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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : Mediapart - Les invités de Mediapart - 30/1/2018

De nombreux personnels, enseignants, chercheurs, administratifs travaillant au sein des universités appellent à la mobilisation, le 31 janvier, devant le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche en soutien aux étudiants sans papiers. «Il faut en finir avec ces conditions de vie et d'étude indignes. Ces étudiant·e·s ne demandent pas un privilège, mais le droit à un égal traitement avec les autres étudiant·e·s».

Nous, personnels enseignants, chercheurs, administratifs travaillant au sein des universités, adressons notre soutien aux personnes étudiantes sans titre de séjour mobilisées depuis le mois de novembre 2017 pour leur régularisation. 

Elles et ils sont des centaines en Ile-de-France, inscrit·e·s à l'université, assistant à nos cours, participant aux examens. Et pourtant, ne possédant pas de titre de séjour en règle, ces étudiant·e·s ne peuvent pas réaliser les stages nécessaires à la validation de leurs diplômes, ont des difficultés à se loger et travailler, ont peur de révéler leur situation et, au moindre contrôle dans les transports, courent le risque d’être enfermé·e·s dans un Centre de rétention administratif (CRA) et placé·e·s sous la menace d'une expulsion. Chaque année en France, des centaines d'étudiant·e·s sans papiers sont ainsi enfermé·e·s dans des CRA et plusieurs dizaines sont victimes de mesures d’expulsion. 

Il faut en finir avec ces conditions de vie et d'étude indignes. Ces étudiant·e·s ne demandent pas un privilège, mais le droit à un égal traitement avec les autres étudiant·e·s, la possibilité de bénéficier des mêmes droits afin de pouvoir étudier dans les mêmes conditions. 

Depuis deux mois, elles et ils se sont rassemblé·e·s à trois reprises devant l’antenne de la préfecture de Paris dédiée aux étudiant·e·s étranger·e·s à Cité Universitaire pour lui demander d'accepter les demandes de régularisation des personnes concernées. A Paris 8, Paris 1 et Paris 7 des mobilisations ont commencé tandis qu'ailleurs en France, des mouvements d'occupation associent personnes étudiantes et migrantes comme à Nantes ou Lyon. 

Depuis septembre, partout en Ile-de-France, les préfectures se refusent à recevoir les dossiers de demande de régularisation, tout dépôt est jusqu'à ce jour impossible. Cela est l'aboutissement d'une dégradation terrible des conditions d'accueil des étudiant·es étranger·es depuis 10 ans. Alors que des dépôts collectifs (qui offrent le plus de chance aux étudiant·es notamment isolé·es) étaient encore acceptés, les personnes inscrites en L1, L2 et L3 étaient également autorisés à déposer des dossiers. Ce n’est plus le cas depuis novembre 2015. 

Aujourd'hui, nous joignons nos voix aux revendications formulées par l'Assemblée générale pour la mobilisation des étudiant·e·s sans-papiers le 19 décembre 2017, et soutenons leurs revendications. 

- Nous appelons donc les présidences des universités à soutenir les personnes inscrites dans leur établissement et souhaitant déposer une demande de titre de séjour. 

- Nous demandons aux préfectures d'autoriser toute personne étudiante à déposer une demande de titre de séjour dans le département où elle étudie, un groupe d'étudiant·e·s à déposer s'il le souhaite une demande collective, et surtout qu'elles s'engagent à ne jamais délivrer d'Obligation à quitter le territoire français (OQTF) en cas de refus. 

- Nous demandons aux autorités d'en finir avec la traque aux "sans-papiers" qui n'est rien d'autre qu'une chasse aux personnes migrantes et dont sont également victimes les étudiant·e·s. Nous exigeons qu'aucune de ces personnes ne puisse être placée en CRA ou menacée d'expulsion. 

Pour cela, nous relayons l’appel de l’Assemblée générale à mobilisation sur les universités d'Ile-de-France en cette rentrée 2018 pour alerter sur cette situation et mobiliser le plus grand nombre d'étudiant·e·s "sans papiers" et de leur soutien.

Tout.e.s devant le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche le 31 janvier !

