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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Médiapart - Amir Djân - 15/07/2017

Cela fera bientôt deux ans qu'ils ont fermé la jungle de Calais et qu'ils ont crée les C.A.O (Centre d'Accueil et d'Orientation). Je dois le dire, pour avoir pas mal travaillé dans ce milieu, je trouvais l'idée plutôt bonne...

 

Cela fera bientôt deux ans qu'ils ont fermé la jungle de Calais et qu'ils ont crée les C.A.O (Centre d'Accueil et d'Orientation), dans lesquels les exilés devaient se poser quelques semaines avant d'être accueillis en C.A.D.A (Centre d'Accueil pour Demandeur d'Asile). Je dois le dire, pour avoir pas mal travaillé dans ce milieu et avoir connu plusieurs types de structure, je trouvais l'idée plutôt bonne à la base, même si je savais bien que les concerné(e)s finiraient par rester dans les C.A.O pendant quasiment toute la durée de leur procédure d'asile (et ça n'a pas raté). Au moins ils étaient à l'abri.

Les principales structures d'accueil que l'on croisait jusqu'alors dans le secteur de l'asile étaient les suivantes :

> Tout d'abord les plateformes d'accueil. Ici, le demandeur d'asile se fait enregistrer et bénéficie d'une orientation en préfecture. Pas d'hébergement, un accompagnement social et juridique ultra limité (en gros: ouverture des droits à l'assurance maladie et orientations sociales - constitution du dossier de demande d'asile, souvent sans interprète - service de domiciliation pour le courrier avec explications (très) sommaires de celui-ci). L'ambiance d'une plateforme peut parfois rappeler celle d'un champ de course dans la dernière ligne droite, à savoir des cris, des bousculades, des contents, des mécontents et des travailleurs sociaux au milieu de tout ça qui ne se souviennent plus de leur langue maternelle à 17h00. Les gens en attente d'une hypothétique place au 115 y passent parfois leur journée, avec leurs enfants énervés de ne pas pouvoir faire leur sieste. Si on devait noter avec des étoiles j'en mettrais une quand même car en dépit de tout l'inconfort, sans elles il serait tout bonnement impossible de faire fonctionner le dispositif d'accueil. J'ai passé 18 mois sur l'une d'entre elles il y a une dizaine d'années, c'est un endroit que je recommande à tout travailleur social qui veut apprendre à connaître ses limites.

> On croisait aussi les A.U.D.A (Accueil d'Urgence de Demandeurs d'Asile). J'ai bossé un certain temps dans l'un d'entre eux et je racontais certains souvenirs de cette expérience ici. Je colle 3 étoiles à ce type de structure parce que l'air de rien avoir un lit, une clé et un accès à une cuisine et à des sanitaires est déjà un progrès énorme par rapport aux plateformes. Les résidents ont également droit à un accompagnement social et juridique personnalisé. Au temps où j'y étais vers 2003/2004, nous étions 6 salariés (secrétaire et Directrice compris) pour environ 150 personnes hébergées, c'était gérable. Les A.U.D.A n'existent plus et je crois que les C.A.O et dans une moindre mesure les P.R.A.D.H.A (dernière création en date pour Programme d'Accueil et d'Hébergement des Demandeurs d'Asile) sont ce qui s'en rapproche aujourd'hui le plus.

> Enfin luxe suprême, il y avait et il y a toujours les CADA auxquels on peut mettre parfois jusqu'à 5 étoiles, notamment quand il s'agit d'hébergement en diffus, c'est à dire que le résident loge dans un appartement loué au gré des opportunités par l’association gestionnaire du Centre. En CADA, le ratio était à une époque d'un salarié pour 10 personnes accueillies. Il doit être aujourd'hui d'un salarié pour 15 ou 20 personnes. L'accompagnement social et juridique s'exerce dans de très bonnes conditions si l'on compare aux structures citées plus haut, avec notamment un budget traduction qui permet de travailler sur le dossier en profondeur si nécessaire et aussi d'organiser des ateliers d'information en tous genres. Sans parler des animations diverses et variées, allant des cours de français aux sorties à la plage, ateliers d'esthétisme et autres. J'ai également passé pas mal de temps dans un CADA.

C'est domiciliés sur une  plateforme que la plupart des demandeurs d'asile (hébergés en hôtel pour les plus chanceux, et sans abri pour la majorité des autres) vont effectuer toute leur procédure de demande d'asile, la raison étant le manque de fluidité du système d'accueil. Pour résumer, les CADA sont bouchés et chanceux sont ceux qui décrochent une place. Les familles ont leur chance en général mais c'est plus compliqué pour les personnes isolées. Ces dernières doivent donc se débrouiller quasi seules pendant toute leur procédure et croyez-moi, il y a quelques finesses dans celle-ci qui ont pour conséquence d'en perdre pas mal en route (par exemple les délais de recours qui lorsqu'ils sont non-respectés débouchent bien naturellement sur une obligation à quitter le territoire). C'est simple une personne non-francophone ne bénéficiant pas d'un minimum d'accompagnement n'a aucune chance de s'en sortir.

