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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : Mediapart - Carine Fouteau - 08/06/2017

Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la réponse sécuritaire apportée par Gérard Collomb au retour des migrants à Calais. Elles redoutent la poursuite d’une politique « déshumanisante » qu’elles jugent inefficace et dangereuse.

Par petites touches, l’orientation de la politique d’asile et d’immigration du nouvel exécutif, un mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, commence à apparaître.

Alors que l’exode vers l’Europe de dizaines de milliers de ressortissants du Moyen-Orient et d’Afrique subsaharienne se poursuit (plus de 72 000 arrivées par voie de mer et de terre en 2017) et que les migrants continuent d’affluer à la frontière franco-italienne, à Paris et dans le Calaisis, les signaux vont dans le même sens : celui d’une absence de rupture avec la politique menée sous François Hollande, elle-même dans la continuité de celle conduite au cours de la décennie passée par Nicolas Sarkozy.

Les associations de défense des droits des étrangers interrogées par Mediapart s’inquiètent de cette logique répressive qui semble s’imposer, contre la réalité des faits, comme la seule voie possible à chaque recomposition gouvernementale.

À Calais, des policiers bloquent l'accès des migrants à un point de distribution de repas, le 1er juin 2017 © Reuters 

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a pourtant d’abord laissé entendre qu’il se distinguerait de ses prédécesseurs en étant l’un des seuls à saluer l’accueil réservé par l’Allemagne aux réfugiés et en affirmant qu’Angela Merkel avait « sauvé l’honneur de l’Europe ». Cherchant à élargir son électorat vers la droite, le candidat d’En marche! a ensuite recentré son discours sur la réduction des délais d’examen des demandes d’asile dans le but de faciliter l’expulsion rapide des personnes déboutées.

Présidente de la Cimade, association d’obédience protestante qui intervient dans les centres de rétention administrative (CRA), Geneviève Jacques a assisté à la formulation de cet « en même temps » cher au chef de l’État lorsque la Fédération protestante l’a reçu avant son élection. « Il a commencé, se rappelle-t-elle, par des propos positifs sur le fait que la France n’était pas envahie, que les arrivées n’allaient pas s’arrêter puisque les causes des départs n’avaient pas disparu et qu’il fallait mettre en place une politique d’intégration digne de ce nom. Malheureusement, il a conclu sur la nécessité de renvoyer systématiquement les déboutés du droit d’asile, ce qui est non seulement irréaliste – aucun gouvernement n’y est parvenu – et inhumain –, une telle politique aboutissant à pousser des milliers de personnes dans la clandestinité. D’autres voies d’accès au séjour doivent être ouvertes pour empêcher que ne se reconstitue indéfiniment la catégorie des “ni-ni”, ces étrangers ni expulsables, ni régularisables. »

Depuis son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron n’a pas eu l’occasion de s’exprimer officiellement sur les questions d’asile et d’immigration. Mais il a déjà fait un faux pas remarqué, lors d’un déplacement le 1er juin au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage atlantique d’Étel, dans le Morbihan, avec une « blague » sur les kwassa-kwassa qui « pêchent peu » mais « ramènent du Comorien ». « C’est mal passé », confirme le maire EELV de Grande-Synthe, Damien Carême, fer de lance des élus locaux appelant à un changement de cap de la politique migratoire.

Quatre jours plus tard, c’est le ministre de l’intérieur qui fixe le nouveau cadre. Et l’on comprend que le renouvellement n’est pas pour maintenant. Aux entraves des forces de l'ordre aux distributions d’eau et de repas à Calais (lire le reportage d’Haydée Sabéran), Gérard Collomb répond par l’envoi de policiers supplémentaires sur place. Dans un entretien au Parisien, le 5 juin, l’ancien maire de Lyon, qui avait déclaré à propos des populations roms, dans le sillage de Manuel Valls, qu’elles n’avaient « pas vocation à s’intégrer dans le pays », livre ses « priorités ».

D’emblée, il met l’accent sur la nécessité de « réprimer les atteintes à l’ordre public et [de] lutter contre les filières de passeurs », afin que « Calais et le Dunkerquois ne demeurent pas des lieux de fixation et que les “jungles” ne s’y reconstituent pas ». En recourant à l’expression de « point de fixation », répétée en boucle par les autorités depuis la destruction du bidonville, il confirme la politique d’invisibilisation menée depuis 15 ans – sans résultats – dans la région.

Après l’opération de « démantèlement », à l’automne dernier, les pouvoirs publics avaient refusé de considérer la proposition faite par plusieurs acteurs du secteur d’ouvrir des structures de transit dans les environs, comme si la disparition des cabanons et la dispersion des migrants dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) éloignés de la zone allaient suffire à épuiser les raisons de leur passage dans le Calaisis.