 

signataires :

Julie Abbou, Ingénieure de recherche, Aix-Marseille Université ; Sarah Abdelnour, maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris Dauphine ; Catherine Achin, Université Paris Dauphine ; Viviane Albenga, MCF, Université Bordeaux Montaigne ; Mehdi Thomas Allal, étudiant à l’Institut de gestion publique et de développement économique (IGPDE). ; Sonia Anton, MCF, université Le Havre Normandie. ; Chadia Arab, chargée de recherche au CNRS UMR ESO 6590 ; 

Etienne Balibar, Professeur émérite (philosophie), Université de Paris-Ouest ; Dr Banfi Elisa, InCite - Faculté des sciences de la société - Université de Genève ; Jérôme Bas, doctorant, Paris 8 ; Christophe Baticle, socio-anthropologue, Université de Picardie Jules Verne ; Magali Bessone, professeure de philosophie politique, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Chloé Biaggi, doctorante en sciences sociales à l’École Normale Supérieure de Paris ; Bertrand Binoche, Professeur des universités, Université Pari-I/Panthéon-Sorbonne ; Romuald Bodin, maître de conférences en sociologie, université de Poitiers ; Carolina Boe, enseignante vacataire, Faculté des sciences humaines et sociales de la Sorbonne, Université Paris V ; Capucine Boidin, mcf, IHEAL - université Sorbonne Nouvelle Paris 3 ; Mathieu Bonzom, maître de conférences (anglais), université d'Orléans ; Anne Bory, MCF sociologie, Université de Lille. ; Florence Bouillon, MCF en sociologie, Université Paris 8 / Lavue ; 

Florent Castagnino, ATER, Université Paris Est ; Jean-Pierre Cavaillé, EHESS maître de conférence en anthropologie ; Charlène Charles, ATER (UPEC) ; Isabelle Clair, chargée de recherche au CNRS ; Vanessa Codaccioni, MCF en science politique, Université Paris8 ; Jean-Baptiste Comby, sociologue, maître de conférences à l'université Paris 2 ; Philippe Coulangeon, OSC, Sciences po ; Marie Cuillerai, Professeure des Universités, LCSP (EA 7335) / UFR Sciences sociales, Paris 7-Diderot ; Cécile Cuny, maitresse de conférences, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; 

Mathilde Darley, CNRS - CESDIP ; Muriel Darmon, dociologue, DR, CNRS, Marie-Pierre Dausse, MCF histoire grecque, Université Paris 8 ; Corinne Davault, Maître de Conférences, Université de Paris 8 ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite à l'Université Paris Diderot-Paris 7 ; Laurence De Cock, historienne, Université Paris-Diderot ; Agnès Deboulet, Université Paris 8-Sociologie ; Chloé Delaporte, Maîtresse de conférences à l'Université Paul Valéry Montpellier 3 ; Florence Delmotte, chercheuse qualifiée du FRS-FNRS, directrice du CReSPo / Université Saint-Louis - Bruxelles ; Catherine De Wenden, Fabrice Dhume, sociologue, enseignant-chercheur à l'Université Paris Diderot ; Lucia Direnberger, sociologue, IHEID, Paris 7 ; Keivan Djavadzadeh, docteur en science politique, ATER à l'IUT Lille 2 ; Christelle Dormoy-Rajramanan, docteure en science politique, Paris Nanterre, CRESPPA-CSU. ; Stéphane Douailler, Professeur Émérite des Universités, Université Paris 8 ; Martine Drozdz, chargée de recherche CNRS / Ecole des Ponts ParisTech / Université Paris Est  ; Frédéric Dufaux, Maître de conférences en géographie, Université de Paris Nanterre ; Catherine Dupuy , MCF Université Montpellier ; 

Laure Etevez, PRCE à l'université d'Orléans, ESPE CVL ; 

Jules Falquet, Maîtresse de conférences HDR en Sociologie, Université Paris Diderot ; Eric Fassin, sociologue, Paris-8 ; Samantha Faubert, Université du Havre ; Nehara Feldman, Maîtresse de conférences, CURAPP-ESS / Université de Picardie Jules Verne ; Malcom Ferdinand, post-doctorant au Royal Netherland Institute of Southeast Asian and Caribbean Studies (KITLV) ; Nicolas Fischer, Chargé de recherche CNRS en Science politique, rattaché au Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (Université de Versailles St Quentin) ; Anders Fjeld, chercheur post-doctoral, Université Catholique de Louvain. ; Laurent Fleury, Professeur des Universités, Université Paris Diderot / Sorbonne Paris Cité ; Artemisa Flores-Espinola, chercheuse postdoctorale, CRESPPA-CNRS ; Camille François, docteur en sociologie, Cresppa ; Muriel Froment-Meurice - chercheuse associée Université Paris-Est ; 

Lucille Gallardo, Doctorante en sociologie, Université Paris Nanterre - Laboratoire Sophiapol ; Caroline Gallez, Chargée de recherche HDR à l'IFSTTAR, Université Paris-Est ; Vincent Gay, MCF sociologie, université Paris 7 ; Pierre Gilbert, maître de conférence en science politique, université Paris 8 et CSU-CRESPPA ; Elsa Gimenez, doctorante, Université Paris 8. ; Violaine Girard, maîtresse de conférences en sociologie, Université de Rouen ; Sabine Guez, anthropologue, IRIS/EHESS ; 

