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Fermez les Centres de Rétention !

Face à la crise sanitaire, l’enfermement administratif des personnes étrangères doit immédiatement cesser

Les Cercle des Voisins du Centre de Rétention de Cornebarrieu a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

 

Lire la lettre au Président      Signer la pétition

 

Source : Actu Voix du Jura - Cédric Perrier - 05/01/2021

Mamady Condé a été expulsé de Dole il y a un an. Alors qu’une promesse d’embauche devrait lui permettre un visa de travail, la préfecture bloque son retour.

Ce jour-là, la préfecture du Jura, par la voix du directeur de cabinet, avait donné sa parole. L’Interdiction de retour sur le territoire français (IRTF), agrafée au dossier Mamady Condé, serait levée si le jeune guinéen de 22 ans se mariait, ou en cas de promesse d’embauche. C’était le 17 décembre 2019, lors d’un rassemblement devant la préfecture.

« Nous nous sommes présentés forts d’une pétition de 1 500 signatures, en plus du soutien de certains élus locaux. Six personnes sont témoins de la parole du directeur de cabinet du préfet, donc de l’État », avance Patrick Bollard, membre du collectif de soutien à Mamady Condé et éducateur du jeune homme au foyer Saint-Jospeh de Lons-le-Saunier lorsqu’il était mineur. Parce que c’est en 2014, après avoir traversé le Mali, l’Algérie, le Maroc puis l’Espagne, que Mamady, 16 ans, est arrivé en France.

Alors qu’un mariage avec Ophélie, une Doloise d’une vingtaine d’années, se dessinait, il est expulsé quatre jours avant de passer à la mairie, en raison de son acte de naissance. Le 10 décembre 2019, après quelques jours au centre de rétention des Yvelines, le Guinéen est raccompagné par la police des frontières. Depuis, Mamady Condé attend : « Mes conditions de vie en Guinée sont très délicates car je n’ai personne sur qui compter. Ma mère est décédée et je n’ai pas de contact avec mon père. »

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Une promesse d’embauche chez Déko peinture

C’est donc après son expulsion, que le collectif s’est créé. Depuis une année, les membres le soutiennent, financièrement et par les multiples relances auprès de la préfecture. Parce qu’un point les interroge.

Après plusieurs demandes d’explication sur l’interdiction de retour sur le territoire Français (IRTF) de Mamady Condé, le collectif de soutien ne comprend pas le mutisme de la préfecture.

Après plusieurs demandes d’explication sur l’interdiction de retour sur le territoire Français (IRTF) de Mamady Condé, le collectif de soutien ne comprend pas le mutisme de la préfecture. (© Cédric Perrier))

« Le 4 juin de cette année, Vincent Riffiod, gérant de Déko peinture à Lons-le-Saunier, a proposé une embauche en CDI à Mamady qui est titulaire d’un CAP dans le domaine. La condition souhaitée par la préfecture pour lever l’IRTF est donc acquise », détaille Patrick Bollard, avant de poursuivre : « Une demande est alors envoyée à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) pour obtenir une autorisation de travail pour un travailleur étranger. Or, elle nous répond qu’elle ne peut pas instruire le dossier puisque la personne fait l’objet d’une IRTF jusqu’au 16 octobre 2021. Depuis, nous ne cessons d’écrire en vain à la préfecture pour leur rappeler leur engagement du 17 décembre 2019. »

La parole de l’État en jeu

L’incompréhension règne dans les rangs du collectif. Marin Springsfields, du Réseau éducation sans frontière (RESF39) le déplore et s’interroge : « Si le dossier est bloqué par la Direccte, c’est bien la préfecture qui détient le pouvoir de décocher la case IRTF. C’est la parole de l’État qui est en jeu sur ce dossier. Bien entendu nous comprenons l’urgence sanitaire actuelle, même si ça n’empêche pas la préfecture de continuer à expulser, pas plus tard qu’il y a quinze jours à Arbois. Mais alors pourquoi n’y a-t-il pas de continuité dans la parole de l’État, que se passe-t-il autour de Mamady Condé, pourquoi ce mutisme de la préfecture ? ».

L’espoir de revenir en France

Mamady Condé a joué pour l’équipe de foot de l’ASPTT Grand Lons Jura.

Mamady Condé a joué pour l’équipe de foot de l’ASPTT Grand Lons Jura. (© D.R))

En écho à ce silence, les membres du collectif envisagent des opérations plus visibles. « Ce serait une première de militant si nous continuions de rester dans cette impasse. On ne comprend pas pourquoi nous en sommes là aujourd’hui, le sujet Mamady Condé n’est pas un cas lourd », insiste Marin Springsfields. L’Irtf levée, Mamady Condé pourrait alors revenir en France avec un visa de travail de droit.

De l’autre côté de la Méditerranée, le Guinéen, qui a également fait partie de l’équipe de foot de l’ASPTT Grand Lons Jura, continue d’espérer : 

« Je souhaite toujours revenir en France car c’est là-bas que j’ai grandi, que j’ai eu mes diplômes. J’ai un avenir et des projets, notamment avec ma fiancée. »

Interrogé sur le sujet, le préfet David Philot, arrivé dans le Jura il y a quelques mois, a répondu ne pas être au fait de cette affaire…

 

 


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