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Publié le 11/08/2009 | LaDepeche.fr


Après six mois de répit pour les familles sans papiers, le placement d'enfants au centre de rétention avait cessé depuis le début de l'année à Cornebarrieu.

Deux enfants originaires du Togo et de Moldavie sont actuellement incarcérés au centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu. Le jeune Moldave âgé de 13 mois est retenu en présence de ses deux parents depuis jeudi matin à la demande de la préfecture de Charente Maritime. Le petit Togolais de 17 mois est quant à lui seul avec sa maman qui sera fixée ce matin sur son sort. Son père a été remis en liberté après que le tribunal administratif a jugé irrégulières les conditions de son interpellation.

La présence de ces deux enfants derrière les barreaux du CRA de Cornebarrieu a valu à la préfecture de la Haute-Garonne d'être montré du doigt par la Cimade. Dans un communiqué de presse publié la semaine dernière, le Comité inter-mouvement auprès des évacués dénonçait un regain d'incarcération d'enfants dans les centres de Toulouse, Lyon et Marseille. Coordinateur de l'équipe de la Cimade à Cornebarrieu, Lionel Claus constate que « les incarcérations d'enfants avaient cessé depuis le début de l'année au point que les locaux prévus pour les familles avaient été réaffectés aux hommes seuls. Mais elles ont repris au cours du mois de juillet ». Pour ce témoin direct de la vie du centre de rétention « rien ne justifie d'enfermer les enfants puisque les pouvoirs publics savent très bien où les familles sont logées, et pourraient donc se contenter de les assigner à résidence. » Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture de la Haute-Garonne précise de son côté que ces rétentions d'enfants relèvent « d'un concours de circonstances, mais qu'il n'y a aucune volonté délibérée de retenir des familles entières. »

Pour la Cimade le placement en rétention des enfants n'est que la partie la plus visible des pressions exercées sur les familles d'étrangers en situation irrégulière. « On parle des enfants incarcérés. Mais la pratique la plus courante consiste à n'interpeller que le père de famille qui est souvent le seul pourvoyeur de revenu, afin de contraindre son épouse et ses enfants à le rejoindre et à quitter le territoire. »

 


 

 



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