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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : La Dépêche - Dominique Delpiroux - 30/08/2017

La famille Alhmoud a fui son village près d'Alep, en 2012. Après cinq années dans des camps de réfugiés au Liban, ils se sont installés dans le Volvestre. Au cœur d'un projet pour le moins original…

Dans le champ qui plonge vers les bois, trois chèvres montent la garde. Bientôt, un petit troupeau de moutons viendra les rejoindre. Des brebis données par des voisins du Volvestre ou de l'Ariège. Les poules, elles, sont déjà là. Kamel et son épouse Fatima ont récuré et astiqué le vieux poulailler, pour recevoir ces volatiles qui, là aussi, ont été offerts par des habitants du coin. Sans oublier les conseils et les coups de pouce de la Confédération paysanne. Tous regardent avec un œil bienveillant la très belle expérience qui se déroule en ce moment à Marestaing, tout près de Montesquieu-Volvestre, à la limite de la Haute-Garonne et de l'Ariège.

Originaires de la région, Joël Lebret et Corine Marcien ont vécu bien loin du Volvestre leur carrière dans la diplomatie française, au Cameroun, au Niger, au Sénégal… A la retraite, ils ont acheté ce petit hameau, avec ses dépendances.

Salle d'exposition

«Comme j'étais conseiller culturel, explique Joël Lebret, j'ai eu l'occasion, dans de nombreux pays africains, de rencontrer des artistes. Notre idée de départ, en nous installant ici, c'était de profiter de cet espace pour inviter ces artistes en résidence.»

Et de fait, le hangar, transformé en salle d'exposition, accueille en ce moment les étonnantes sculptures du Sénégalais Gabriel Kenzo Malou, et les photos en noir et blanc – de Noirs et de Blancs ! – de Catherine et Bernard Desjeux. Une exposition d'art contemporain que les habitants des alentours sont venus découvrir avec curiosité et une certaine fierté de voir ça chez eux !

«Mais au cours de toutes ces années hors de France, nous avons été souvent confrontés au problème des réfugiés, poursuit Corine Marcien. Comme il y avait ici un logement de libre, un projet d'accueil devenait évident.»

Cuisine syrienne en Volvestre

L'idée, toute simple, était de faire venir une famille d'agriculteurs, qui soit immédiatement capable d'exercer le métier qu'elle pratiquait chez elle. A Marestaing, Kamel Alhmoud, arrivé il y a un mois, sait déjà où il va faire paître ses bêtes et calcule savamment comment il va organiser un vaste potager : il tentera d'y faire pousser aubergines, tomates, poivrons et autres courgettes.

Dès que l'activité sera lancée, la famille paiera un petit loyer.

«De l'argent qui nous permettra de financer nos résidences d'artistes !» se félicite Joël Lebret, tout heureux de constater que leur projet n'attire, dans le voisinage, que des sympathies.

Nour, 6 ans, et Hassan, 4 ans, ont fait connaissance avec le centre de loisirs. En un mois, ils ont déjà avalé plein de mots français et commencent à baragouiner. Ils iront dès cette rentrée à l'école… si le bus scolaire accepte de faire un petit détour par Marestaing !

Dans ce minuscule village (gaulois ? africain ? syrien ? ) deux gîtes ruraux sont en cours d'aménagement : «Fatima fait une excellente cuisine : elle pourra assurer la restauration quand il y aura des touristes. »

En attendant la gastronomie exotique, c'est une belle mayonnaise qui est en train de prendre à Marestaing.


«Nous sommes partis à cause des bombes»

Au printemps, il faisait pousser des tomates, des poivrons, des aubergines. Le reste du temps, il cultivait le blé, l'orge, les pois chiches, les lentilles, et l'odorante coriandre. Kamel Alhmoud, qui a aujourd'hui 38 ans, vivait heureux. Il avait épousé Fatima, de 8 ans sa cadette : ils s'étaient rencontrés en travaillant dans les champs, et ils étaient tombés amoureux. Ils vivaient dans le même village de Talafeh, à quelques dizaines de kilomètres de la grande ville du nord de la Syrie, Alep. Jusqu'en 2009, la vie y était belle…

«Et puis, raconte Kamel, petit à petit, des bandes armées ont commencé à nous envahir. Ils passaient et repassaient, et surtout, ils nous attaquaient, volaient pillaient…» Kamel ne saurait dire qui étaient ces hommes. Lui est musulman, mais ne s'est jamais intéressé ni à la politique, ni aux bisbilles religieuses locales.

«Mais ce qui s'est passé, c'est que notre village est devenu un couloir de passage pour la rébellion, puis pour les jihadistes de Jabhat al-nosra», traduit Ali, un Libanais qui vit dans le Volvestre depuis 50 ans.

