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Source : ActuToulouse - Nicolas Drusian - 22/2/2018

« Pour les étranger-es, une autre politique ». Tel est le slogan que portent derrière eux plus d’une vingtaine d’associations, syndicats et collectifs de Toulouse et de la Haute-Garonne.

Haro sur le projet de loi de Gérard Collomb

Emboîtant le pas à une centaine de villes en France, ce regroupement a officialisé le lancement des états généraux des migrations sur le territoire. Après une conférence de presse, les associations se sont réunies devant la préfecture, mercredi 21 février 2018. Leur objectif : dénoncer la politique menée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui présentait, au même moment, son projet de loi visant à durcir les conditions d’accueil des migrants.

Le mouvement est lancé depuis le 21 novembre 2017. Partout en France, 470 organisations ont répondu à l’appel, et espèrent incarner « un nouveau rapport de force ».

Pour un retrait pur et dur du projet de loi

Pierre Grenier, délégué régional de la Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués), déplore les récentes décisions politiques prises par le gouvernement :

Nous sommes dans la pure tradition des lois liberticides de ces dernières décennies, en ce qui concerne l’immigration et les réfugiés.

Les états généraux des migrations n’entendent pas négocier ce projet de loi, ils comptent bien œuvrer pour « son retrait pur et dur ».

Les nombreuses mesures de ce projet de loi interpellent les organisations. Notamment celle qui indique le passage obligatoire, pour un immigré, par des points de contrôle frontaliers, sous peine d’une amende ou de l’emprisonnement, mais encore la possibilité qu’il soit prononcé une interdiction de retour sur le territoire. Pierre Grenier explique alors :

Les gens vont encore plus hésiter pour demander un titre de séjour, de peur d’être banni à vie.

« On trie les poubelles, pas les êtres humains »

Pour Francis Rodriguez, de la CGT Immigration, ce projet de loi est « un recul sans précédant » :

On tri les poubelles, pas les être humains. Le droit à l’immigration est un droit fondamental.

Toutes les associations, organisations et syndicats, s’accordent à dire qu’il serait préférable d’opter pour une régularisation massive des migrants, au lieu de « s’enfoncer dans une logique de contrôle et de tri » qui n’est « pas en phase avec la réalité de la situation ». 

Le délégué régional de la Cimade, Pierre Grenier, dénonce encore :

On a tendance à entendre des discours qui visent à nous faire croire que l’opinion publique n’est pas prête. Mais il faut aussi se rendre compte des mouvements de solidarité qui existent sur tout le territoire.

Une session nationale prévue les 26 et 27 mai

La réduction du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui passe de 30 jours à 15 jours, l’allongement de la durée maximale en Centre de rétention administrative (CRA) qui monterait jusqu’à 135 jours, la pénalisation de l’entrée sur le territoire français sans passer par les points de passages autorisés, les démarches de bannissement grandement accentuées…

Autant de raisons pour les états généraux des migrations, qui tiendront leur première session nationale les samedi 26 et dimanche 27 mai 2018, afin de « fédérer les voix de l’ensemble du territoire ».


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Le Cercle des voisins a proposé deux sessions de formation sur la nouvelle loi CESEDA animées par Maître Benjamin Francos (ADE) les samedi 19 novembre et 10 décembre 2016.
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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