« Le tout répressif n’est pas la solution ! Ne retombons pas toujours dans les mêmes travers ! », tempête Damien Carême, qui fustige le harcèlement policier dont font l’objet les quelque 600 migrants revenus à Calais. « Ces pratiques sont inhumaines ! », s’exclame-t-il. Au Secours catholique, Laurent Giovannoni, responsable des droits des étrangers, déplore le « déni de réalité » du gouvernement. « On ne s’attendait pas à des miracles, mais pas non plus à cette répression absurde, qui est contraire au respect des droits des personnes. Depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron, rien ne change, tout continue comme avant », regrette-t-il.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les exilés, comme à Calais, sont de retour à Grande-Synthe. Après l’incendie qui a ravagé, le 10 avril 2017 (lire notre article), le camp humanitaire ouvert par le maire et Médecins sans frontières, la plupart des réfugiés avaient été mis à l’abri dans des CAO. Mais certains s’étaient évanouis dans la nature, tandis que d’autres ont fait depuis leur apparition. Environ 300 Kurdes d’Irak ont ainsi trouvé refuge, ces dernières semaines, au Puythouck, qui signifie « mare aux grenouilles » en flamand, une réserve naturelle régionale constituée d’un lac et de bois. « Nous devons ouvrir des lieux d’accueil, pas seulement à Grande-Synthe, mais partout dans la région. De mon côté, je suis prêt à héberger jusqu’à 150 personnes, mais l’effort doit être collectif. Ce que j’attends du nouveau gouvernement, c’est qu’il cesse de parler d’appel d’air et mette en place avec les collectivités territoriales et les villes une vraie politique d’accueil. » « Le premier ministre Édouard Philippe a reçu 350 Syriens au Havre, je suppose que cela l’a sensibilisé à la question », espère-t-il. « La répression fait le jeu du FN », martèle-t-il, rappelant que Grande-Synthe est la seule ville entre Dunkerque et Lille à ne pas avoir placé Marine Le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle. « Quand on travaille avec les habitants, cela marche. Tous les maires ayant accueilli des réfugiés vous le dirons, l’implication des citoyens crée des solidarités », assure-t-il.

« La crise humanitaire est le résultat du sous-calibrage délibéré des politiques d’accueil »

Après la nomination de Gérard Collomb place Beauvau le 17 mai, Damien Carême a aussitôt cherché à le rencontrer. « À 15 heures, le gouvernement était formé, à 19 heures je lui ai demandé un rendez-vous », raconte-t-il. Un premier échange téléphonique a eu lieu le 2 juin, dans l’attente d’une réunion en bonne et due forme. « Mon objectif est de le convaincre que l’appel d’air est un fantasme. Lorsqu’on a ouvert le camp à Grande-Synthe, en mars 2016, 1 300 personnes étaient hébergées. Cinq mois plus tard, elles n’étaient plus que 700. Leur nombre a ré-augmenté au moment du démantèlement de Calais. Aujourd’hui, il n’y a plus de camp, et pourtant les migrants sont revenus : leur présence sur la route migratoire correspond à des réalités qui n’ont rien à voir avec l’appel d’air. »

Cette logique de l’appel d’air, la Cimade tente de la déconstruire depuis longtemps. « L’approche sécuritaire accrédite l’idée que l’immigration est une menace », souligne Geneviève Jacques, qui rappelle avoir écrit au président de la République, dès son élection, pour lui demander de dissocier les questions d’asile et d’immigration des questions de sécurité et de terrorisme. « Le choix de Stéphane Fratacci comme directeur de cabinet de Gérard Collomb nous inquiète », indique-t-elle, notant que ce conseiller d’État a été secrétaire général du funeste ministère de l’immigration et de l’identité nationale entre 2009 et 2012. « Nous souhaitons que seul l’octroi des titres de séjour relève du ministère de l’intérieur, la santé, le logement, l’insertion et les visas devant être pris en charge par les ministères compétents, dans une optique d’inscription du droit des étrangers dans le droit commun. »

Dans son entretien au Parisien, le ministre de l’intérieur affirme sa détermination à poursuivre les renvois de migrants en vertu du règlement de Dublin III, qui fait du premier pays d’entrée dans l’Union européenne l’État responsable de la demande d’asile. Cette orientation va à l’encontre des attentes de la plupart des associations, qui demandent l’arrêt des transferts, car ils placent les demandeurs d’asile dans des situations d’errance administratives (voir leur campagne #stopdublin). « Il faut en finir avec cette politique qui symbolise l’absence totale de solidarité européenne. Depuis 30 ans, le chacun pour soi prévaut », regrette Laurent Giovannoni, au Secours catholique.

À Médecins du monde, Jean-François Corty s’étonne de l’absence de réaction du quai d’Orsay à la suite du récent attentat à Kaboul, au cours duquel 150 personnes ont perdu la vie. « On attend toujours la remise en cause de l’accord signé par l’Union européenne avec l’Afghanistan autorisant le renvoi massif de ses ressortissants », dit-il (lire également le communiqué de la Cimade). « On attend une réelle alternance avec la politique répressive mise en œuvre au cours des dernières années, poursuit-il. Mais les premiers signes ne sont pas rassurants. Que ce soit à Calais, à La Roya ou sur la route des Balkans, la crise humanitaire actuelle est le résultat du sous-calibrage délibéré des politiques d’accueil. Il faut inverser la tendance, cesser ces politiques déshumanisantes, prendre conscience que des milliers de personnes risquent leur vie pour venir en Europe et ouvrir des voies d’accès légales. »

Cette revendication de « corridors humanitaires » est partagée. À l’échelle intérieure, elle se double d’une exigence de mesures visant à faciliter l’insertion économique et sociale des migrants. « Nous demandons la généralisation des titres de séjour autorisant à travailler, ainsi que le transfert des moyens mobilisés pour les actions sécuritaires peu ou pas efficaces en faveur de cours de langue et de formations professionnalisantes, comme cela se fait en Allemagne avec succès », indique Geneviève Jacques, qui a formulé une demande de rendez-vous auprès du président de la République. Comme Jean-François Corty, la présidente de la Cimade espère enfin convaincre son interlocuteur d’en finir avec le délit de solidarité des personnes venant en aide aux réfugiés, et, à l’inverse, de valoriser les actions de la société civile, les plus à même, selon elle, de faire barrage aux réactions de repli et de xénophobie.

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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