«Alors, c'est pour cela que l'aviation de Bachar-al Assad a commencé à nous bombarder, parce que les rebelles passaient dans notre village.»

C'est le jour où l'aviation syrienne a bombardé l'école – qui avait été choisie comme QG par les rebelles – que Kamel et Fatima ont décidé de fuir. Comme beaucoup d'autres familles de ce village.

«Ce départ a été très triste, très difficile pour nous, avoue Fatima. Nous avons dû laisser notre maison, notre puits, notre famille, nos amis…» Leur fille, Nour, venait de naître.

Dans ce pays en pleine guerre civile, ils partent en voiture jusqu'à la frontière libanaise. Un voyage qui se déroule étrangement sans check point, ni barrage, à travers les lignes combattantes. La famille finit par arriver au poste frontière de Masnaa, au Liban. Là, il y a un immense camp de réfugiés, qui accueille tant bien que mal toute la misère de la Syrie, sous l'œil débordé de l'Onu.

Ils vont rester près de cinq ans, dans ce camp. Kamel et Fatima vont réussir à faire ce qu'ils ont toujours fait : produire quelques légumes pour les vendre au plus proche marché. C'est là que naîtra leur fils Hassan, 4 ans aujourd'hui. C'est là aussi qu'ils seront repérés par les autorités françaises, qui leur proposeront de rejoindre l'Hexagone, dans le cadre officiel de l'accueil des réfugiés syriens. C'est ainsi qu'ils sont arrivés le 26 juillet dernier à l'aéroport de Blagnac, puis à Montesquieu-Volvestre, dans ce hameau de Marestaing qui doit leur sembler le bout du monde. Le cœur plein de nostalgie, mais aussi plein d'énergie : une nouvelle page de leur vie va s'écrire désormais ici.

Dominique Delpiroux

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Vite dit

26/11/2018 - Théoriquement libre
Libéré par le juge judiciaire ce jour, le jeune M. ne pourra voyager aux côtés de son papa venu spécialement de Paris, assister à l'audience.
En effet, dépourvu de papier d'identité, il lui est interdit de prendre le bus, transport en commun le plus accessible (car subventionné). Comment rejoindra-t-il sa famille qui habite Paris? 
Par le train en payant un billet 2 ou 3 fois plus cher que le prix du bus, en prenant le risque d'être débarqué en cours de route ?
Quelle possibilité reste-il à un sortant du CRA, sans papier,  de regagner son domicile parisien ?

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29/9/2018 - Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie
A bord de l’Aquarius, qui fait route vers la Méditerranée centrale, quand le Dr Carlos Jaramillo pense aux migrants qu’il se prépare à secourir en mer, il se repasse les images du 11 septembre 2001. Celles de ces femmes et de ces hommes sautant par les fenêtres du World Trade Center, leur corps lancé dans une chute vertigineuse et sans issue. « Il devait y avoir l’enfer derrière ces fenêtres pour qu’ils se jettent dans le vide », dit-il. Comme ces gens qui choisissent de tenter la traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. « Ils sont vraiment désespérés pour risquer leur vie en mer », résume Carlos Jaramillo.

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reves jeunesse24/9/2018 - On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !
Nous sommes accoutumés à ce que nos jeunes voyagent à travers le monde, par Erasmus mais aussi bien souvent, sans qualification particulière, en Angleterre voire en Australie qui semble exercer sur eux une forte attraction. La plupart du temps au bout de quelques mois ou quelques années ils reviennent dans leur pays d'origine.
Comment ne pas comprendre que des jeunes nés au sud ne partagent pas ce rêve de découvrir un jour ce qu'ils voient sur leur télé ou leur portable ? 
Nous avons reçu un jeune venu de son village du fin fond de la Gambie dont le rêve était de voir le PSG ! Un autre après avoir erré entre Paris et Limoges et être mis en rétention, au vu de l'accueil reçu ici, nous disait "Finalement on est mieux chez nous".
Il est bien évident que ceux qui ont réussi à arriver après un parcours périlleux n'ont pas vraiment envie de repartir et cela d'autant moins qu'ils n'ont aucun moyen matériel pour rentrer chez eux, sans parler du fait qu'ils doivent bien souvent rembourser des sommes exorbitantes aux familles qui les ont aidé.
Donnons leur la chance de sortir de chez eux. 
On n'a pas le droit de tuer les rêves de la jeunesse !

