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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Mediapart - Olivier Le Cour Grandmaison - 27/11/2017

L'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison rappelle ici que le «racisme d’Etat est parfaitement compatible avec un régime démocratique ou républicain dès lors que certaines catégories de citoyens et d’étrangers racisées sont victimes de discriminations systémiques liées à des pratiques dominantes au sein d’administrations et d’institutions spécialisées, la police par exemple».

Monsieur Jean-Michel Blanquer, remarquables sont votre courage et votre vigilance pour défendre la République outragée par des accusateurs irresponsables qui osent soutenir qu’il existerait dans la douce, l’admirable et la très républicaine France, que préside celui qui vous a fait ministre, un « racisme d’Etat ». Accusation aussi odieuse qu’inepte comme le prouvent, évidemment, les glorieuses traditions de cette belle nation, fille aînée de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et les nobles principes sur lesquels les institutions présentes ont été établies. Au pays des droits de l’homme et de la Révolution française, une telle situation ne saurait exister.

Emporté par une indignation, que vous pensez sans doute vertueuse, applaudi par votre docile majorité, soutenu par une coalition hétéroclite d’associations et par un nouveau converti à la police de la pensée, le sociologue M. Wiervorka, vous avez décidé de porter plainte contre Sud-Education responsable de cet outrage auquel s’ajoute, c’est plus terrible encore parait-il, l’organisation d’ateliers en « non-mixité raciale », selon l’expression consacrée.

Intéressante réaction, dans tous les sens du terme. Elle vous a valu l’approbation chaleureuse de M. Le Pen, de Valeurs actuelles et d’une cohorte de soutiens divers, y compris au sein d’une certaine gauche qui n’hésite pas à participer à ce chœur aux vocalises singulières. De plus, votre réaction est une illustration probante de ceci : l’indignation peut être mauvaise conseillère car elle nuit gravement au libre exercice de la pensée et à la volonté de savoir en substituant à la nécessaire réflexion la fulgurance du réflexe et de l’expression obtuse des préjugés.

Passons sur votre ignorance de la législation, puisqu’il est impossible d’attaquer une personne morale pour diffamation. Plus surprenant, eu égard aux fonctions qui sont les vôtres et à vos prétentions, vous semblez découvrir un concept, celui de racisme d’Etat, pourtant déjà utilisé en 1976 par M. Foucault dans son cours au Collège de France [1]. Cours bien connu des universitaires, des chercheurs et des étudiants qui s’intéressent à l’œuvre de l’auteur de Surveiller et punir.

Contrairement aux affirmations péremptoires de certains journalistes et de lecteurs pressés, qui lient l’avènement du racisme d’Etat à celui du régime national-socialiste, Foucault estime que le premier surgit en Europe à la fin du XIXème siècle avec l’émergence d’un bio-pouvoir. Et, faut-il préciser, d’un racisme scientifique fondé, entre autres, sur l’anthropologie physique et la phrénologie dont Broca est un des pères fondateurs, honoré par la Troisième République reconnaissante qui a donné son nom à une rue parisienne. Racisme scientifique et élitaire partagé par nombre de républicains, au rang desquels Jules Ferry occupe une place de choix puisqu’il était convaincu de l’existence de races supérieures et inférieures, celles-ci devant civiliser celles-là par la grâce de la colonisation. Ainsi fut fait avec le soutien des radicaux-socialistes puis de la SFIO.

Critiquer le concept de racisme d’Etat est parfaitement légitime, encore faut-il ne pas substituer à l’autorité des arguments, des démonstrations et des analyses, l’argument d’autorité auquel s’ajoute le recours à une rhétorique hyperbolique et démagogique qui procède par amalgame. Laisser croire, comme certains le répètent de façon pavlovienne, qu’employer la catégorie de racisme d’Etat revient à mettre sur le même plan la France de la Cinquième République et l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid témoigne d’une grossièreté intellectuelle confondante.

« Ce qui est excessif est insignifiant », écrivait Talleyrand ; celles et ceux qui ont recours à cette équivalence sommaire atteignent des sommets d’insignifiance et font la démonstration que si penser, c’est distinguer, ils ne pensent pas ou peu. Ils ont la tête farcie d’approximations et croyant raisonner et débattre, ils les imputent à leurs adversaires. A la bonne heure.

Réagir de la sorte, c’est confondre l’existence d’un Etat raciste, établi sur une conception hiérarchisée du genre humain, laquelle légitime des dispositions discriminatoires mobilisées contre une ou plusieurs minorités jugées inférieures et dangereuses qui sont ainsi privées de droits et libertés fondamentaux, avec un racisme d’Etat. Racisme d’Etat qui est parfaitement compatible avec un régime démocratique ou républicain dès lors que certaines catégories de citoyens et d’étrangers racisées sont victimes de discriminations systémiques liées à des pratiques dominantes au sein d’administrations et d’institutions spécialisées, la police par exemple[2]. Jusqu’à plus ample informé, cette dernière fait partie de l’appareil d’Etat où elle assume des missions régaliennes essentielles sous l’autorité du ministre de l’Intérieur.

De telles pratiques sont connues des gouvernements de droite comme de gauche, et des présidents, mais couvertes par eux quand elles ne sont pas légitimées par des motifs divers liés à ce qu’ils nomment les “nécessités” du maintien de l’ordre ou de la lutte contre le terrorisme. A cela s’ajoute la mise en œuvre de politiques publiques débouchant, de facto, sur la relégation urbaine de ces minorités dans les quartiers populaires ; leurs habitants étant privés, en tout ou partie, de l’accès à certains services pourtant essentiels ce qui aggrave les discriminations et les inégalités multiples dont ils sont victimes.

