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Source : Mediapart - Fini de rire - 21/8/2018

À Rennes, 55 familles migrantes bientôt à la rue. À Dijon, 80 personnes exilées ballotées d'expulsion en campement puis en squat. À Nantes, 90 étrangers "fragiles" hébergés dans un dortoir sans aide alimentaire, 200 personnes dans un ancien EHPAD qui doit fermer à la fin de l'été, et des centaines d'autres sous tentes. Partout, les citoyens solidaires dénoncent les défaillances des autorités.

Dijon - Dimanche 19 août 2018. Communiqué de soutiens aux demandeurs d'asile et migrants

Le bâtiment situé 41 avenue de Stalingrad à Dijon est occupé depuis quelques jours par plus de quatre vingt personnes migrantes expulsées le 11 juillet dernier de l'hôtel XXL qu'ils occupaient rue des Ateliers. Laissés sans solution d'hébergement, ils campaient depuis plus d'un mois sur le terrain attenant à l'espace autogéré des Tanneries.

Ce nouveau lieu d'hébergement appartenant à l'État est laissé vacant depuis plusieurs années et sans aucun projet apparent. Sur place plusieurs dizaines de personnes proches du collectif de soutien aux personnes exilées se sont rassemblées devant le bâtiment pour affirmer leur soutien à cette réquisition et répondre à l'appel lancé par les habitants pour aider à aménager le lieu.

Il s'agit également de contrer toute tentative d'expulsion et s'assurer que les occupants bénéficient d'une procédure judiciaire contradictoire où ils pourront défendre leurs droits. Pour rappel, les conditions matérielles d'accueil aux Tanneries étant insuffisantes au vu du nombre de personnes à héberger, le camping ne pouvait être qu'une solution temporaire. Les habitants de XXL comme on les appelle ont besoin d'une maison pour vivre. L'État ne répond pas à ses obligations d'accueil, et depuis 2012, presque tous les ans au mois de juillet la préfecture expulse. De nombreuses propriétés de l'État sont vides, cette fois ce sont les exilé-es qui s'y installent sans plus attendre.

Nous vous invitons à passer échanger quelques mots et partager un thé dans les jours qui viennent avec les nouveaux habitants du 41 avenue de Stalingrad.

Rennes - Lundi 20 août 2018. La préfecture a décidé de mettre à la rue 55 familles hébergées en hôtel d'ici la fin du mois.

Plusieurs d'entre elles étaient sans solution aujourd'hui. Après le pique-nique solidaire, accompagnées de l'association Un toit c'est un droit et de nombreux soutiens, elles ont tenté de trouver refuge dans un gymnase mais ont été chassées par police. La mairie de Rennes a relogé provisoirement 2 familles en hôtel ce soir et prévoit de rencontrer les associations la semaine prochaine (peut-être lundi).

La plupart des familles sont installées là depuis des mois, après un parcours tumultueux sur Rennes. En juin 2016, elles avaient trouvé refuge dans l’ancienne maison de retraite de la Poterie, transformée en squat par l’association Un toit c’est un droit. Mais la convention d’occupation passée avec le propriétaire prenait fin en juillet 2017. Elles s’étaient alors, déjà, retrouvées à la rue. Un gymnase avait été ouvert en urgence par la municipalité. C’est en octobre dernier que la préfecture avait décidé de les placer dans des hôtels.

Nantes - Lundi 20 août 2018. Communiqué de L'Autre Cantine suite à l'ouverture de 90 places en gymnase par la Mairie

Aujourd'hui a eu lieu une rencontre entre différentes associations et la mairie, qui ouvre ce lundi 90 places dans un gymnase pour mettre temporairement à l'abri les habitants de Daviais à la santé la plus fragile. Cet espace du quai André Rhuys sera géré par l'association ANEF-Ferrer. La mairie n'a prévu aucune prise en charge alimentaire mais a bien pensé à mettre des vigiles à l'entrée. Le lieu sera fermé tous les jours aux horaires des repas du midi et du soir. Un gymnase étant un lieu sans intimité, seuls les hommes en santé fragile seront dans le programme.
Nous dénonçons encore une fois une mesure insuffisante au vu du nombre de personnes qui habitent à Daviais. Pour rappel, la mairie a fait expulser le lycée Leloup-Bouhier car des travaux devaient commencer, mais ceux-ci n'ont toujours pas démarré et les associations sur place ne doivent déménager que le 15 septembre. Ouvrir un gymnase est la moins humaine des solutions alors que la mairie dispose de nombreux bâtiments vides et salubres. Elle assure pourtant faire son maximum ...
Nous dénonçons qu'encore une fois la mairie trouve des « solutions » au niveau microscopique alors que la question du droit au logement des exilé-es doit être prise à plus grande échelle : faire un dortoir de 90 places alors que 500 dorment dehors ce sont des miettes pour la paix sociale. Il faut la mise en place d'une véritable politique de l'accueil des exilé-es avec des logements décents.

Aucune promesse d'hébergement n'a été faite pour cet hiver s'il y avait toujours des habitants en tentes.
Aucune réponse n'a été donnée pour la suite de Bréa, l'ancien EPHAD occupé qui abrite toujours 200 personnes et qui doit fermer à la fin de l'été.
Nous attendons toujours la publication de la répartition du budget de 550 000€ voté pour les exilé-es au CCAS au début de l'été.

Deux familles cherchent des hébergements à Daviais : une famille avec une enfant en fauteuil roulant et une maman enceinte avec son enfant de 2 ans. Pas de place au gymnase cette nuit pour elles, le 115 n'a plus de places, s'il n'y avait pas de solidarité nantaise, ou dormiraient-elles ?

Informations recueillies par Martine et Jean-Claude Vernier

 


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