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Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : Lyon Capitale - Guillaume Lamy - 02/11/2021

Jean-Christophe Dumont est responsable de la division des migrations internationales à l'OCDE. Il est l'invité de "6 minutes chrono". Il revient pour Lyon Capitale sur l'impact fiscal de l'immigration.

Invité des Journées de l'économie de Lyon (3-5 novembre) - dont Lyon Capitale est partenaire media -, Jean-Christophe Dumont anime la conférence "L'urgence d'une nouvelle politique migratoire".
 
L'immigration en France repose sur trois piliers : le droit d'asile, le regroupement familial et l'immigration de travail."L'immigration en France est dominée par l'immigration familiale pour environ 90 000 entrées en France. A égalité, on a environ 80 000 entrées de ressortissants européens qui viennent s'installer durablement en France chaque année et ensuite 40 000, un peu moins réfugiés qui obtiennent le statut, et presque le même nombre, ça a beaucoup augmenté ces dernières années,  39 000 immigrants au titre du travail. Donc donc on a une politique migratoire dominée par l'immigration familiale mais qui a toutes ces composantes."

 

"Si on prend toutes les dépenses ensemble, on obtient une contribution négative (de l'immigration), mais elle est aussi négative pour les natifs, puisque ça fait des années que la France a un déficit budgétaire. "
Jean-Christophe Dumont est responsable de la division des migrations internationales à l'OCDE

La grande question est celle du coût de l'immigration. Que coûte-t-elle à l'Etat et que rapporte-t-elle ?Il faut considérer la question en tenant compte, à la fois, de la contribution qu’apportent les immigrés à l’économie et à la fiscalité française mais également à ce qu’ils reçoivent en prestations en en services publics. "Ce qu'on montre, en général, c'est que les immigrés contribuent plus en contributions sociales et en impôts qu'ils ne reçoivent en bénéfices individuels. C'est vrai dans tous les pays de l'OCDE, y compris en France. Même quand on tient compte finalement des autres dépenses, éducation, santé, un certain nombre de biens publics qui peuvent être alloués au pro rata de de ce que la population immigrée représente dans la population française, c'est-à-dire environ 10 % si on retient la définition au sens d'immigré de l'Insee, finalement on observe que les immigrés contribuent au financement des biens publics purs c'est-à-dire au service de la dette et aux dépenses militaires. Si on prend toutes les dépenses ensemble, on obtient une contribution négative mais elle est aussi négative pour les natifs puisque ça fait des années que la France a un déficit budgétaire. "

Dans son dernier rapport "Perspectives des migrations internationales 2021", que Lyon Capitale s'est procuré, l'OCDE fait un zoom sur la France. Il s'agit des dernières données chiffrées sur l'immigration.

Chiffres clés de l'immigration et de l'émigration en France
(source : OCDE)

En 2019, la France a accueilli 291 000 nouveaux immigrés pour un séjour de longue durée ou à titre permanent (changements de statut et libre circulation compris), soit 3,5 % de plus qu’en 2018.

Ce chiffre comprend 27 % d’immigrés admis au titre de la libre circulation, 17,7 % de travailleurs immigrés, 35 % de membres de famille (y compris les accompagnants) et 11,5 % d’immigrés admis pour des raisons humanitaires. Environ 87 000 permis ont été délivrés à des étudiants du supérieur en mobilité internationale et 29 000 à des travailleurs immigrés, temporaires ou saisonniers (hors migrations entre pays de l’UE). Par ailleurs, 450 000 détachements de travailleurs originaires de l’UE ont été enregistrés en 2019, soit une augmentation de 72 % par rapport à 2018. Ces travailleurs détachés sont en général titulaires de contrats de courte durée.

Le Maroc, l’Algérie, et la Tunisie comptaient parmi les trois premières nationalités des nouveaux arrivants en 2019. Parmi les 15 premiers pays d’origine, le Maroc a enregistré la plus forte hausse (+1 700) et l’Espagne la plus forte baisse (-2 300) en termes de flux d’entrées en France par rapport à l’année précédente.

"Moins de 60 % des immigrés sont employés en France"
Jean-Christophe Dumont est responsable de la division des migrations internationales à l'OCDE

Jean-Christophe Dumont ajoute à Lyon Capitale que ce qui caractérise la France par une insertion dans l'emploi relativement faible : "moins de 60 % des immigrés sont employés en France, cela représente 7 points de pourcentage en moins que les natifs."

En 2020, les autorités françaises ont lancé le projet pilote "1 000 validations des compétences professionnelles pour l’emploi des primo-arrivants". Grâce à ce programme, les immigrés qui ne possèdent pas de justificatifs de l’expérience acquise peuvent être parrainés par l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) après évaluation approfondie de leurs compétences.

 

 

 

 


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