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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Huffington Post - Alice Gautreau - 20/06/2017

Lettre ouverte au médecin traitant de mon père, homme bon de son état, impliqué dans la vie paroissiale de sa petite ville et en partance prochaine pour le Laos pour venir en aide aux pauvres et aux opprimés.

 
 
 

Cher Docteur,

Quelle ne fut pas ma déception quand mon père m'apprit hier qu'alors qu'il vous faisait part de mon engagement en Méditerranée centrale, vous avez froidement répondu: "il faut les renvoyer chez eux". Cher Docteur, je ne doute pas que tout au long de votre carrière, vous ayez vu et porté assistance à des êtres humains dans la plus grande détresse et précarité. Peut-être avez-vous connu vous-même des moments difficiles, des moments de souffrance, des moments de panique. Ainsi, je ne peux que penser que vous êtes simplement très mal informé sur la situation en Libye en ce moment. Laissez-moi vous éclairer:

 

Cher Docteur, ma carrière est encore bien courte mais sachez que, en tant que sage-femme, la misère humaine fait partie de mon quotidien. "Sage-femme? Misère humaine?" vous étonnerez-vous. Mais oui, beaucoup de femmes n'accèdent aux services sanitaires que pendant leur grossesse. Ainsi, depuis le début de ma carrière médicale dans une banlieue d'Édimbourg, qui a inspiré le célèbre film Trainspotting, jusqu'au tréfonds du Congo où j'ai récemment passé neuf mois avec Médecins Sans Frontières, mon engagement professionnel et personnel consiste à alléger un tant soit peu la détresse de ces femmes en leur apportant des soins de qualité, un sourire et une oreille pour les écouter, en somme, un moment humain dans le plus pur respect de leur dignité. Cher Docteur, ça, c'était avant. Avant que mon bateau, en pleine mer Méditerranée, à quelques kilomètres de la Libye, ne soit submergé par des centaines d'êtres humains dans une détresse qui m'était entièrement étrangère. Pour la première fois, je suis confrontée à la douleur et la souffrance des Hommes: hommes, femmes et enfants. A bord de l'Aquarius, mon domaine est le "refuge": une petite salle de 30m2 à l'abri des intempéries qui recueille les femmes et les enfants rescapés de ces horribles petits cercueils flottants à bord desquels ils sont montés en Libye, au plus noir de la nuit, dans l'espoir d'atteindre l'Italie où ils supposent qu'une vie meilleure les attend. Lors de la dernière opération de sauvetage de l'Aquarius, j'avais 130 femmes et enfants entassés dans les 30m2 de mon petit refuge, et près de 900 hommes éparpillés sur tous les ponts de notre petit vaisseau de 77 mètres.

 

La vaste majorité des gens que nous sauvons viennent d'Afrique de l'ouest, quelques Érythréens, quelques Éthiopiens, quelques Bengalis et une très faible minorité de Libyens ou autres Maghrébins. Tout comme moi qui ai émigré au Royaume-Uni pour des raisons économiques (meilleure carrière, meilleure paie, meilleure qualité de vie), les Sub-Sahariens venaient en Libye pour les opportunités qu'elle leur offrait, ou pour sauver leur peau. Certains y ont passé des années avant de se résoudre à monter à bord de ces petites barques gonflables surchargées. En effet, le pays part à vau-l'eau: milices, groupes armés, clans et tribus se battent pour les clefs du pouvoir et comme toujours dans les conflits armés, les plus vulnérables en font les frais.

 

La vaste majorité des dames enceintes que nous récupérons sur l'Aquarius me confient qu'elles n'ont vu ni médecin ni sage-femme pendant leur grossesse.

En Libye, s'aventurer dehors en plein jour pour se rendre à l'hôpital pourrait très bien leur coûter leur liberté: pour seul crime d'avoir la peau noire, les gens sont capturés et jetés dans des camps de détention.

L'économie souterraine a gagné du terrain en Libye, et les revenus du trafic humain s'ajoutent désormais à ceux de la rente pétrolière: des Noirs (ou des Bengalis) sont capturés et des sommes faramineuses sont extorquées à leurs familles pour les laisser sortir. En attendant la rançon, les gens sont entassés dans des camps insalubres, sans latrines ni douches, avec un morceau de pain sec par jour, pendant des semaines, parfois des mois ou même des années. Les femmes enceintes, séparées de leurs maris, accouchent au milieu des autres prisonnières, avec pour seule assistance celle que peuvent leur fournir leurs codétenues (ceci, je l'ai entendu de la bouche de la maman d'un petit bébé de 23 jours à bord de l'Aquarius). Les gens sont battus quotidiennement, humiliés, parfois violés, torturés. Certains sont prêtés à la journée à des fermiers ou autres patrons ayant besoin de main-d'œuvre et sont forcés à travailler sans rémunération, d'autres sont carrément vendus dans des marchés à esclaves du XXIe siècle. Et cela continue, jusqu'à ce que la famille du détenu paye, ou jusqu'à ce qu'ils s'échappent.

La Libye est aussi un des points de passage clé de la traite des prostituées nigérianes qui sont dirigées vers les rues sombres européennes contre leur gré. On leur promettait un travail en Europe: coiffeuses, esthéticiennes... Elles ne se doutent pas du métier qui les attend vraiment de l'autre côté de la Méditerranée. On estime qu'environ 80% des femmes sur l'Aquarius sont victimes de ce trafic d'humains. Lors de notre dernière traversée, je parlais avec une jeune fille de 16 ans. Elle avait été enlevée dans son village au Nigeria par une dame qui lui avait promis "de la nourriture et des bonbons" alors qu'elle faisait la manche. Un mois plus tard, la voilà dans un petit rafiot au large des côtes libyennes, complètement désorientée. Son souci principal: prévenir sa mère "qui doit beaucoup s'inquiéter".

Cher Docteur, la liste est longue et je passe beaucoup de détails. Mais quand vous dites vouloir les renvoyer d'où ils viennent, expliquez-moi, où donc? Je suis sûre que maintenant que vous connaissez les conditions de vie en Libye, vous, bon chrétien et âme humanitaire, ne pouvez pas souhaiter renvoyer ces gens-là en enfer.

Cher Docteur, je n'ai pas de solution miracle. Je ne suis ni diplomate, ni géopoliticienne. Je ne suis "que" sage-femme, à bord d'un bateau qui sauve des gens d'une mort certaine, fuyant une situation qui aurait certainement tôt ou tard mené à leur mort. Notre mission est de les ramener à bon port, en les traitant comme les êtres humains qu'ils sont. Ceci ne devrait pas être le travail des ONG, avec plus de 5000 morts recensés en mer en 2016, ce travail devrait être fait par la "communauté internationale", l'ONU ou l'UE. Mais en attendant, que voulez-vous que nous fassions? On les laisse mourir?

Bien à vous.

 

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Vite dit

15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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