Abdellali Hajjat, maître de conférences en science politique, Université Paris Nanterre ; Estelle d'Halluin, mcf, Université de Nantes, Cens ; Karim Hammou, chargé de recherche au CNRS ; Claire Hancock, Professeure, Université Paris-Est Créteil ; Hugo Harari-Kermadec, Maître de conférences, ENS Paris Saclay ; Odile Henry, Professeure, Université Paris8 ; Odile Hoffmann, Directrice de Recherche, chercheure à l'Institut de Recherche pour le Développement, rattachée à l'Université Paris diderot (URMIS) ; Anne Hugon, MCF-HDR Histoire contemporaine de l'Afrique, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne ; 

Alban Jacquemart, Maître de conférences, Université Paris-Dauphine ; Alexandre Jaunait, MCF science politique (Université de Poitiers/ISP Nanterre) ; Fanny Jedlicki, MCF en sociologie, université du Havre ; Nicolas Jounin, sociologue, université Paris 8 ; Morgan Jouvenet, chercheur, InSHS du CNRS ; 

Michel Koebel, Professeur des universités, Faculté des sciences du sport, Université de Strasbourg ; Maria Kokkinou, doctorante, IIAC, EHESS, Paris ; Abir Kréfa, maîtresse de conférences en sociologie, Université Lyon 2 ; 

Claudette Lafaye, MCF Sociologie, Université Paris 8-Vincennes-Saint Denis ; Rose-Marie Lagrave; sociologue , directrice d'études EHESS ; Amélie Le Renard, chargée de recherche au cnrs ; Frédérique Leblanc, maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris Nanterre / Cresppa-CSU ; Clara Lecadet, chargée de recherche, CNRS ; Eric Lecerf, directeur du département de philosophie, Université Paris 8 ; Romain Leclercq, Centre de Recherche sur l'Habitat - LAVUE, Université Paris 8 Vincennes ; Johanna Lees, chercheure au LaSSA ; Sophie Louey, enseignante et doctorante en sociologie, CURAPP-ESS Université de Picardie Jules Verne ; Bénédicte Louvat-Molozay, professeure de littérature fançase à l’université Toulouse - Jean Jaurès ; Clément Luccioni, doctorant, Lab'urba, Université Paris-Est ; 

Nicolas Maisetti, post-doc, LATTS ; Audrey Mariette, MCF université Paris 8 ; Vincent Martigny, Maître de conférences en science politique à l'Ecole polytechnique.  ; Igor Martinache, Prag de sciences économiques et sociales, Université de Lille ; Estelle Miramond, doctorante LCSP / Paris 7 ; Mathilde Moaty, doctorante en urbanisme, LATTS - UPEM ; Marwan Mohammed, sociologue ; Fabrice Moulin, MCF - université Paris Nanterre ; 

Frédéric Neyrat, Professeur de sociologie, Université de Rouen ; Olivier Noël, sociologue, Université Paul Valéry, Montpellier ;

Nadia Obkani, post-doctorante au centre Emile Durkheim, Université de Bordeaux, Julien O’Miel, MCF en science politique, CERAPS / CHERPA ; Nicolas Oppenchaim, maître de conférences en sociologie, Université de Tours. ; 

Anthony Pecqueux Sociologue, CNRS ; Irène Pereira, Sociologue, UPEC. ; Julie Perrin, université Paris Saint-Denis, IUF ; Geneviève Pezeu, ingénierie de formation : citoyenneté et égalité, coordination de recherche, CERLIS / Paris 5 Descartes ; Roland Pfefferkorn, Professeur de sociologie, Unistra, Faculté des sciences sociales de  Strasbourg  ; Myrtille Picaud, postdoctorante au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique ;Raphael Porteilla, MCF science politique, université de Bourgogne ; Ana Portilla, doctorante, EHESS. ; Tristan Poullaouec, Université de Nantes ; Laurence Proteau, sociologue, maître de conférences, Université d'Amiens, CESSP ; Nicolas Puig, directeur de recherche à l'IRD URMIS ;

Nelly Quemener, MCF, Université Paris 3, 

Christelle Rabier, MCF EHESS ; Zineb Rachedi, MCF, Grhapes, INS HEA, UPL ; Matthieu Renault, MCF, Université Paris 8 ; Juliette Rennes, enseignante-chercheuse, EHESS ; Meriem Rodary, anthropologue et formatrice, rattachée au CRESPPA-GTM - UMR 7217 ; Michèle Rosellini, MCF honoraire, ENS de Lyon UMR 5317 / IHRIM ; Olivier Roueff, Chargé de recherche au CNRS ; Nouri Rupert, doctorant, sociologie, Paris Diderot ; 

