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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : Le Monde - Frédéric Bobin - 24/08/2017

L’enfer migratoire de la Libye, 2/3. Sur le littoral de la région de Tripoli où se concentrent les départs vers l’Italie distante d’à peine 300 kilomètres, les contrebandiers font la loi.

Lire aussi « En Libye, nous ne sommes que des esclaves » (1/3)

Les colonnes de marbre se dressent face au bleu profond de la Méditerranée. Elles sont comme des sentinelles meurtries avec leur grain ébréché, assailli par le sel marin. Il y a quelque chose de poignant dans les ruines de Sabratha, décombres de forums et de temples, vestiges de théâtre et de thermes qui témoignent d’une gloire révolue, celle de la Rome antique qui brilla jadis sur ce littoral de la Tripolitaine.

L’œil pourrait s’en griser sans relâche, et pourtant voilà qu’il s’accroche à ce paquet de caoutchouc échoué sur le sable. Le volume oblong est dégonflé, grosse galette ratatinée. On finit par comprendre que la marée libyenne a rejeté sur la plage de Sabratha un Zodiac rabougri par l’usage. A-t-il sombré au large ? Ou l’a-t-on laissé là, esquif épuisé par de trop lourdes charges ?

Il n’y a rien de plus naturel, dans la Libye actuelle, que de trouver des Zodiac sur le sable de Sabratha. La cité côtière est devenue la principale plate-forme de départ vers l’Europe. En Italie, elle obsède, avec ses centaines voire ses milliers de migrants qui embarquent chaque semaine à bord de bateaux pneumatiques vers l’île de Lampedusa, distante d’à peine 300 kilomètres. Cette route de la Méditerranée centrale supplante désormais de loin celle de la Méditerranée orientale – par la Turquie, puis la Grèce –, qui s’est tarie depuis l’accord signé, en mars 2016, entre Bruxelles et Ankara.

A Sabratha, on jette les canots sur les flots non loin du site archéologique, sur les plages de Tellil ou d’Al-Wadi. L’eau y est peu profonde et un chalutier ne s’y hasarderait pas sans risque d’ensablement, mais depuis que les Zodiac ont remplacé les bâtiments de pêche dans la folle course à la compression des coûts, le détail est secondaire.

Redistribution géopolitique des migrations

Des milliers de migrants patientent à proximité de ces rampes de lancement, dans des fermes, des hangars ou des baraquements installés sur la plage même. « Rien qu’à Al-Wadi, ils sont entre 700 et 800 à attendre sous des tôles entourées de hauts murs de sable », raconte un témoin qui a eu accès à l’endroit.

On ne s’en approche pas aisément. Des gardes armés veillent nerveusement : l’affaire est devenue trop juteuse. A l’échelle de la seule Libye, le marché de l’émigration illégale vers l’Europe génère entre 1 et 1,5 milliard de dollars (jusqu’à 1,25 milliard d’euros) de revenus par an, selon une évaluation d’International Crisis Group (ICG).

Amphithéâtre romain du IIe siècle, sur le site archéologique de la ville de Sabratha, le 20 juillet. 

Deux raisons principales expliquent l’émergence de cette économie migratoire dont la Libye est devenue le foyer. Il y a bien sûr le chaos post-Kadhafi, qui a créé un appel d’air pour les trafiquants de tout acabit. Mais il y a aussi la redistribution géopolitique des migrations traversant la Libye. Historiquement, le pays était surtout un lieu de transit pour des personnes en provenance d’Afrique de l’Est, principalement de la Corne de l’Afrique. Le circuit était intégré : paiement unique, filière de passeurs homogène et au bout du compte une traversée de la Libye au pas de course.

Depuis la révolution de 2011, ces réseaux établis, jadis tolérés par Kadhafi, ont été concurrencés par de nouveaux acteurs qui ont sollicité et activé d’autres bassins migratoires, notamment en Afrique centrale et occidentale. Ainsi le Nigeria a ravi à l’Erythrée le rang de principal pays d’origine, et les Guinéens sont devenus plus nombreux que les Somaliens.

Migrants exposés à tous les abus

Ce basculement géographique s’est accompagné d’un bouleversement du modèle économique : le circuit intégré s’est fragmenté, les clients payant au fil des segments d’un parcours de plus longue durée et plus aléatoire. Privés de passeurs stables, les migrants sont exposés à tous les abus. Avec une telle dérégulation du marché, les prix ont chuté, dopant d’autant plus une demande peu informée ou peu sensible aux nouveaux risques encourus.

