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Libération | 16/10/2012

 

La salle d’audience numéro 3 du tribunal de grande instance (TGI) de Toulouse était vide, hier après-midi. Mais le juge des libertés et de la détention Pauvert a jugé bon de tenir audience dans son bureau du troisième étage. Dont la porte est restée à huis entrebâillé. Après négociations avec ledit juge, l’avocate Flor Tercero est revenue expliquer aux 38 personnes attendant dans le couloir que seules six d’entre elles pourraient assister à l’audience. Où il s’agissait de juger de la prolongation de la rétention administrative d’un jeune Russe, débouté de sa demande d’asile politique et retenu derrière les barbelés du centre de Cornebarrieu.

 

Le préfet voudrait qu’il y reste vingt jours de plus. Son représentant a trouvé place dans le bureau. L’avocate aussi. Et un interprète. Mais les ingénieur à la retraite, proviseur honoraire et autre chercheur au CNRS venus suivre les débats n’auront eu que le droit d’attester par écrit de l’impossibilité qui leur en a été faite. Lesquelles attestations seront transmises au président du TGI et à celui de la cour d’appel.

 

Le coup était en fait préparé, les formulaires prêts à être signés et les personnes mobilisées par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la Cimade, sachant que, depuis deux ans, ces audiences se tiennent systématiquement dans les bureaux des juges.«La justice est supposée être rendue en public, tonne Rémy Cochard, de la LDH. Nous voulions faire la démonstration que la pratique est tout autre, notamment pour les étrangers.» Une lettre de la LDH et de la Cimade sera remise au président du TGI. Dans son bureau, le juge Pauvert a rejeté la demande de l’avocate de se transporter dans une salle plus grande. Son bureau serait bien assez grand pour le cercle des proches. La LDH et la Cimade voulaient que, cette fois, la publicité des débats qui ont conduit, en une demi-heure, à maintenir le Russe en rétention ne s’arrête pas au troisième étage du palais de justice.

 

Gilbert Laval                 

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