retenu pour lui permettre de préparer sa défense. L'avocate constate que le dossier manque des pièces importantes, ce qui normalement devrait rendre la procédure irrégulière, mais c'est sans compter avec la magie du tribunal.
En effet, en soulevant cette irrégularité devant le juge l'avocate se voit opposer une fin de non-recevoir, le juge, avec la préfecture, lui disent que les pièces sont bel et bien dans le dossier ! Magie !!
Magie ?! Je n'y crois pas plus que vous, l'avocate non plus et elle insiste sur ce que les pièces ne sont effectivement pas dans le dossier.
Il est évident que soit les pièces manquantes n'ont pas été délivrées, soit la préfecture les a délivrées tardivement avant l'audience et ont été ajoutées au dossier par le tribunal, en "négligeant" d'informer l'avocate. Vous l'avez compris, cette procédure est aussi irrégulière, et il ne s'agit pas d'un cas isolé !
Alors, magie ou connivence ?

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Parler de manque compréhension, d'humanité, de compassion... ça ne vaut plus la peine, je ne me fais plus aucune illusion, par contre, des cas où les juges valident des irrégularités de procédure de l'administration sont de plus en plus nombreux, allant jusqu'à des juges qui s'appuient justement sur le fait que cela arrive tout le temps et partout pour les justifier : la récidive en tant que circonstance atténuante !
La gravité d'une faute ne doit pas être mesurée par le fait lui-même, mais par ses conséquences. Une procédure visant à priver un être humain de sa liberté se doit d'être irréprochable, autrement le mot liberté perd tout son sens.

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bizutage17/4/2018 - La porte de la salle III du palais de justice de Toulouse s’ouvre. Trois retenus et quatre policiers entrent et s'installent à leurs places respectives. Un jeune policier stagiaire se relève aussitôt pour demander à un premier gardien de la paix l’autorisation d’aller aux toilettes. Celui-ci le renvoie aussitôt à une supérieure en grade visiblement, et seule apte à donner cette autorisation. Le jeune policier lui fait la même demande et se voit infliger un refus glaçant. Le stagiaire confus reprend sa place face à cette cheftaine. Il se passe dix bonnes minutes avant que le juge entre et que les audiences commencent. Pendant 30 minutes, le policier va gigoter sur sa chaise, suer à grosses gouttes tout en croisant constamment le regard hautain de la faiseuse de rois. L’audience se termine, le "bleu" réitère sa demande au policier le plus près de lui qui le renvoie de nouveau à la patronne du jour. Celle-ci finit par accepter. À peine la porte de la salle d’audience franchie par ce jeune policier, ses trois collègues se mettent à pouffer de rire. Perversité vous dites ? Quand on peut martyriser comme ça un collègue, que peut-on faire à quelqu'un que l'on considère à peine humain ? Combien de plaintes déposées pour mauvais traitements aux retenus au centre de rétention de Mesnil-Amelot et combien de classées sans suite ?

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Injustice16/4/2018 - Depuis plus de 20 ans les différents gouvernements ont empilé pour les étrangers des tas de droits toujours plus restrictifs, pour s'abriter derrière un état de Droit qui cache mal les droits de l’État à réprimer et expulser.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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