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LibéToulouse | 17/04/2012

 

La belle depuis le tribunal administratif à Toulouse. Ce mardi après-midi 17 avril vers 16h, greffière, avocat et personnel de ce tribunal sont soudain les témoins d’une surprenante évasion. A l’heure où sont écrites ces quelques lignes, des agents de police, appelés en renfort, quadrillent le quartier Saint Aubin à la recherche du fugitif.
Conclusion extraordinaire d’une affaire aux origines ordinaires

Sous le coup d’une OQTF, Obligation de quitter le territoire français, comparaît un clandestin. Son crime? Avoir séjourné depuis 2006 sur le territoire français en toute illégalité.
Son avocat plaide en faveur de l’annulation de la décision de reconduite. Face à lui, l’autorité préfectorale exige du tribunal le rejet de cette requête.

Sur les bancs de la salle d'audience, les proches venus soutenir l’intéressé dont son épouse de nationalité française, enceinte de bientôt 8  mois. «Situation relativement absurde», dénonce lavocat: l’intéressé est sur le point d’être père d’un enfant français. Il pourrait donc se voir délivrer de plein droit un titre de séjour.
La préfecture rappelle qu’en six ans de présence illégale sur le sol français, le clandestin en question n’a jamais effectué la moindre démarche en vue de régulariser sa situation. Ayant par ailleurs déclaré quatre fausses identités, la paternité même de l’intéressé soulève de sérieux doutes.

La vice-présidente rend son délibéré vingt minutes plus tard: la requête en annulation de l’OQTF est rejetée. Ce qu'entendant, le clandestin serre alors son épouse en pleurs dans ses bras. La salle se vide progressivement et les trois agents de la Police Aux Frontières observent par pudeur une distance d’avec le couple visiblement accablé. Peut-être touchés par le tableau, c’est sans menottes que les policiers décident de le raccompagner dans le couloir. Mal leur en prend.

Les laissant médusés, il en profite pour disparaître du tribunal dans une course endiablée.

 


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