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Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : Le Figaro - Sophie de Ravinel - 5/07/2020

Le maire écologiste de Grenoble ne se prononce par sur une éventuelle candidature en 2022 ou sur une primaire mais se dit «au service» du projet.

Durant une heure au Grand Jury, dimanche, le maire écologiste (EELV) de Grenoble, Eric Piolle, a pris le contre-pied des questions, parfois avec humour, et conservé son cap politique sans dogmatisme mais avec une certaine fermeté. Largement réélu aux municipales, l'écologiste, durant le confinement, avait aidé les candidats écologistes des villes de plus de 100 000 habitants à aiguiser leurs argumentaires entre les deux tours. Ce défenseur d'un « arc humaniste » de gauche, aujourd'hui personnalité reconnue d'Europe Ecologie-Les Verts, est à la fois proche de la maire PS de Paris Anne Hidalgo et du député LFI de la Somme, François Ruffin.

Un candidat commun de toute la gauche

Interrogé sur ses ambitions pour 2022, il s'est refusé à s'engager, sans exclure que cela puisse arriver. « Aujourd'hui, la question n'est pas de choisir un candidat, mais de construire un projet à 1000 mains», a-t-il souligné, se disant favorable « si possible » à « un candidat commun de toute la gauche », Insoumis compris. Début 2017, Eric Piolle avait été à la manœuvre pour tenter de convaincre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot de renoncer au profit de Nicolas Hulot. Dans le JDD, Yannick Jadot, qui s'était au final effacé en 2017 derrière le candidat du PS, s'est dit en train de se préparer. « Yannick veut être candidat comme il l'a été en 2017 et moi je veux que notre espace politique gagne : ce sont deux stratégies un peu différentes », a répondu Piolle au Grand Jury.

Sur la primaire, contrairement à Jadot qui s'y est dit opposé, Piolle préfère laisser aux partis la possibilité d'en décider « à condition que cela ne se fasse pas dans un petit cénacle ». Selon lui, les écologistes doivent « sortir d'une posture de contre-pouvoir en donnant une issue politique à une majorité culturelle ».

Création avec Anne hidalgo de Cités en commun

Le maire de Grenoble a annoncé la création d'un mouvement ou d'une fédération de villes avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo intitulée « Cités en commun ». C'est pour lui « un cap politique qui se met en acte ».

Un mouvement décidé à s'ancrer dans l'opposition face à Emmanuel Macron, « un néolibéral qui assume la puissance de l'argent ». Piolle a pris soin de rappeler que cette description n'est pas tant celle de Marine Le Pen que celle du centriste François Bayrou, avant qu'il ne rejoigne le chef de l'État durant sa campagne.

« C'est acquis que Macron ne sera jamais écologiste »

Le maire de Grenoble ne croit pas une seconde à la conversion écologiste du chef de l'État, même après son discours devant les acteurs de la Convention citoyenne. « C'est acquis que Macron ne sera jamais écologiste », a-t-il dit, soulignant qu'on « ne peut pas saupoudrer l'écologie dans un gouvernement quand le cap est néolibéral, fixé par le président depuis 2017 ». Logiquement, il n'imagine pas qu'un écologiste puisse lundi entrer au gouvernement. « Je ne vois pas ce qu'il viendrait y faire ». Selon lui, l'expérience tentée par Nicolas Hulot a suffi à le montrer.

 

Interrogé sur le développement de la 5G, il a dénoncé « une fuite techno-scientiste pour savoir combien on a de yaourts dans le frigidaire » ou pour « regarder des films pornos en HD depuis son ascenseur » alors qu'en France « il y a encore des gens qui n'ont pas internet ».

Globalement, Piolle s'est définit comme « radical et pragmatique », soucieux de « remettre de la spiritualité en politique ». Il se dit adepte de l'aide « à la conduite au changement » plutôt que de l'opposition frontale, ironisant par exemple sur « des vols transatlantiques pour des réunions de 3h ». Sur le dossier sensible du nucléaire, il ne s'est pas montré partisan de laisser traîner les choses, indiquant que « sortir en 2040, c'est déjà tard ». Pour lui, ce retard « freine aujourd'hui le développement des énergies renouvelables ».

Favorable à la régularisation des sans papiers

En matière de décroissance, il a botté en touche, indiquant : « C'est une religion la croissance et moi je suis agnostique dans ce domaine. Être croissant ou décroissant cela fait partie de la même religion... » Sur le sujet du port du burkini dans les piscines, un sujet sensible de laïcité ayant fait polémique dans sa ville du fait de sa position jugée trop laxiste, il s'est interrogé : « Est-ce que la piscine c'est une école ? » Selon lui, « le sujet doit être traité au niveau national ». Piolle est par ailleurs favorable à la régularisation des sans papiers. « Oui, ce sont des habitants, ils ne vont pas faire 6000 km dans l'autre sens ».

 

 

 

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