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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniere

Le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu a rejoint le mouvement pour exprimer son opposition à cette politique, et a appelé à une manifestation le 3 mars 2019.

Plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées devant la gare Matabiau pour interpeller les passants pour les informer de la situation insupportable des personnes enfermées dans ces centres, les conditions de vie déplorables auxquelles ils sont soumis dans des lieux qui nient leur condition d'êtres humains et leurs droits fondamentaux.

Depuis début janvier, un mouvement de révolte se développe dans les centres de rétention. Si les résistances individuelles n’ont jamais cessé, des liens et une organisation collective se tissent aujourd’hui parmi les retenu.e.s pour lutter contre leur enfermement, contre les déportations et contre les violences policières :

  • grèves de la faim coordonnées entre les CRA du Mesnil-Amelot, de Vincennes, d’Oissel et de Plaisir
  • tentatives collectives d’empêcher les déportations à Vincennes
  • émeutes à Rennes.

Les CRA (centres de rétention administrative) sont des prisons pour étranger.e.s dans lesquelles l’État entasse les personnes sans-papiers pour pouvoir les déporter. Avec les centres d’accueil et autres dispositifs de contrôle, les CRA font partie de la machine à expulser que l’État a mis en place depuis des dizaines d’années pour ficher, trier, enfermer et expulser toujours plus.

Pour remplir ces CRA, l’État et ses agents organisent de nombreuses rafles aux guichets des préfectures, dans les transports, dans les gares et dans les campements. À Toulouse, elles ont lieu quotidiennement dans les lieux de vie des personnes privées de papiers (place Arnaud Bernard, au Grand Ramier, à la Gare Matabiau et autres).

Des gens s’organisent à l’extérieur en solidarité avec les prisonnier.ère.s, relaient leurs communiqués, les assistent autant que possible pour alléger la souffrance  d’être incarceré.e.s sans raison valable.

Alors que la durée de détention en CRA a été augmentée à trois mois, il est important d’être toujours plus présent.e en solidarité avec les personnes enfermées, jusqu’à la disparition des centres de rétention et l’arrêt des rafles.CDV 2019 03 03 0842

 

 


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