Pour ma part, ayant exercé dans chacune de ces trois structures et ayant toujours été porté vers la notion d'égalité si chère à notre pays, j’avais tendance à penser que les AUDA (et donc les CAO  qui à mes yeux les remplacent) étaient des structures équitables. J'entends par là que le budget est bien moindre que dans un CADA certes, mais qu'il permet quand même d'accueillir les personnes dignement: hébergement, accompagnement social et juridique.

En fait, par amour de ce principe d’équité, j'avais même tendance à militer autour de moi pour qu'on réduise les budgets des CADA et qu'on augmente celui des plateformes. Je voyais là une évidence: prenons aux structures les mieux dotées pour donner à celles qui le sont le moins et ainsi dans ma logique ô combien naïve devions nous nous retrouver avec un type de structure unique: le CAO. Mais n'allez pas dire ça aux principaux opérateurs ou à ceux qui les soutiennent, ils vous répondront ça.

Sauf que voilà, depuis peu me voilà fâché aussi avec les CAO et les PRADHA, ou plutôt avec les faveurs qui leur sont accordées. En effet depuis la mise en place du GUDA (Guichet Unique pour Demandeur d'Asile), chaque personne souhaitant déposer une demande d'asile doit être préenregistré auprès d'une association agréée qui remplit un formulaire, lequel délivre automatiquement après validation un rendez-vous en préfecture pour un passage dans ce fameux GUDA . Là, le demandeur se voit remettre une attestation de demande d'asile et peut commencer ses démarches en vue de l'éventuelle obtention du statut de réfugié. Il rencontre également l'OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration) qui lui fait signer une acceptation des conditions matérielles d'accueil (à savoir le droit à une allocation et à un très éventuel accès à un hébergement). Le délai entre le passage dans une association agréée et la préfecture n'est que de quelques jours selon les textes mais il n'est pas rare qu'il se transforme en plusieurs semaines, voire un mois, selon la région où s'enregistre le demandeur. Il faut aussi ajouter à cela le délai pour être reçu par l'association de pré-accueil, qui lui aussi est variable géographiquement et peut même atteindre jusqu'à plusieurs mois.

Toujours attaché à ma fameuse logique d'équité, je pensais qu'il serait évident pour tous que les personnes devant être reçues prioritairement au GUDA seraient les plus vulnérables, à savoir les personnes malades et sans abri. En effet, pas d'orientation possible vers un CADA sans passage par le GUDA donc plus vite on y passe, plus vite la vulnérabilité sera prise en compte pour une orientation. Sauf que depuis sont arrivés les CAO et PRADHA vers lesquels sont orientés les exilés étant passés par exemple par le centre parisien (la fameuse Bulle) ou ayant été "mis à l'abri" suite au démantèlement des jungles en voie de constitution sur les trottoirs de la Chapelle.

Ces demandeurs d'asile, une fois orientés vers un CAO ou un PRADHA de province doivent malgré tout se faire enregistrer au GUDA local pour commencer leurs démarches et devinez quoi: ils passent avant tout le monde. La préfecture leur ouvre des créneaux qui leur permettent d'échapper à la file d'attente. Ils attendent au pire une semaine, le temps que les gestionnaires des centres prennent les rendez-vous avec la préfecture, etc...et ils savent donc rapidement dans quelle procédure ils s'engagent (Dublin, accélérée ou normale). Ça devrait se passer comme ça pour tout le monde me direz-vous: mise à l'abri, enregistrement de la demande et accompagnement social et juridique de celle-ci. Je suis bien d'accord. Sauf que pendant ce temps là le demandeur d'asile qui n'a pas eu la bonne idée d'aller dormir sur un trottoir parisien plutôt que sur un trottoir de province continue à galérer dans les rues et à attendre deux ou trois mois de plus son rendez-vous, parfois avec une maladie à traiter ou des enfants à protéger. Où est l'équité dans ce cas-là?

Cela amène à des situation étranges ou des gars qui s'étaient perdus de vue en Italie à la sortie du bateau finissent par se retrouver par hasard devant le local d'une association de province. L'un assis sur un carton près de la porte d'entrée tandis que l'autre en sort avec le certificat d'enregistrement de sa demande d'asile auprès de l'OFPRA déjà en main.

Sac de couchage pour les uns, sorties culturelles pour les autres.

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Vite dit

15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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