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SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018
VENTE D'AFFICHES DANS LE HALL DU CINÉMA UTOPIA DE TOURNEFEUILLE

Le cinéma Utopia de Tournefeuille permet cette année à notre association, le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, de récupérer le bénéfice de la vente des affiches des films.
La vente se fera au cinéma Utopia de Tournefeuille le samedi 15 décembre de 16h à 22h et le dimanche 16 décembre de 12h à 20h.

Pour plus d'informations et voir les affiches qui seront mises en vente allez   ici

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Source : La Dépêche - B. dv. - 20/03/2017

Sous le titre «Les principes républicains bafoués par la préfecture de Toulouse, une maltraitance institutionalisée», la Ligue des droits de l'homme rendra public ce mardi un rapport accablant sur l'accueil des étrangers en préfecture.

 

En décembre 2015, la préfecture de la Haute-Garonne a obtenu la labellisation «Qualipref 2.0» pour la qualité de ses «Relations générales avec les usagers». Mardi, en préfecture, la ligue des droits de l'homme va présenter un rapport citoyen. Il met lourdement en cause la certification délivrée par l'Afnor en ce qui concerne l'accueil des étrangers. Ce document d'une soixantaine de pages pointe les nombreux dysfonctionnements qui transforment en parcours du combattant les démarches engagées par les étrangers sans papiers.

La première observation porte sur le nombre jugé exorbitant des étrangers convoqués en préfecture. «Pour 344 individus, la première demande de titre de séjour date en moyenne de presque 9 ans. La moitié des premiers dossiers ont été déposés depuis moins de 6 ans, et un quart depuis plus de 12 ans.» L'attente imposée chaque matin aux étrangers à la porte de la préfecture est donc jugée inutile puisqu'elle porte sur des personnes ayant déjà un titre de séjour «dont le renouvellement pourrait facilement être systématisé, y compris par Internet.» Pour la LDH qui dénonce des pratiques «postcoloniales» imposées «à des gens dont 75 % sont originaires des anciennes colonies françaises, cette queue n'est pas liée à un afflux récent de demandeurs d'asile : les ex-calaisiens n'en font pas partie et seulement quatre réfugiés syriens ont été identifiés lors de l'enquête.

Le rapport dénonce également une multiplication des procédures administratives «inutiles voir abusives» telles que la demande de pièces non prévues par la procédure à l'instar des certificats médicaux qui ne devraient normalement être présentés qu'à un médecin, ou l'exigence de la présence physique de certaines personnes, parfois malades, dont une simple attestation suffit normalement à attester l'identité.

À la préfecture, les étrangers sont contraints d'effectuer leurs démarches «sans le moindre traducteur et dans une absence absolue de confort et de confidentialité à des guichets». Mais c'est l'aspect aléatoire des réponses aux demandes formulées - variables selon la personnalité des fonctionnaires présents derrière les guichets- qui, selon la LDH est le plus emblématique «de la maltraitance institutionnalisée» des étrangers en préfecture. Pour tenter de mettre un terme «aux abus de droit constatés», la LDH va saisir le défenseur des droits et interpeller l'Afnor pour obtenir la suspension du label Qualipref 2.0 «jusqu'à une mise en conformité» entre les principes énoncés et les pratiques effectives.


Des militants et universitaires

De janvier à juin 2016, entre 7 heures et 15 heures, une quarantaine de membres de la Ligue des droits de l'homme et d'associations partenaires engagés dans le projet d'observatoire de l'accueil des étrangers à la préfecture de Toulouse ont administré 475 questionnaires à des étrangers qui attendaient devant les portes et les guichets de la préfecture. Ces questionnaires ont été complétés par une trentaine d'entretiens avec des professionnels du droit des étrangers. Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie à l'université Jean-Jaurès a assuré la responsabilité scientifique de l'enquête. Frédéric Rodriguez, professeur agrégé de mathématiques et enseignant de statistique au département de sociologie du Mirail a réalisé le traitement statistique des données. À l'issue de ce travail, les membres de l'observatoire vont saisir le défenseur des droits de l'homme, demander la suspension du label Qualipref 2.0. Ils demandent également une révision en profondeur du «comité local des usagers» qui pour le moment ne compte qu'un seul usager pour onze fonctionnaires préfectoraux et ne se réunit qu'une fois par an.

B. dv.

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Formation CESEDA

Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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