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4/9/2018 - Dans quel monde vivons-nous ?
Comment une famille venant d’Ukraine avec deux enfants de 3 et 5 ans, après avoir déposé une demande d’asile, s’est retrouvée à la rue sans aucun hébergement et rapidement sans ressources a fini, au bout de 40 jours, par s’installer dans l’aéroport de Blagnac pour pouvoir être à l’abri, et qu’il ait fallu l’entremise d’un policier de la PAF qui nous a prévenus pour que nous puissions leur trouver une solution transitoire grâce aux réseaux de solidarité ?
Comment encore aujourd’hui n’ont-ils pas de solution digne qui leur soit proposée ?
Dans quel monde vivons-nous ?

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9/9/2018 - IRTF
Créées en 2016, les interdictions de retour du territoire français (IRTF), d'une durée d'un à cinq ans, ont connu en 2017 
une augmentation de 1 097% par rapport à 2016 : elles  passent de 1 859 à 19 901 sur un total de 85 268 obligations à quitter le territoire délivrées (OQTF). 23% des OQTF ont été assorties d’une interdiction de retour en 2017.
Ces mesures représentent une monstrueuse épée de Damoclès utilisée pour dissuader, précariser et contrôler.
Il n’existe aucune procédure d’abrogation de droit de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions de la situation personnelle.
En savoir plus

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30/8/2018 - « Urgence, papa expulsé, trois enfants en danger »
Certains ont pu s’indigner de la barbarie de Trump qui séparait les enfants des parents sans papiers emprisonnés, quand, en toute discrétion, ici, on fait la même chose !
Samuel GAZARIAN, arménien, a été arrêté à Tarbes et placé au Centre de rétention de Cornebarrieu. Ce papa arménien a 3 enfants scolarisés en primaire et collège. Ce père de famille risque à tout instant d’être embarqué pour Erevan, laissant son épouse et ses enfants sur notre territoire. Cette situation est intolérable et cette séparation est d’une cruauté inconcevable.
Comment la préfecture des Hautes-Pyrénées peut faire acte d’une telle inhumanité avec cette famille investie dans la vie associative tarbaise ?! Aucune des meilleures raisons du monde ne peut autoriser un pays civilisé à procéder de cette méthode d’un autre âge, d’un autre temps.

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injustice8/8/2018 - Chauffard ivre, administration ivre, tous les deux responsables et coupables
Un chauffard ivre est considéré par la justice comme responsable des accidents qu'il provoque. Une administration qui met en place une machine à expulser à pleine vitesse doit savoir qu'il est certain qu'une partie des procédures seront mal faites, voire faussées volontairement pour atteindre les objectifs chiffrés exigés. Ce ne sont donc pas des "erreurs de procédure", mais des décisions prises en amont qui, à l'instar du chauffard qui décide de boire, sont de la responsabilité de ceux qui les ont prises.
Documents manquants, contradictions entre des témoignages de tiers et ceux de la police, informations déformées ou faussées, voire inventées de toutes pièces font légion, mais il n'y a rien d'innocent dans ces "erreurs de procédure", quelqu'un a décidé !
Malheureusement les conséquences sont tout aussi graves, des personnes renvoyées aux pays desquels elles ont fui sont condamnées à des traitements inhumains ou dégradants, et même à la mort.
L'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme dispose que "le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi". L'article 3 de cette même convention "interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants". Il s'agit d'une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d'exceptions.
Des "erreurs de procédure" graves de l'administration, nous en voyons trop régulièrement dans les tribunaux pour les étrangers, et elles restent impunies, et même ignorées par ces tribunaux, en totale violation de la constitution, de la loi, et des valeurs de la France.

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7/8/2018 - Violation des conventions internationales, la France persiste et signe
Notre gouvernement se permet de critiquer les USA sur la violation de conventions internationales, mais "en même temps" elle se permet l'hypocrisie de le faire elle même en toute impunité.
Les conventions internationales et européennes des droits des enfants, adoptée et signée par la France en 1989 (quand les droits de l'homme n'étaient pas encore que des mots sur un papier) les protège de toute maltraitance, dont la privation de liberté. Or, une juge du JLD a décidé autrement en maintenant en rétention dans la zone d'attente de l'aéroport de Blagnac une famille de journalistes demandeurs d'asile congolais, avec leur enfant de deux ans et une mère enceinte de six mois, souffrante, qui ont dû fuir en urgence leur pays parce que menacés de mort par leur gouvernement. La juge a certainement considéré que garder cette famille en rétention quelques jours de plus en attendant leur entretien avec l'OFPRA n'allait pas ajouter grande chose au traumatisme déjà subit par leur fuite et l'abandon de leur vie derrière eux.
Certes, les enfants s'adaptent à tout, mais il ne faut pas se leurrer, ils gardent les traces.
La "protection de la France" justifie-t-elle d'ajouter encore à la détresse de cet enfant et de cette famille ?

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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