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Fermez les Centres de Rétention !

Face à la crise sanitaire, l’enfermement administratif des personnes étrangères doit immédiatement cesser

Les Cercle des Voisins du Centre de Rétention de Cornebarrieu a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

 

Lire la lettre au Président      Signer la pétition

 

Source : RTL - Patrice Gabard - 2/10/2020

A Saint-Sébastien-sur-Loire près de Nantes en Loire-Atlantique, l’association d’insertion par le sport "Entre mêlées" permet à des jeunes réfugiés, la plupart sans papiers, de s’initier à la pratique du rugby une fois par semaine. Pour ces migrants mineurs, qui ont bravé bien des dangers avant d’arriver jusqu’ici, cette découverte du rugby, est à la fois un exutoire et un pas de plus vers l’intégration.

"On part, on trottine tout doucement, quand on arrive au point rouge, on lâche le ballon." En plein entraînement le mardi soir au stade René Massé de Saint-Sébastien-sur-Loire, dix jeunes réfugiés, pour la plupart d’Afrique de l’Ouest, suivent les consignes du coach, fondateur de l’association "Entre mêlées". "On garde le même rythme, maintenant on monte les genoux… pom pom pom pom… Allez !"

"Moi, c’est Benoit Lamigou. Ça fait deux ans que je suis sur Nantes, je suis natif du Sud-Ouest, de Coiraz exactement. Ma copine était dans une école de mineurs isolés où elle faisait des ateliers de dessin avec eux et puis comme j’ai été coach, j’ai voulu mettre ça en place avec ce public-là."

Des jeunes repérés dans des squats

 

"On a été dans des squats avec un ballon de rugby, on a rencontré des jeunes. Effectivement au début c’est difficile parce que, tout de suite, ils regardent un peu sur YouTube des matchs de rugby et ça ne donne pas trop envie. Mais ceux qui ont fait l’effort de venir voir sont restés."

"Quand on a le ballon, on fait quoi ? Est-ce qu’on recule ?" "Non, on avance." "Et ensuite, qu’est-ce qu’il faut faire ?" "On fait la passe en arrière." Dans le petit cercle qui s’est formé pour écouter les consignes de l’entraîneur, Niaissa, Ibrahim et Ibrahima, trois garçons de 18 ans : "Faire des exercices, c’est bon pour la santé, ça nous aide un peu à vider la tête", "c’est ici que j’ai fait la découverte du rugby et vraiment j’ai eu l’amour pour ce ballon ovale", "nous tous, on a des soucis parce qu’on a vécu des histoires et des trucs, on ne peut même pas en parler. Mais quand on vient ici, on oublie ça, on rigole, après on a tous envie de revenir encore."  

Le Rugby Club de Saint-Sébastien Basse-Goulaine au cœur de cette jolie initiative

Un moment précieux, une belle parenthèse que l’on doit au club de rugby local. Le Rugby Club de Saint-Sébastien Basse-Goulaine dont le président Olivier Giraudeau a accepté, tout de suite, d’accueillir sur les terrains du club ces migrants mineurs sans papiers et donc sans licence. "Moi, ce que le rugby m’a apporté, tout au long de ma carrière, c’est de me rendre compte que le gros avait besoin du petit, que le rapide avait besoin du lent, que dans la société on avait besoin de tout le monde. Il n’y a pas que de la compétition, il y a le vivre ensemble."

Ainsi, comme le souligne Benoit Lamigou, les fins d’entraînement se font le plus souvent possible en commun avec les cadets et les juniors du club qui partagent le même terrain, le mardi soir. "Le projet qu’on a aussi, c’est de sensibiliser ces jeunes-là aux gens qui viennent au bord du terrain, au final, ce sont des gens qui sont normaux et qu’avec un ballon de rugby sur le terrain il n’y a pas de couleur, il n’y a pas de race, et nous, c’est ce qui nous parle."

Le Rugby Club de Saint-Sébastien Basse-Goulaine permet aux jeunes réfugiés de l'association "Entre mêlées" de pratiquer le rugby dans des conditions optimales.
Le Rugby Club de Saint-Sébastien Basse-Goulaine permet aux jeunes réfugiés de l'association "Entre mêlées" de pratiquer le rugby dans des conditions optimales. Crédit : Patrice Gabard/RTL

Jean-Claude Skrela épaté par le talent des jeunes réfugiés

La belle histoire de cette école de rugby des bords de Loire, c’est aussi celle d’Ibrahima, repéré lors d’une journée de détection et qui vient de signer sa première licence avec le SNUC, le Stade Nantais Université Club. Un rêve d’enfant. "Je voulais jouer au rugby au Sénégal, j’ai commencé là-bas. Comme il y a le Top14, j’ai écouté, j’ai vu, j’ai dit 'faut que je vienne en France' parce que là-bas, il y a le vrai rugby et tout ça." Ballon en main, Ibrahima comme plusieurs de ses camarades, paraît insaisissable sur le terrain, et cela n’échappe pas à un grand nom du rugby français, Jean-Claude Skrela, présent exceptionnellement ce soir- là.

"C’est très bien parce que j’ai vu des choses, à un moment, je croyais que c’était des Fidjiens, je me suis dit ce n’est pas ce qu’on m’a dit tout à l’heure, ce ne sont pas des gens qui sont en intégration, parce qu’ils avaient les mêmes attitudes de porter le ballon, de faire des crochets, de courir, de sauter, d’être très adroits. Dans les attitudes, je croyais que c’était des Fidjiens ! C’est vraiment le rugby sociétal tel qu’il doit être et tel qu’on doit le réaliser dans tous les clubs, sur tout le territoire." Comme une invitation à ouvrir les portes du rugby le plus largement possible…

 

 


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