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Source : Actu Normandie - Rédaction Normandie - 12/02/2021

Une famille géorgienne est menacée d'expulsion à Amfreville-la-mi-Voie près de Rouen. Associations, élus et habitants en appellent au préfet de Seine-Maritime. Explications.

Une famille géorgienne dont les enfants sont scolarisés à Amfreville-la-mi-Voie près de Rouen (Seine-Maritime) depuis 2018, se trouve sous le coup d’une menace d’expulsion. L’association solidarité amfrevillaise mais aussi les élus et des habitants se mobilisent et en appellent au préfet.

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Le couple débouté de sa demande d’asile

C’est par -3°C qu’une vingtaine de personnes, dont des élus, se sont réunis pour venir soutenir Elen et Arthur, atteint de problèmes neurologiques « suite à un tabassage dans son pays » selon Gérard Brichet, l’adjoint en charge des solidarités à Amfreville-la-mi-Voie.

Avec leurs deux enfants âgés de 5 et 7 ans scolarisés dans les écoles de la commune, ils sont arrivés de Géorgie en juin 2018. Après leur demande d’asile, la famille a été logée dans un appartement géré par la CADA (France Terre d’Asile). Bien entendu, comme à chaque fois, c’est une solution temporaire, ce qui rend la situation précaire pour s’intégrer dans la société. Effectivement, débouté de sa demande d’asile, le couple sans ressources doit quitter dans les jours qui viennent le logement avant une éventuelle reconduite à la frontière.

« On conteste la méthode »

L’association Solidarité Amfrevillaise dont c’est le troisième cas similaire à Amfreville-la-Mivoie, « on conteste la méthode ! Cela ne sert à rien de faire venir des gens dans notre pays avec l’espoir d’une vie meilleure pour les mettre dans des conditions inhumaines. On leur dit de prendre leurs affaires, que les serrures seront changées et qu’ils ne pourront plus revenir. Après quelques jours dans un hôtel, ils vont finir dans la rue par une température glaciale et en pleine crise sanitaire. La police peut venir dans les heures qui arrivent. Les demandeurs d’asiles ne sont pas des êtres humains comme les autres ? », lance Marie Huguet-Vericel la présidente de l’association.

Prendre en compte la trêve hivernale

Elle déplore aussi le refus de prendre en compte la trêve hivernale, alors qu’une solution de relogement se profile pour le printemps. Ainsi, les personnes présentes ont lancé un appel au Préfet pour reporter cette décision. Pour le maire Hugo Langlois, « la situation est complexe. Je comprends l’association qui fournit le logement, mais il faut prendre en compte cette famille intégrée. Cela me semble inopportun de les expulser. Il faut les maintenir dans le logement et revoir leur droit d’asile. Je vais écrire au Préfet dans ce sens ». 

L’ Association Solidarité Amfrevillaise a appelé à soutenir la famille géorgienne, menacée d’expulsion.

 

 


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