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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : L'Obs - Françoise Cotta - 25/06/2017

LE PLUS. À Paris, Françoise Cotta est une avocate pénaliste de renom dont le travail consiste à faire respecter la loi. Mais, en tant que citoyenne et habitante de la vallée de La Roya, elle n’hésite pas à l’enfreindre en accueillant chez elle des réfugiés depuis bientôt deux ans. Au total, elle a hébergé près de 450 personnes. Si elle le fait, ce n’est pas par gaieté de cœur, mais simplement parce qu’il lui est impossible de faire autrement.

 

La maison de Françoise Cotta à Breil-sur-Roya. (M. BERTORELLO/AFP)

Je suis d’origine niçoise, j’ai 67 ans et j’exerce le métier d’avocat, spécialisée en droit pénal. Depuis près de 20 ans, j’ai la chance d’être propriétaire d’une magnifique maison à Breil-sur-Roya. Je partage donc ma vie entre Paris et la vallée de la Roya. Si j’ai choisi de m’y installer, c’est pour les oliviers, le soleil, la montagne et ses splendides paysages. On n’oublie pas un panorama tel que celui-ci.

En 2015, j’ai été victime d’un accident cardio-vasculaire et je suis restée en convalescence dans le sud, dans mon enclave paisible.

Cet été-là, j’ai décidé d’héberger des réfugiés.

En deux ans, j’ai accueilli 450 réfugiés chez moi

Je me souviens comme si c’était hier des premiers réfugiés que j’ai hébergés. Un jour, un couple d’amis m’a téléphoné pour me dire qu’ils avaient des visiteurs chez eux et m’a demandé si je pouvais les accueillir. J’ai accepté sans poser de questions. Qu’est-ce qui m’en empêchait ? Mon toit était suffisamment grand pour le faire.

C’est ainsi que quatre Soudanais se sont installés chez moi pendant plusieurs mois. L’un d’entre eux, Mamadou, est même resté deux ans. Il m’a beaucoup aidé dans l’accueil d’autres réfugiés. Depuis, il vit à Nice et essaye de s’inscrire à la fac, mais ce n’est pas gagné.

Aujourd’hui, ça va faire deux ans que j’héberge des réfugiés, parfois même jusqu’à 35 en même temps. Au total, j’estime que 450 personnes sont passées ici.

Si je le fais, ce n’est pas par gaieté de cœur, mais simplement parce que je ne peux pas laisser ces gens sur le bord de la route. J’ai été élevé ainsi.

Je n’étais pas préparée à cela

Accueillir des réfugiés, c’est une drôle d’expérience. Aucun des habitants de la vallée de la Roya n’a été préparé à cela. Aucun d’entre nous n’avait un seul instant imaginé que des gens viendraient mourir devant nos portes. Que pouvions-nous faire d’autre ? Les ignorer, les laisser se perdre sur nos routes…

S’il y a tant de réfugiés qui échouent dans notre vallée, c’est parce que nous sommes situés à 20 kilomètres de Vintimille. C’est de là-bas qu’ils arrivent. Or, à la sortie de la ville, il n’y a qu’une route. Pour eux, c’est la "route de la France". C’est vrai, elle mène directement à Breil-sur-Roya, mais ce qu’ignorent les réfugiés, c’est que nous sommes dans une enclave et que s’ils prennent cette voie, elle les mènera de nouveau en Italie.

Alors, quand je croise des migrants sur le bord de la route, totalement perdus, je leur propose systématiquement de monter dans ma voiture. Un simple t-shirt usé, un jean troué et des savates, pas le moindre sac ou papiers d’identité, beaucoup n’ont absolument rien. Sauf, un rêve : celui d’aller à Paris.

Avocate, je me fous de l’interdit

J’ai beau être avocate, je me fous de l’interdit.

Confrontée à une telle situation, je me dis que certaines lois sont iniques. Quand elles ne correspondent pas à ce que vous pensez profondément, elles ne doivent pas être respectées. C’est ce qu’on appelle en droit pénal, la théorie de la baïonnette intelligente : je refuse d’exécuter un ordre que j’estime illégal.