Le long de son arc de plages et de criques, Sabratha a été le théâtre de toutes ces mutations. Ahmed Al-Dabbashi, dit Al-Ammu (« oncle »), est considéré comme le plus puissant des parrains locaux supervisant les départs de migrants. Les Nations unies (ONU) le citent dans leurs rapports. Chef de la principale milice de Sabratha, la Brigade des martyrs Anas Al-Dabbashi – nom d’un cousin tué pendant la révolution de 2011 –, le trentenaire, ancien marchand ambulant, a fait bien du chemin.

Tracy est Nigériane originaire d'Abuja, elle a 21 ans et est enfermée dans le centre de détention pour migrantes de Sourman depuis six mois. Elle s'est faite arrêtée par les gardes-côtes libyens alors qu'elle tentait la traversée en Italie. Ce centre enferme 230 personnes dont 27 enfants. Les conditions sont difficiles, la nourriture est mauvaise et servie en petite quantité, l'eau est non-potable et salée. Les problèmes majeurs sont le manque d'assistance médicale, le lait et les couches pour les bébés, qui ne sont plus distribuées depuis deux mois. Le 20 juillet 2017 à Sourman.

Tracy est Nigériane originaire d'Abuja, elle a 21 ans et est enfermée dans le centre de détention pour migrantes de Sourman depuis six mois. Elle s'est faite arrêtée par les gardes-côtes libyens alors qu'elle tentait la traversée en Italie. Ce centre enferme 230 personnes dont 27 enfants. Les conditions sont difficiles, la nourriture est mauvaise et servie en petite quantité, l'eau est non-potable et salée. Les problèmes majeurs sont le manque d'assistance médicale, le lait et les couches pour les bébés, qui ne sont plus distribuées depuis deux mois. Le 20 juillet 2017 à Sourman. Crédits : SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE

Il n’embarrasse pas seulement l’Italie en lançant ses Zodiac emplis de migrants vers l’île de Lampedusa, il illustre aussi les formidables contradictions qui brouillent la politique de Rome à l’égard de la Libye. La milice de « l’oncle » a ainsi conclu un accord avec la compagnie d’hydrocarbures italienne ENI permettant à cette dernière de garder son complexe gazier de Mellitah, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Sabratha.

L’homme qui assure la sécurité des actifs gaziers italiens en Tripolitaine est donc le même que celui qui alimente l’immigration illégale dans la Péninsule… Telle était en tout cas la situation jusqu’à la mi-juillet. Depuis lors, une milice locale hostile au trafic de migrants a fait son apparition, ce qui expliquerait le fléchissement – provisoire ? – des départs depuis Sabratha.

Violence et insécurité permanentes

Issu d’une famille omnipotente de Sabratha, Ahmed Al-Dabbashi avait commencé sa carrière dans la filière historique de la Corne de l’Afrique. Quand des rivaux ont commencé à se manifester alentour, ils se sont livrés à des enlèvements de ses clients lors de leur acheminement vers Sabratha. « Il s’agissait tout à la fois de le priver de revenus et d’endommager sa réputation », résume un observateur. L’année 2015 va toutefois faire basculer durablement le rapport de forces en faveur de « l’oncle ».

En septembre de cette année-là, Zouara, cité de l’extrême ouest du littoral et haut lieu du réveil identitaire amazigh (berbère), décide brutalement de chasser les passeurs de la commune à la suite d’un naufrage ayant rabattu près de deux cents cadavres sur les plages sous les yeux de familles entières. Le conseil municipal charge une milice d’hommes encagoulés – surnommés les « hommes masqués » – de traquer les contrebandiers.

L’affaire est d’importance, car Zouara était jusqu’alors la capitale en Libye du trafic de migrants vers l’Europe. Les contrebandiers de Zouara, dont l’expertise est très prisée, ne resteront pas longtemps inactifs. « L’oncle » de Sabratha, ville voisine, les accueille à bras ouverts. « Ahmed Al-Dabbashi a senti l’argent à gagner, souligne une source libyenne. Il a autorisé les passeurs de Zouara à s’installer sur son territoire à condition qu’ils paient sa protection. » Ainsi Sabratha est devenue, à partir de 2016, le nouveau centre libyen pour les départs vers l’Europe. Zouara, elle, s’est reconvertie dans la contrebande à grande échelle de l’essence subventionnée, notamment vers Malte.