De plus, leur liberté d’aller et venir, pourtant considérée comme un droit fondamental, est gravement atteinte par des contrôles au faciès répétés. Leurs fonctions ? Assigner les jeunes d’origines africaines et maghrébines, qu’ils soient français ou étrangers, aux quartiers qu’ils habitent et renforcer les frontières intérieures qui séparent les banlieues appauvries de la capitale où les premiers font l’objet d’une suspicion souvent généralisée[3]. Jeunes, pauvres, « issue de l’immigration », comme on dit, donc dangereux.

Opposer à ces réalités, que confirment des enquêtes anciennes[4] et nombreuses, les principes républicains, et le constat que les lois et les décrets ne comportent aucune disposition discriminatoire, c’est s’en tenir à un positivisme juridique qui témoigne d’une cécité stupéfiante à l’endroit des pratiques précitées, d’une paresse intellectuelle certaine ou de la volonté délibérée d’entretenir la mythidéologie nationale-républicaine et le grand roman hexagonal qu’elle soutient. Dans votre cas, monsieur le ministre, les trois semblent se combiner puisque vous affirmiez, le 19 mai 2017, que l’un des rôles de l’enseignement de l’histoire est de faire aimer la France. Voilà qui aide à comprendre votre croisade présente contre celles et ceux qui, pour diverses raisons, s’opposent à vos injonctions réactionnaires et autoritaires.

Sur ce sujet, vous êtes le piteux ventriloque de conceptions forgées sous la Troisième République où cet enseignement fut instrumentalisé par l’Etat avec le soutien actif d’historiens comme Lavisse, Malet et Isaac dont les manuels ont longtemps été les vecteurs de la doxa officielle relative à la grandeur immarcescible de la France. Au service de celui qui prétend incarner un monde nouveau, vous êtes, monsieur le ministre, la petite main soumise et active d’une régression pédagogique, intellectuelle et politique qui, en d’autres temps, eut suscité scandale et risées. Leur absence ne vous donne pas raison pour autant, elle confirme seulement la dégradation inquiétante de la situation présente.

  1. Le Cour Grandmaison, universitaire. Dernier ouvrage paru : L’empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard, 2014 où il est aussi question, je l’avoue, de racisme d’Etat.

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[1]. Cf. entre autres, M. Foucault, « Cours du 4 février 1976 », in Il faut défendre la société. Cours au Collège de France, 1976, Paris, Gallimard/Seuil, 1997, pp. 75-100.

[2]. Le 8 novembre 2016, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), constatait : « Un ensemble convergent d’études a mis en évidence la surreprésentation des jeunes hommes issus des minorités visibles dans les contrôles de police. » Le 13 février 2017, le Défenseur des droits, J. Toubon a rendu public les résultats d’une enquête menée par l’institution qu’il dirige. On y lit ceci : « 80% des personnes » perçues comme des jeunes noirs ou arabes ont fait l’objet de contrôle au cours des cinq dernières années alors que 85% des autres affirment ne l’avoir jamais été.

[3]. F. Truong, « Au-delà et en deçà du périphérique. » in Métropoles, n°11, 2012.

[4]. En 1956, déjà, l’un des fondateurs de la Sécurité Sociale, P. Laroque, écrivait à propos d’une enquête réalisée par Andrée Michel : « s’il est une conclusion qui se dégage de manière aveuglante » de cette étude, « c’est que la discrimination entre travailleurs européens et travailleurs algériens est partout, dans les conditions d’emploi, dans l’embauche, (…) dans les conditions d’existence » et dans « l’habitat. » Préface à A. Michel, Les travailleurs algériens en France, Paris, CNRS, 1956, p. 3. Précision essentielle : les Algériens dont il est question sont alors citoyens français.

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Vite dit

22/10/2019 - C'est l'histoire d'une famille, et plus particulièrement d'un papa qui n'a pas les papiers pour vivre sur le territoire français. C'est surtout  l'image de notre société, de notre façon de vivre, de notre indifférence qui est évoquée ici.  "Ici",  c'est le palais de justice de Toulouse, mais ce pourrait être celui de Nantes ou de Paris,  puisque les récits entendus sont similaires. Le début de la mésaventure de ce papa se situe à proximité d'un centre commercial, et plus précisément à côté du conteneur poubelle, l'endroit où sont jetés les produits périmés invendables.  Endroit convoité par tous les sans droits de nos sociétés. Endroit choisi par la police pour guetter ceux qui oseraient " voler" les déchets et les invendus divers.  Ce papa n'a pas été pris la main dans la poubelle, on l'a juste suspecté de vouloir le faire.  Pour cela il a été interpellé, arrêté, incarcéré en centre de rétention, séparé de sa femme et de ses 4 enfants. Heureusement, le juge aujourd'hui a décidé de le remettre en liberté suite à des irrégularités de procédure.
Quoi qu'il en soit, la réalité reste: nous vivons dans un monde de bêtes féroces où ceux qui peuvent consomment aveuglément et sans limites laissant les autres à la rue, avec comme seule pitance les déchets des poubell
es, qui de surcroit leur sont interdits.

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23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

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15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

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Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

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15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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