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Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : libération - Inès Gacemi - 17/01/2023

Après trois ans de Covid-19, pendant lesquels les retours ont été contrariés par les mesures sanitaires, les chiffres ont enregistré une petite hausse.

Décriée par la droite depuis des années, l’aide au retour volontaire a bénéficié à 4 979 étrangers en 2022. Cela représente une légère hausse par rapport à 2021 mais ces chiffres restent largement en dessous de ceux enregistrés avant le Covid (8 781 en 2019 et 10 678 en 2018). Pendant la pandémie, les mesures sanitaires de confinement ont mis les trafics aérien, ferroviaire et maritime quasiment à l’arrêt, empêchant tout déplacement et donc tout retour. Des problèmes diplomatiques s’étaient aussi greffés aux mesures sanitaires, notamment avec les pays du Maghreb qui refusaient d’accueillir leurs ressortissants de retour.

Cette aide est versée depuis 2015 par l‘Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). Elle permet à toute personne d’origine étrangère en fin de droits de pouvoir retourner dans son pays d’origine avec un petit pécule. L’Ofii prend en charge tous les frais de voyage puis, une allocation est versée pour faire face aux premières dépenses sur place. Cette aide se situe entre 300 euros à 650 euros par personne en fonction des situations.

«C’est un bon investissement, a défendu lundi Didier Leschi, directeur général de l’Ofii au micro de France Info. A la fois pour la France au niveau du départ et c’est un bon investissement car cela peut faire du micro-développement dans les pays d’arrivée. Je crois que ça fait partie d’une bonne politique que de faire en sorte que les personnes qui n’ont plus le droit au séjour puissent repartir et qu’elles puissent repartir dans des bonnes conditions pour ne pas être tentées justement de revenir».

Peu connue par ceux qui pourraient en bénéficier, cette aide provoque des remous politiques depuis plusieurs années, beaucoup de politiciens de droite et d’extrême droite s’insurgeant de ce qu’ils présentent comme une prime versée aux étrangers. Qui pourrait selon eux provoquer un appel d’air et provoquer une immigration illégale massive. C’est exactement le contraire, défend le DG de l’Ofii : «c’est une aide à la réinsertion, c’est-à-dire élaborer avec ces personnes un projet d’insertion économique dans leur pays, pour qu’ils vivent correctement là où ils sont, pour éviter justement la tentation du retour». Ce projet d’insertion peut être financé à hauteur de plusieurs milliers d’euros par l’Ofii pour tout eux qui veulent suivre une formation ou bien monter un commerce.

«Je ne vois pas pourquoi les personnes reviendraient plus avec le retour volontaire qu’avec le retour contraint», a-t-il ajouté. Pour lui, ce dispositif «coûte beaucoup moins cher pour le retour volontaire, avec une efficacité qui est presque comparable en termes de chiffres».

Née dans les années 70 avant de tomber dans l’oubli, cette aide a été remise au goût du jour en 2005 quand Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, lance le plan expérimental d’«aide au retour volontaire» (ARV) : 2 000 euros par adultes, 3 500 euros pour un couple, 1 000 euros par enfants jusqu’au troisième et 500 euros ensuite. Cette aide est accompagnée de l’«aide au retour humanitaire» (ARH) pour tous les ressortissants européens et ceux qui n’ont pas eu accès à l’ARV. En 2012, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuels Valls, décide revoir ces montants à la baisse pour se concentrer uniquement sur l’aide à la réinsertion. En 2013, l’ARV et l’ARH fusionnent pour finalement devenir «l’aide au retour».

 


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