Est-ce que j’ai peur ? Absolument pas. J’ai 67 ans, je n’ai rien à prouver à personne. Et puis, qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver ? Les poursuites qu’il y a eues à l’encontre de Cédric Herrou et des autres sont dérisoires. Elles ne sont que l’expression de l’ambiguïté de la situation.

On a le droit d’accueillir qui on veut chez soi. Le seul problème, c’est de faire passer les frontières.

Le tout étant donc de ne pas clamer haut et fort "j’ai fait passer des migrants".

Je ne fais pas ça pour gagner mon paradis

Si je fais ça, c’est simplement parce que je n’ai pas d’autre choix. Je ne suis pas une bonne sœur, je ne fais pas ça pour gagner mon paradis.

Je me souviens d’un soir de septembre où il faisait particulièrement froid. J’étais en voiture avec une amie quand j’ai croisé au bord de la route un groupe qui marchait, un homme, une femme et un jeune. L’homme portait un sac de pommes de terre. Je me suis arrêtée pour les prendre dans ma voiture. Dans le sac, il y avait une petite fille d’un an et demie.

Peut-être que certains préfèrent ne pas voir ? Moi, j’ai toujours vu les chiens perdus sur le bord de la route. Je me suis toujours arrêtée pour les ramasser. Alors, je vais bien m’arrêter pour des hommes et des femmes.

Je ne peux pas vous expliquer pourquoi je fais ça. Je vous répondrais simplement que ça ne se discute pas.

Je me souviens de chacun d’entre eux

Je me souviens de chacun d’entre eux, de leurs visages, de leurs histoires quand ils acceptent de m’en parler et surtout de leur passage chez moi. Sur mon téléphone portable, je garde précieusement leurs photographies. Des familles entières avec leurs nouveaux nés ou leurs enfants en bas âge brûlés au quatrième degré lors de la traversée, des adolescents seuls…

Françoise Cotta et une jeune enfant, dans sa maison de la vallée de la Roya. (VS PRESS/SIPA)

Avec eux, je n’ai pas besoin de communiquer. Entre nous, les choses sont claires : je sais qu’ils ont faim, qu’ils sont fatigués, et c’est tout ce qu’ils attendent de moi. Moi, j’écoute ce qu’ils veulent bien me dire, mais je respecte leur silence. 

À quoi bon les interroger ? Je sais ce qu’il y a à savoir. Je sais qu’ils ont fui leur pays, qu’ils ont traversé la mer, vécus des drames, qu’ils ont été traités comme de la merde… Je n’ai pas à leur faire revivre ça.

Certains ne restent que quelques jours, d’autres plusieurs mois. La plupart n’ont qu’une idée en tête : partir, aller à Paris, rejoindre l’Angleterre ou l’Allemagne. C’est totalement faux de croire qu’ils souhaitent s’installer au milieu des oliviers, en pleine campagne.

Souvent, c’est moi qui insiste pour qu’ils ne repartent pas. Pourquoi ? Parce que je sais ce qui les attend s’ils rejoignent la capitale. Ils se retrouveront sur le trottoir sans avoir le moindre coup de main. Je pense qu’ils sont plus heureux chez moi.

Accepter d’ouvrir son intimité à des inconnus

Aujourd’hui, ces réfugiés font partie de mon quotidien. Dans la maison, nous partageons tout. C’est curieux à quel point ça dépasse nos limites. Héberger des réfugiés, c’est ouvrir sa porte mais aussi son intimité à des personnes que l’on ne connaît pas, qui n’ont pas la même culture, pas la même couleur de peau, pas les mêmes objectifs dans la vie… Ça a beaucoup effrité mon sentiment de propriété.

J’ai gardé contact avec certaines personnes, en particulier deux familles. L’une est installée en Allemagne, la seconde à Aix-en-Provence. Régulièrement, elles me donnent des nouvelles. Je leur ai aussi rendu visite. Un réfugié m’a même dit :

"Breil-sur-Roya, c’est la première terre que j’ai connue en France. Je reviendrais toujours."

Ce genre de déclaration ne me laisse pas insensible.

À chaque départ, j’ai le cœur en morceaux. Peut-être même plus qu’eux. Car eux sont habitués.

