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Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : la dépêche - Gilles-R. Souillés - 28/07/2022

La préfecture veut expulser les familles du squat historique de la rue Roquelaine,le 1er septembre. Mais des riverains les défendent et demandent des solutions à l'Etat, comme la justice l'avait exigé.

Le couperet est tombé ! La préfecture de la Haute-Garonne expulsera les 13 habitants, dont 5 enfants, qui vivent dans les anciens locaux du ministère des Finances,au 36 rue Roquelaine, le 1er septembre. Une décision qui a du mal à passer chez les militants du droit au logement (DAL 31), mais aussi pour l’Association du quartier Chalets-Roquelaine ; « Nous avons appris avec beaucoup de peine l’avis d’expulsion de nos voisins, explique-t-elle. Ces cinq familles et leurs enfants scolarisés dans les établissements de notre quartier occupent ces lieux désaffectés appartenant à l’Etat depuis janvier 2020 afin d’obtenir un logement décent. Elles bénéficient toutes du DALO, Droit au logement opposable, prévu par la loi pour les personnes dans leur situation, qui fait obligation à l’Etat de leur trouver un logement ». L’association de quartier rappelle que par deux fois, l’Etat a demandé à la justice leur expulsion. Et que par deux fois, l’Etat a été débouté parce qu’il n’avait pas respecté ses obligations légales en matière, notamment du d’application du DALO.

« Les juges ont demandé à l’Etat de trouver une solution »

« Les juges avaient donné un délai à l’Etat pour trouver une solution conforme à la loi, délai qui n’a pas été utilisé », regrette les membres de l’association, qui ont proposé que la ville de Toulouse rachète à l’Etat cette parcelle du 36, Rue Roquelaine. Dans l’idée d’y construire une crèche et des logements sociaux, dont le quartier a fortement besoin. « Seulement 2 % de logements sociaux sont répertoriés dans notre quartier, d’après les chiffres de la mairie, souligne l’association, en rappelant que dans une lettre en date du 23 décembre 2020, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, avait fait part de son accord pour ce projet. « Nous l’avons rencontré le 24 juin dernier pour faire le point et il nous a alors annoncé la réalisation de l’achat à l’Etat ainsi que le relogement des familles occupantes. Nous demandons, donc, au préfet de la Haute-Garonne d’utiliser les semaines qui restent jusqu’au 1er septembre pour procéder au relogement pérenne de ces familles. Un hébergement provisoire dans un hôtel ne résoudra rien. Nous demandons également à nos élus municipaux, départementaux et à notre député d’appuyer cette démarche ».
Le DAL, de son côté, ne décolère pas. « La Préfecture de Toulouse se moque de la loi et pire encore elle se moque de sa propre justice car plusieurs fois condamnée à héberger ces personnes », souligne le collectif, en évoquant « 2 ans et 7 mois de lutte, chargés en émotions et ponctués de très beaux moments de mobilisation et de soutien ». Désormais, le temps est compté.

 


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