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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : Le Monde - Anne Guillard -04/07-2017

Les bénévoles dénoncent les difficultés croissantes auxquels ils sont confrontés pour porter assistance aux migrants. Chaque jour, ils distribuent eau et nourriture.

Ils sortent des bois et des bosquets par petits groupes, comme surgis de nulle part. Il est 8 heures du matin dans la zone industrielle des Dunes, à Calais. Ils sont là depuis quatre jours, trois mois, huit mois ou plus d’un an. Des Erythréens, des Ethiopiens et des Afghans, en majorité. Les visages et l’allure trahissent leur âge, jeune, très jeune pour une partie d’entre eux. Quelques femmes, de plus en plus nombreuses, sacs en bandoulière ou petites pochettes qui renferment quelques produits d’hygiène, se mêlent aux hommes seuls et aux mineurs étrangers isolés.

Des retraités et des anciens salariés de l’association La Vie active, qui avait été mandatée par l’Etat pour intervenir auprès des migrants dans l’ancienne « jungle », démantelée fin octobre, les attendent, rue des Verrotières. Yolaine, Danièle, Céline, Patricia, Gilbert, Michel… Comme chaque matin, ces bénévoles ont chargé le camion qui délivre, de 8 heures à midi, eau, thé chaud, pain, banane et sardines en boîtes. « Des dons » à ceux qui viennent faire une courte pause après des nuits sans sommeil, occupées à tenter de monter dans des camions qui embarquent pour le Royaume-Uni, ou à éviter les forces de l’ordre qui les harcèlent.

« Eviter la mise en place d’un point de fixation »

Ce jeune érythréen de 16 ans demande à pouvoir prendre une douche, le 28 juin 2016, dans la zone industrielle des Dunes, à Calais, lors d’une distribution de nourriture par une association.

Ce mercredi, il tombe une petite pluie fine. « Le pire, c’est l’humidité », dit une bénévole de l’association historique Salam, l’une des onze associations à avoir déposé conjointement un référé-liberté mi-juin pour dénoncer les conditions de vie des exilés dans le Calaisis. Yolaine est là tous les matins, sept jours sur sept, depuis dix ans. « J’ai une vie, mais je jongle ! », lance-t-elle, comme un défi à la misère et à la fatigue.

Elle assure n’avoir jamais vu une situation aussi difficile qu’aujourd’hui, du fait notamment des entraves et des obstacles rencontrés par les associations pour venir en aide aux migrants. « Ça nous donne encore plus envie d’aider ! », dit Yolaine. La voix encore emplie d’indignation, elle raconte que « les forces de l’ordre l’ont empêchée, une fois, de donner à boire à un garçonnet de deux ans ». 

Salam s’occupe des distributions du matin, qui ont lieu en trois endroits différents. Il faut « éviter la mise en place d’un point de fixation », selon ce que répètent à l’envi les autorités, qui veulent empêcher à tout prix qu’une « jungle » ne se recrée. Selon les associations, ce sont pourtant 600 personnes qui errent de nouveau aux alentours de la ville, privées de droits élémentaires.

Un Ethiopien de 16 ans cherche « Mama shower »

Les premiers bidons d’eau sont sortis des camions, aussitôt les gobelets se remplissent. Chacun part un peu à l’écart s’asperger le visage et se rincer la bouche et les mains. Enveloppé dans une couverture polaire, un Ethiopien de 16 ans dit que sa peau le démange. Seize jours qu’il ne s’est pas douché. Il cherche « Mama Shower », une bénévole qui ouvre sa porte pour que quelques-uns puissent se laver. Elle n’est pas là ce jour-là.

Les bénévoles font passer le message à ceux qui demandent s’ils peuvent changer de vêtements. « Cet après-midi, au Secours catholique, vous pourrez aller chercher un pantalon, une veste, des chaussures… » Mais pas, là non plus, prendre une douche, la municipalité ayant empêché l’association d’en installer une au cours de l’hiver.

Le 23 juin, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, en visite à Calais pour la première fois, a déclaré « qu’il y a[vait] peut-être d’autres lieux que Calais où elles [les associations] pourraient déployer leur savoir-faire ». Des propos qui ont choqué responsables associatifs et bénévoles. « C’est lamentable. Les politiques sont en dessous de tout », juge Gilbert, un bénévole de Flandre Terre solidaire qui vient occasionnellement de Bailleul prêter main-forte à l’association Salam.

« On n’avait encore jamais entendu ce discours-là. Heureusement qu’il y a Toubon pour secouer le cocotier », enchaîne-t-il. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a alerté mi-juin sur les conditions « inhumaines » réservées aux exilés.

« Tous les jours, depuis un an, j’essaie de passer »

Abil, un Ethiopien de 24 ans, qui vient de boire un verre d’eau, cherche à rejoindre son oncle au Royaume-Uni. « Tous les jours, depuis un an, j’essaie de passer. » Il a connu l’ancienne « jungle ». « Au moins, on pouvait dormir, raconte-t-il. Aujourd’hui, nous avons des problèmes avec la police tous les jours. C’est très difficile. Mais c’est très important pour moi de retrouver mon oncle. Il est ma seule famille. »

Comme lui, beaucoup prennent de nombreux risques pour tenter la traversée. « Des gamins livrés à eux-mêmes », commente Yolaine. Après la distribution, ils repartent immédiatement vers le « parking », là où des camions stationnent. D’autres ont fait un autre choix. « Moi j’ai déposé une demande d’asile à Lille », dit Boy, arrivé il y a quelques semaines de Guinée-Conakry. « Monter dans les camions, c’est du suicide. »

Au parc Saint-Pierre, en face de la mairie, de jeunes Oromo – qui évitent de se mêler aux Ethiopiens – et quelques Afghans viennent se restaurer. Ils plaisantent avec les bénévoles qu’ils saluent de la main quand ils les voient passer. Des sourires barrent les visages fatigués. Effet ou non de la décision du juge des référés du tribunal administratif de Lille, qui a donné dix jours à l’Etat et à la ville pour « éviter que les migrants soient exposés à des traitements inhumains » et ordonné de ne plus entraver les distributions de nourriture, aucun membre des forces de l’ordre n’a été aperçu ce matin-là. La veille, ils avaient embarqué couvertures et autre sacs de couchage. « C’est bizarre », trouve Yolaine. « On devient peut-être aussi parano ! » lance-t-elle en souriant.

Lire aussi :   Migrants à Calais : la décision en référé est une « étape » pour les associations

En cette fin juin, la ville s’est parée de quelques bus à impériale londoniens pour attirer les Britanniques qui ont déserté les lieux depuis plusieurs années. Ironie involontaire quand des hommes et des femmes risquent chaque jour leur vie pour atteindre leur eldorado. D’ici dix jours, selon la décision de justice du 26 juin, ils devraient bénéficier de sanitaires, de douches et avoir accès à des points d’eau. « Des droits élémentaires », souligne Gilbert dans un soupir, pour qui « ce n’est pas demain la veille que ça va s’arranger ». Douze mille migrants ont été secourus entre dimanche et mardi au large de la Libye.

 

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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