L’État ne fait absolument rien

J’en veux beaucoup aux pouvoirs publics de nous avoir abandonnés. Consoler un homme qui vient d’apprendre la mort de sa femme, donner des cours de français, soigner des plaies, faire des maraudes, nourrir des personnes affamées… Ce n’est pas mon boulot. Je ne suis pas éducatrice, je ne suis pas formée à ça.

 Françoise Cotta a accueilli environ 450 réfugiés chez elle en deux ans. (M. BERTORELLO/AFP)

L’État a une image politique à préserver : pas d’immigration. Et Christian Estrosi et Eric Ciotti, deux êtres parfaitement médiocres, sont engagés dans cette lutte anti-immigration. D’ailleurs, nous ressentons les effets directs de cette politique. Armée, douane, vigipirate, gendarmerie… nous sommes en état de siège. Impossible de faire quoi que ce soit sans être contrôlé.

Pourtant, les choses pourraient être simples. Si ces réfugiés veulent traverser la France, laissons-les faire. Ils ne nous importunent pas. Arrêtons ces discours débiles expliquant que ces migrants viennent manger le pain des Français. C’est faux. On a besoin d’eux, nous avons du travail à leur offrir et une nouvelle vie.

À défaut d’agir, j’aimerais que l’État reconnaisse le droit de ces gens-là, qu’il accepte toutes les demandes d’asiles politiques, aide et accompagne les réfugiés, et débloque des fonds nécessaires pour leur porter assistance.

Je ne suis pas un héros

Aujourd’hui, ma région n’est plus la même. Je ne l’associe plus au soleil, aux oliviers, au chant des cigales ou au bord de mer. Comment pourrais-je occulter toute cette souffrance ? Impossible d’envisager de se baigner dans la mer de Vintimille quant à quelques mètres de soi, des hommes et des femmes se battent pour un quignon de pain.

Je ne suis pas une héroïne. J’ai bien conscience qu’aider une personne ne changera pas la misère dans laquelle vivent tous les autres. Mon acte est citoyen.

Et même si j’enfreins la loi allégrement, je vais continuer de le faire parce que ça ne s’arrêtera pas du jour au lendemain. Et vous voulez que je vous dise ? L’enfreindre, c’est bien plus intéressant que de la faire appliquer.

Propos recueillis par Louise Auvitu

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Vite dit

9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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13/2/2019 - MERCI de votre aide, Monsieur

Qu'est ce que ça fait du bien de rencontrer à l'accueil de la gare Matabiau, un agent SNCF prêt à outrepasser son strict travail de base.
Aider c'est déjà être à l'écoute de la personne, l'aider à formuler sa demande quand il ne parle bien le français, lui donner les renseignements sur les différentes possibilités de voyager. Ce soir là, la demande était d'aller vers Paris. Il y avait 2 solutions le train très cher et le bus Ouibus plus abordable.
Ce soir là, suite à notre demande, cet agent nous a tout simplement offert cette possibilité de choisir entre ces 2 solutions.
La base de son travail c'est de renseigner et vendre des billets SNCF, mais pas d'aller chercher la solution du bus. Il l'a fait et nous l'en remercions sincèrement. Mais il avait aussi deviné la vulnérabilité de la personne qui allait voyager. Cette personne était ce qu'on appelle, un sans-papiers sortant du centre de rétention de Cornebarrieu.
La gare est un des endroits les plus contrôlés de Toulouse et donc un endroit à éviter quand on n'est pas en règle avec l'administration française.

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19/1/2019 - « Occupation illégale de la voie publique »
C'est ce qu'a osé dire le porte-parole de la préfecture lors de l'audience du juge de la liberté et de la détention pour justifier l'interpellation de cet homme SDF, victime d'un accident du travail. Sans le papier l'autorisant à rester sur le territoire français mais avec une besace lourdement chargé de toute la paperasse qui contient la trace de son histoire personnelle, de sa vie.
Personne ne dirait qu’il est peu « fou », juste franchement malade, malade de la rue qui épuise et broie les organismes. Il n’a rien à faire au CRA  mais il doit y rester!
Ne serait-il pas mieux de lui proposer un peu de réconfort, un abri décent et des soins adéquats ?

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26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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