Dans le centre de détention pour migrantes de Sourman, près de Sabratha, le 20 juillet. Deux jours auparavant, un convoi de la police acheminant 80 femmes et 10 enfants depuis le centre mixte de Gharyan a été attaqué par une milice de passeurs de Zaouia. Tous ont été enlevés de force par les passeurs.
Dans le centre de détention pour migrantes de Sourman, près de Sabratha, le 20 juillet. Deux jours auparavant, un convoi de la police acheminant 80 femmes et 10 enfants depuis le centre mixte de Gharyan a été attaqué par une milice de passeurs de Zaouia. Tous ont été enlevés de force par les passeurs. Crédits : SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE

Quand les migrants racontent leur passage à Sabratha, ils évoquent une violence et une insécurité permanentes. Les hangars où ils attendent la nuit opportune sont de simples logis ou des prisons privées, là où sont détenus ceux qui n’ont pas encore payé le passage. Si les propriétaires sont libyens, les gardes sont souvent des Africains subsahariens, anciens migrants eux-mêmes, victimes devenues bourreaux. « Des Nigérians travaillent pour eux », dit Ernest Ikpotokin, un Nigérian rencontré à Misrata (est de Tripoli).

Pannes qui dégénèrent en naufrage

Le danger est partout, sur terre comme sur les eaux. Le risque de naufrage s’est multiplié avec le recours généralisé aux bateaux pneumatiques de 9 mètres made in China, où s’entassent environ 130 personnes. Nombre de ces canots sont importés clandestinement, selon un témoin, dans les soutes de bateaux s’approchant de Zouara pour charger de l’essence libyenne subventionnée, vendue 65 fois plus chère à Malte. Exemple banal du croisement des réseaux de contrebande.

Le « capitaine » du Zodiac, qui tiendra le moteur, est en général un migrant lui-même qui bénéficiera d’une ristourne sur le prix de son trajet. Les passeurs ne montent quasiment plus à bord, de peur de se faire arrêter par les navires européens de l’opération Sophia contre le trafic de migrants.

Un second passager se verra confier une boussole et un téléphone satellite de type Thuraya permettant d’appeler les navires de secours, une fois les eaux internationales franchies. Mais on aura versé dans le réservoir le moins d’essence possible, économies obligent. D’où la fréquence des pannes qui dégénèrent en naufrages.

Une fois au large, s’il n’a pas affaire aux gardes-côtes libyens, le canot devra affronter les « Asma boys » sur leurs jet-skis. La pratique est en pleine expansion. Les « Asma boys », dans le vocabulaire du migrant, sont les garçons des rues qui interpellent les Africains subsahariens, dans les centres urbains, d’un « asma, asma ! » (« écoute, écoute ! ») pour les attirer à eux et les détrousser. La nouveauté est qu’ils sévissent désormais sur les flots. A cheval sur leurs scooters de mer, ils abordent les Zodiac qui ont quitté le littoral à peine une heure plus tôt. Ils sont armés de kalachnikovs, racontent les migrants.

Cycle infernal

Maurice Sobze, un Camerounais rencontré dans le sud-est tunisien, se souvient de sa sortie de Sabratha : « Les Asma boys sur leurs jet-skis nous ont demandé : “Vous êtes les clients de qui ?” On a répondu : “De Mohamed.” C’est le nom du chef de notre réseau de passeurs. Ils nous ont laissés passer. Mais la fois précédente, ils nous avaient pris le moteur, nous forçant à retourner à terre. » Avec un prix qui a grimpé jusqu’à 80 000 dinars libyens (environ 8 300 euros), les moteurs de Zodiac sont devenus un gros enjeu dans les guerres de gangs au large des côtes libyennes.

Si le bateau de Maurice Sobze a pu passer la seconde fois, c’est que « Mohamed » avait entre-temps versé sa dîme aux Asma boys. Mais certains chefs de réseaux refusent de payer. Ils font alors escorter les Zodiac par leurs hommes armés jusqu’en haute mer. Dans tous les cas, la sécurité a un coût, assumé au final par le client. Ainsi, le prix de la traversée de la Méditerranée a récemment augmenté, de 1 000 à 1 500 dinars (156 euros).

Comble de l’humiliation, certains migrants sont convaincus d’avoir été trahis par leurs propres passeurs. « En fait, ce sont les passeurs qui appellent les Asma boys pour les informer du départ des Zodiac, assure Clifford Njokw, un Nigérian rencontré à Misrata. Car ils veulent récupérer à la fois le moteur, le bateau et les passagers. »

Clifford Njokw a ainsi été arrêté « quatre fois » en mer. A chaque retour, il a été placé en détention – officielle ou sauvage, il ne sait plus –, soumis aux coups. Les trois premières fois, il a acheté – par l’intermédiaire de sa famille au Nigeria – sa libération et un nouveau trajet, comme piégé dans un cycle infernal.

Cette fois-ci, il renonce, il veut juste « rentrer au pays ». Crâne rasé, corps tout en muscles, Clifford Njokw rêvait de devenir footballeur en Europe. La désillusion a été brutale. « Sur mes dix-sept mois en Libye, j’en ai passé treize dans une cellule, calcule-t-il. Dans ce pays, dès que tu sors, on t’attrape. »

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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