Emmanuelle Santelli, DR CNRS, Université de Lyon. ; Djaouida Sehili, Maitresse de Conférence, IETL - Université Lumière Lyon 2 - Centre Max Weber ; Ariel Sevilla, maître de conférences en sociologie, Université de Reims, Laboratoire CEREP. ; Guillaume Sibertin-Blanc, professeur des universités - Université Paris 8 Saint-Denis ; Yasmine Siblot, Professeure de sociologie, Université Paris 8 ; Francesca Sirna, chargée de recherche CNRS, Centre Norbert Elias / EHESS / AMU ; Marie Sonnette, MCF en sociologie, Université d'Angers. ; Michael Spanu, Docteur en sociologie (université de Lorraine), chercheur associé au 2L2S ; Alexis Spire, chercheur au CNRS, 

Kadya Tall, CR1 IRD-IMAF Paris ; Stéphanie Tawa Lama-Rewal, Chargée de recherche au CNRS, Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud ; Albena Tcholakova, maîtresse de conférences en sociologie, Université de Lorraine ; Simona Tersigni, MCF en sociologie, Université Paris Nanterre / Sophiapol ; Nguyen Thi Tu Huy, Doctorante en philosophie politique, LCSP, Université Paris Diderot ; Sylvie Tissot, Université Paris 8 ; Josselin Tricou, doctorant en science politique. Université paris 8 ; Maryse Tripier, Professeur émérite de sociologie, Université Paris-Diderot ; 

François Valegeas, Maître de conférences en urbanisme et aménagement, Université Paul-Valéry Montpellier 3 / UMR ART-Dev ; Jérôme Valluy, Maître de Conférences, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) ; Mélanie Vay, Doctorante au CESSP et chargée de cours à l'Université Paris Dauphine et à l'Université Paris Est Créteil Val-de-Marne ; Louise Virole-Mezouar, Doctorante en sociologie (CADIS-EHESS) ; Vörös Florian, docteur en sociologie, enseignant contractuel à l'Université Lille 3 ; 

Mira Younes, doctorante chargée de cours en psychologie sociale (UTRPP, Paris 13).  ; Miléna Younès-Linhart, doctorante, Université Paris 8, LEGS ; 

Rémi Zanni, doctorant à l'Université Paris Diderot - Paris 7 ; Elsa Zotian, chercheur-formateur au LaSSA ; RUSF Paris 1 Panthéon Sorbonne ;

Syndicat CGT FERC Sup de l’université Paris 8.

 

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Vite dit

2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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22/2/2019 - L’acharnement des préfets dépasse les bornes
Ibrahim (son prénom a été changé) est un jeune qui a fui le Niger en 2015 ; parti à l’âge de 17 ans, il a fêté ses dix-huit ans en Lybie ; tout le monde comprend ce que cela signifie… courageux il l’est vraiment ce gars ; son périple, par la méditerranée puis l’Italie a duré plus de trois années…. il est passé par l’Allemagne. Malheureusement son petit séjour au pays de Goethe s’est mal passé ; De violentes agressions à caractère raciste l’ont poussé à reprendre la route. Le voilà en France, et bien sûr, en guise d’accueil, la France lui colle une procédure de réadmission Dublin vers l’Allemagne. Heureusement, il trouve refuge au cœur de la France profonde sous l’aile bienveillante du réseau RESF.
Arrêté le 11 février, il est conduit au CRA de Cornebarrieu (1er voyage).
Le 13 février passage devant le JLD : Ibrahim est assigné à résidence chez lui ; il est recueilli par le Cercle des Voisins.
Le 14, le CdV organise son retour chez lui (2ème voyage).
Le 20, il se rend à la gendarmerie sur convocation ; et que fait l’Administration ? Ibrahim est de nouveau arrêté et amené sous escorte à Cornebarrieu (3ème voyage).
Le matin du 21, Ibrahim est conduit à l’avion menotté et entravé ; deux policiers l’escortent jusqu’à Paris (4ème voyage)
Arrivé à Paris, la police lui annonce que la Préfecture a décidé de le libérer ; Ibrahim, qui n’a rien compris se retrouve dans un avion entre deux policiers direction Toulouse (5ème voyage). Il est conduit au CRA de Cornebarrieu pour y signer des documents auxquels il ne comprend rien : il refuse de signer, et le voilà libre, sans bagage et sans aucun justificatif.
Grace à l’efficacité du réseau, il est récupéré, passe une bonne nuit à Toulouse et reprend le train vers son village d’adoption (6ème voyage).
Bilan :

  • Quatre voyages à trois personnes aux frais du contribuable (le coût dépasse certainement les 5000€ car il faut y intégrer les salaires des policiers de l’escorte)
  • Deux voyages aux frais des associations de bénévoles.
  • Tout ça pour revenir au point de départ…

Vous appelez ça une politique d’asile respectueuse des personnes ?
Et en plus un gâchis d’argent public.

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